IMITATION. — A VICTOIRE
Tu vas régner eu souveraine ; L'époux ne sera rien chez toi.
Victoire, tu seras la roi, Et ton mari sera le reine.
aoe
De Galla. — iAb. x, b p . 75.
Millia viginti quondam me Galla poposcit ;
Et, fateor, magni non erat illa nimis.
Annus abit : bis quina dabis sestertia , dixit :
Poscere plus visa est, quam prius, illa miki. Jam duo poscenti post sextum millia mensem ,
Mille dabatn nummos : noluit acciperc.
Transi erantbinae forsan, trinaeve Kalendse,
Aureolos ultro quatuor ipsa petit; Non dedimus : centum jussit me mittere nùminos ;
Sed visa est nobis haec quoque summa gravis.
Sportula nos junxit quadrantibus arida centum :
Hanc voluit : puero diximus esse datam.
Inferius numquid potuit descendere? fecit.
Dat gratis , ultro dat mihi Galla : nego*
Deyia.
Pour prix de ses faveurs, j'ai vu Galla, jadis, Vouloir mille écus d'or : c'était <son dernier prix; Et ce n'était pas trop, il faut que j'en convienne ;
Pourtant, l'année était passée, à peine, Pour cinq cents on pouvait l'avoir :
C'était tout ce qu'alors elle pouvait valoir. S' étant, six mois après, mise à deux cent cinquante, La somme paraissait encore exorbitante.
Alors, j'offris cinquante : elle me refusa.
Une kalende après, son prix encor baissa.
Pour dix écus, un jour, elle frappe à ma porte :
Mais je trouvai la somme un peu trop forte.
Enfin, j'ai vu tant de charmes réduits
A se donner pour un panier de fruits !
Au plus bas, à présent, réduisant sa demande, A chaque nouvelle kalende , Sa valeur diminue un peu.
— Plus bas se peut-il donc qu'encore elle descende t
— Oui, sans doute, cela se peut :
Elle s'offre pour rien, et personne n'en veut.
Ad Gallom. — Ltb. x, sp. 82.
Si quid nostra tuis adicit vexatio rébus ,
Mane, vel a média nocte togatus ero :
Stridentesque feram flatus Aquilonis iniqui ,
Et patiar nimbos, excipiamque nives.
Sed si non fias quadrante beatior uno,
Per gemitus nostros, ingenuasque cru ces, Parce, precor, lasso, vanosque remitte la bores,
Qui tibi non prosunt, et mihi, Galle, nocent.
De Afro , ad foditianum. - ub. x, e v . 84.
M ira ris, quare dormitum non eat Afer?
Accumbat cura qua, Cœditiane, vides.
Ad Avilum. - iÀb. x, Bp. 96.
Saepe loquar nimium gentes quod, Avite, remotas,
Miraris, Latia factus in urbe senex, Auriferumque Tagum sitiam , palriumque Salonem ,
À Gallos. — Il se plaint de son emploi bavait-coureur.
Gai lus, as-tu jamais besoin de mon appui?
Tu me trouveras prêt et le jour et la nuit ; Et tu verras alors comment pour toi j'endure L'Aquilon si piquant, la neige et la froidure; Mais si tous mestourmentsétaient pour toi sans fruits, Prends pitié de ma peine et de ma lassitude; Et daigne m'épargner un travail aussi rude, Pour toi sans bénéBoe et pour moi plein d'ennuis;
A Céditianos , d'Àfer el de sa femme difforme.
Tu t'étonnes qu'A fer n'aille pas se coucher? Regarde ce qu'au lit il lui faudrait toucher!
A Avitus. — Les campagnes de Rame et celles d'Espagne.
Eh quoi ! cher Avitus, tu t'étonnes encor Que dans Rome vieilli, je parle avec transport De nos pays lointains, de Salon, ma patrie :
Que j'aie soif du Tage, aux flots jaunis par l'or ,
Et répéta m satura sordida rura casae.
Il la placet tellus, in qua res parva beatuai
Me facit, et tenues luxuriantur opes.
Pascitur hic, ibi pascit ager : tepet igné rnaligno
Hic focus, ingenti lumine lucet ibi.
Hic pretiosa famés , conturbatorque macellus ,
Mensa ibi divitiis ruris operta sui.
Quatuor hic œstate togae , pluresve terantur,
Autumnis ibi me quatuor una tegit.
I, cole nunc reges : quidquid non praestat amicus ,
Quum praestare tibi possit, À vite, locus.
fe Numa. - Lit. x, Ep. 97.
Dum le vis arsura slruiturLibitina papyro, Dum myrrham, et casiam flebilis uxor émit;
Et brûle de revoir ma campagne chérie !
Que j'aime ce pays où Ton vit de si peu!
Où mon modeste avoir passe pour l'opulence, Oùnos champs sans engrais nous donnent l'abondance ! I ci le foyer fume et couve un faible feu Dont la pâle lueur n'échauffe ni n'éclaire :
L'âtre brille chez nous d'une vive lumière, Et fait sentir au loin ses feux toujours ardents. Ici la faim est chère, et toutes les denrées D'un marché ruineux ne valent pas les fruits Que sans travail on voit sans cesse reproduits Par le sol si fécond de ces riches contrées, Où la table offre au goût tous les trésors des champs. Pour vivre dans le monde, esclave de la mode, Une ou deux fois par mois changeant de vêtements, Ici, je dois fléchir sous son joug incommode; Tandis qu'un seul habit chez nous mesert quatre ans! Allez donc encenser les rois et les puissants, Lorsque le petit champ légué par votre père Fait plus que cent patrons pour vous ne pourraient faire.
-*Qt>-
De Huma.
Numa mourait : déjà, déesse sans entrailles, Libitine était là, veillant aux funérailles, Pour activer la flamme, au sommet du bûcher
Jam scrobe, jam lecto , jam pollinctore parato Hœredem scripsit me Numa . convahiit.
In connniscenlem yersus operi suo. - lu», x, sp. 100.
Quid, stulte, nostris versibus tiios misées?
Cum litigante quid tibi, miser, libro?
Quid congregare cum leonibus vulpes, Aquilisque simites facere noctuas quaeris ?
Habeas iicebit alterum pedem Ladse* Inepte, frustra crure ligneo curres.
Ad mtroieipes sons Bilbilitaoos. - lo>. x. e p . îaa.
Municipes, Augusta mihi quos Bilbilis acri Monte créât, rapidis quemSalo cingitaquis ;
Elle entassait déjà la paille et le papier.
L'épouse désolée avait, longtemps d'avance, Acheté les parfums et la plus douce essence.
Près du lit, attentifs, les porteurs étaient prêts ; Et rien ne manquait plus aux funèbres apprêts. Mais, en mourant, Numa veut faire un acte sage; Il appelle un notaire , et par son testament De ses biens m' ayant fait héritier sans partage, Il a, le croirait-on?... guéri subitement!
A quelqu'un qui mêlait ses vers aux siens.
Mêler mes vers avec les tiens !
C'est insensé, je le soutiens.
C'est lier les renards et les lions ensemble, Et vouloir qu'au hibou le fier aiglon ressemble.
À mes concitoyens de Bilbilis.
O champs de ma patrie, et toi, montagne ardue Dont la cime s'élance et se perd dans la nue :
Ecquid laeta ju vat vestri vos gloria vatis ?
Nam decus et nomen , famaque vestra su mus.
Nec sua plus débet tenui Verona Catullo,
Meque velit dici non minus itla suum.
Quatuor accessit trigesima messibus aestas,
Ut sine me Cereri rustica liba datis.
Mœnia dum colimus dominas pulcherrima Romae,
Mutavere meas Itala régna comas, fcxcipitis reducem placida si mente, venimus:
Aspera si geritis corda, redire licet.
Ad libroin. - la. x, Ep. 104.
I nostro cornes, i libelle, Flacco Longum per mare, sed faventis undae, Et cursufacili, tuisque ventis Hispanae pete Tarraconis arces.
Illinc te rota tollet, et citatus Altam Bilbilin, et tuum Salonem Quinto forsitau essedo videbis.
Quid mandem tibi, qnaeris? ut sodales
Berceau de mon enfance, auguste Bilbilis,
Que le Salon rapide embrasse en ses replis,
Vous êtes fiers de moi, du moins, je dois le croire,
Puisque mon nom fait seul votre nom, votre gloire.
Catulle de Vérone a fait tout le renom;
Et Vérone à ce nom voudrait joindre mon nom.
Paisible citoyen de Rome la superbe,
Sans porter à Cérès l'offrande d'une gerbe,
Sans l'honorer ici de mes libations,
J'ai vu mûrir au loin trente-quatre moissons.
Enfin, j'apporte ici le reste de ma vie
Et ces cheveux blanchis sous, le ciel d'Italie;
Mais si le froid dédain m'accueille à mon retour,
Rome encore ouvrira son sein à mon amour.
A sod livre.
Mon livre, avec Flaccus, lu pars donc pour l'Espagne! Veuillent les dieux qu'un vent favorable toujours
Vers Tarragone et ses superbes tours , Et vous pousse et vous accompagne !
Un char rapide, alors, non sans plus d'un cahot,
Laissant au loin la mer et son rivage,
Après cinq jours d'un pénible voyage, A vos yeux offrira Salone et Bilbao (")•
En arrivant ton premier soin doit être
Paucos, sed veteres, etantebrumas Triginta mihi quatuorque visos Ipsa protinus a via salutes, Et nostrum adrnoneassubinde Flaccum, Jucundos mihi nec laboriosos Secessus pretio paret salubri, Quipigrum faciant tuum parentem.
Hœc sunt : jam tumidus vocat magi&ter, Castigatque moras ; et aura portum Laxavit melior : vale, libelle ; Navem , scis puto, non moratur unus.
-Q-QO-
De suis libcllis. — Lib. xi t e v . 3.
Non urbana mea tantum Pimpleide gaudent Otia, nec vacuis auribus ista damus ;
Sed meus in Geticis ad Martia signa pruinis À rigido teritur centurione liber.
Dicitur et nostros cantare Britannia versus.
Quidprodest? nescit sacculus ista meus.
At quam victuras poteramus pangere char tas,
D'aller porter mes compliments A quelques vieux amis, trop peu nombreux, peut-être,
Qui ne m'ont vu depuis un si long temps , Que, sans doute, ils auraient peine à me reconnaître. Après avoir rempli ce devoir si pieux, Va voir Flaccus : dis-lui que je lui recommande
De irf acheter, quelque prix qu'on demande, Une aimable retraite, en quelque site heureux, Où je puisse me plaire, et vivre en paresseux. Pars donc ; c'est tout ce que je te commande. Mais un vent favorable enfin ouvre le port :
Le capitaine jure et l'on t'appelle à bord ( M ). Adieu, mon livre, adieu; tu vois, la brise est bonne, Et tu sais qu'un vaisseau n'attend jamais personne.
De ses oinrrages qu'on lit partout , mais sans profit pour lui.
Des Romains, je le sais, je charme les loisirs, Et les peuples lointains partagent ces plaisirs ; Oui, je sais que l'armée avec tous ses bagages Transporte mes écrits jusqu'au septentrion ; Et pour comble de gloire, on a vu mes ouvrages Chez les Gêtes traduits par un centurion.
Mais avec mon renom à quoi puis-je prétendre? Qu'importe que mes vers par les Bretons soient lus, Si ma bourse ne pèse une obole de plus?
Quantaque Pieria prœlia flare tuba ; Quum pia reddiderint Augustum luiinina terris, EtMaecenatem si inihi Roma daret!
De libro suo. - ui. xi, e p . 15.
Sunt chartoe mihi, quas Catonis uxor,
Et quas borribiles legant Sabinae.
Hic totus volo rideathbellus ,
Et sit nequior omnibus libellis ;
Qui vino madeat, jiec erubescat
Pingui sordidusesse Cosmiano.
Ludat cum pueris, amet puellas ;
Nec per circuitus loquatur illam,
Ex qua nascimur, omnium parentem,
Quam sanctus Numa mentulam vocabat.
Versus hos tanien esse tu mémento
Saturnalicios, Apollinaris.
Mores non habethic meoslibellus.
Mais quels accents guerriers ma voix ferait entendre, Et quels sons belliqueux mon clairon saurait rendre Si, pour notre bonheur, dans leur bonté les dieux Rendaient Auguste et Mécène à nos vœux !
àqx lecteurs sévères.
La femme de Caton, les Sabines sauvages, Pourraient lire, je crois, certains de mes ouvrages ; Mais quant à celui-ci, loin qu'il soit innocent, Je veux qu'il soit pervers, impudique et méchant; Qu'il respire l'orgie, insulte à la décence, Et s'imbibe, ruisselle et dégoutte d'essence; Qu'aux filles, qu'aux garçons il ne parle qu'amour, Et qu'à Numa semblable, il nomme sans détour Le saint objet auquel nous devons l'existence (") ; 11 faut pourtant, ami, te rappeler, je pense, Que je parle suivant l'occasion, le jour; Que ces écrits sont faits pour une saturnale ; Et que je ne suis pas professeur de morale.
Ad ledores. — m. xi, jïp. ie.
Qui gravis es nimium, potes hinc jam, lector, abire
Quo libet : urbanse scripsiraus ista togae.
Nam mea Lampsacio lascivit pagina ver su ;
Et Tartessiaca concrepat aéra manu. - O quoties rigida pulsabis pallia vena,
Sis gravior Curio, Fabricioque licet !
Tu quoque nequitias nostri lususque libelli
Uda puella leges, sis Patavina licet.
Erubuit> posuitque meum Lucretia librum ;
Sed coram Bruto : Brute, recède, leget.
BloigWHoas , graves leclears.
Loin d'ici, trop grave lecteur : t
Dans mes vers Lampsaque respire ;
Ainsi, si vous voulez me lire,
Déposez là votre pudeur.
Faites place aux espagnolettes,
Au tambour basque, aux castagnettes ( M ) ;
Mais si surmontant votre peur,
Vous cédez au tendre délire
Qu'amour lui-même vous inspire,
Fussiez-vous Caton le censeur,
Curius ou même Fabrice,
Oh! combien battra votre cœur!
La fille pleine de malice,
Lascive, me lit saus terreur;
Et fût-elle née à Padoue (*)
D'aise elle sent rougir sa joue.
Brutus entre : Lucrèce a soin
De jeter le livre bien loin :
Sort-il? soyez certain, d'avance,
Que la lecture recommence.
-*Vo-
Ad Sabiiua. - lo>. xi, e p . 17.
Non orçinis nostri nocturna est pagina libri ; Invenies et quod mane, Sabine, legas.
h Nestoran. — iAb. xi, e p . &
Nec toga, necfocusest, nectritus timice lectus,
Nec tibi de bibula sarta pal ad e teges ; Nec puer, aut senior, nulla est ancilla, nec infans,
Nec sera, nec clavis, nec canis, atque calix. Tu tamen affectas, Nestor, dici atque videri
Pauper, et in populo quœris habere locum.
Mentiris, vanoque tibi blandiris bonore :
Non est paupertas, Nestor, habere nihil.
De Apro. — ub. xi t ej>. sa.
^Ed es émit Aper, sed quas nec noctua vellet
Sob livre. — A Sabinus.
Non, mon livre n'est pas si noir qu'on veut le dire ; Et l'on y trouve encor des pages qu'on peut lire.
h Nestor, indigent.
Tu n'as ni feu, ni lieu; ta toge est en lambeaux; Ton lit, sale grabat, sans draps et sans rideaux, Est d'un insecte vil devenu le partage; Et, pour la nuit, on dit que tu n'as même pas Une natte tressée en joncs du marécage.
De serrures, de clefs tu n'as pas l'embarras. Servantes, serviteurs, chiens, enfants de tout âge, Nestor, tu ne veux pas t'en charger davantage. D'être un homme du peuple on te voit affecter, D'être pauvre tu vas en tous lieux te vanter ; Mais tu ments quand tu dis que ce titre t'honore ; Nestor, pour toi ce titre est trop d'honneur encore.
D'Aper.
Aper achète une maison petite,
Esse suas; adeo nigra, vetusquecasa est.
Vicinos ï 11 i nitidus Maro possidet hortos.
Cœnabit belle, non habitabit Aper.
-oW«-
In Zoilnn. - m. xi b p . 37.
Zoile, quid tota gemmam pracingere libra Te juvat, et miserum perdere sardonicha ?
Annnlus iste tuis fuerat modo cruribus aptus; Non eadem digitis pondéra conveniunt.
id SeYerum. — ub. xj, e v . 57.
Miraris, docto quod carmina raitto Severo, Ad cœnam quod te, docte Severe, vocem ?
Jupiter ambrosia satur est, et nectare vivit; Nos tamen exta Jovi cruda merumque damus.
Omnia quum tibi sint dono concessa Deorum ; Si quod habes, non vis ; ergo quid accipies?
Sale, incommode et décrépite,
Dont un hibou ne voudrait pas.
Non loin loge Maron, l'homme aux brillants repas. Si la maison d'Àper n'est pas très habitable, Aper est sûr, au moins, d'une excellente table.
A Zoîle , orgoeilleu.
Des anneaux d'un énorme poids De tes deux mains chargent les doigts.
Tu portais à tes pieds des chaînes plus légères Quand tu ramais sur les galères.
A Uikxt , savant illustre.
Sévère, auteur savant d'ouvrages si divers, Crois-tu qu'on est surpris que je t'offre mes vers,
Et qu'à dîner je te convie!
Mais Jupiter, gorgé de nectar, d'ambroisie,
Accepte pourtant, sans dédain
Nos vœux, notre encens, notre vin ; Et ne repousse pas les offrandes opimes
Des entrailles de nos victimes.
le Lesbia. — lu. xi, e p . es.
Lesbia se jurât gratis ntmquam esse fututatn^ * Verum est : quum futui vult , numerare sole t.
h Yacerram. — Lib. xi, e?. es.
Et delator es, et calumniator ; Et fraudator es, et negotiator ; Et fellator es, et lanista ; miror Quare non habeas, Vacerra, mimmoi.
Mais depuis que les dieux, pour toi toujours si bons, Avec amour t'ont comblé de leurs dons, Que te donner, en suivant ces maximes, Si Ton ne peut t'offrir, hélas! Que les choses que tu n'as pas!
Aigié.
Eglé, jamais, dis-tu, Ton ne te voit pour rien. . < , ; Cest vrai ; lorsqu'on te voit, tu paies toujours biçn.
A Yacerra.
Fripon et calomniateur, Maître d'escrime, entremetteur, À tant de métiers Ton s'étonne Que tu* ne sois pas riche encor, Quand tu devrais avoir assez d'argent et d'or Pour emplir une tonne.
In Mannes. — lo>. xi, sp. en.
Nil raihi das vivus : dîcis, post fata daturum. Si non es stultus, scis, Maro, quid cupiam.
id Pœtom. — iÀb. xi, e p . 76.
Solvere, Pacte, decem tibi me sestertia cogis : Perdiderit quoniam Bucco ducenta tibi.
Ne noceant, oro, mihi non mea crimiha : tu qui Bis centena potes perdere, perde decem.
Ad Pollam. — m. xi e?. 89.
Intactas quare mittis mihi, Polla, coronas ?
A te vexa tas malo tenere rosas.
A laroB.
De ton vivant, dis-tu, tu ne me donnes rien ; Mais je dois, à ta mort, hériter de ton bien. Si tu n'es pas un sot, Maron, faut-il te dire Ce que j'attends, et ce que je désire.
A Pélus.
Parce qu'un fin matois t'enlève Quelques sacs de tes vieux écus, Pour quelques sous qui te sont dus, De toi je n'ai ni paix, ni trêve ; Et je suis contraint, aujourd'hui, À payer les péchés d'autrui.
Gesse de me poursuivre :
Lorsque tu perds tant d'or, Ne peux-tu perdre encor Un peu de cuivre !
A Polla.
O Polla, j'ai reçu le don De tes roses fraîches, fleuries ; Mais, je t'en demande pardon , Je préfère les fleurs que ton souffle a flétries.
h bilan. — lo>. xi, e p . ta.
Mentitur, qui te vitiosum, Zoile, dixit.
Non vitiosus homo es, Zoile, sed vitium.
h Africano. — ul xii, b?. 10.
Il • •
Habet Africanus millies, tamen captât.;
Fortuna multis dat nimis, satis nulli. . i i
J 'Ml I
liltil librum ad Parlbenium. - lu. xii, e v . n.
Parthenio die, Musa, tuo nostroque salutem :
Nam quis ab Àonio largius amne bibit?
Cujus Pimplaeo lyra clarior exit ab antro?
Quem plus Pierio de grege Phœbus amat?
Et si forte, sed hoc vis est sperare, vacabit,
Tradat ut ipseduci carmina nostra, roga;
A bile.
On vous croit vicieux !
C'est une erreur extrême, Zoile, vous êtes bien mieux :
Vous êtes le vice lui-même.
-OQth
Sur Africus.
A fric us a chez lui des trésors entassés ; Et cependant il court après les héritages!
La fortune toujours bizarre en ses partages, Quelquefois donne trop, jamais ne donne assez.
A Parlbénins.
Muse, va Saluer notre Parthénius,
Cet illustre mortel, favori de Phœbus,
Lui, dont la coupe puise aux sources d*Aonie,
Et dont la lyre emplit les antres de Pimplie.
Ah! s'il pouvait avoir, j'ai peine à l'espérer,
Un instant de loisir qu'il pût me consacrer ,
Dis-lui qu'il veuille, au nom d'un confrère qui l'aimei