‹ Les éṕavesChapitre 39 sur 41 · IMITATION · texte numérisé non relu

IMITATION

Avoir un tendre amant n'est rien pour vous, Elise : Vous voulez qu'on le sache, et surtout qu'on le dise.

De Callislrato el ifro. - m. xiï, e ? . 4«.

Barbatus rigido nupsit Callistratus Afro,

Hac qua lege viro mibere virgo solet. : « .< 1

Praeluxère faces, velarunt (lammea vullus : • I

Nec tua defuerunt verba, Thalasse, tibi.

Dos etiam dicta est: nondum tibi, Roma, videtur

Hocsatis? exspectas numquid ut et pariât?

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Âd Classieum. — lu. xii e$. 46.

Vendunt carmina Gai lus, et Lu perçu s, Sanos , Classice , mine nega poetas.

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In habentem varios mores. — ub xn, ej>. ai.

Difficilis, facilis, jucundus, acerbus es idem : Nec tecum possuni vivere, nec sine te.

Sor Callistrate et ifer.

Comme on voit un garçon épouser une fille, De même, au dur Afer, Callistrate s'unit ("). Les flambeaux de l'hymen éclairaient cette nuit.

Rien n'y manquait : les amis, la famille;

Par vingt témoins le contrat est signé,

Et pour la dot un fonds est assigné.

Le voile Vmptial brille, couleur de flamme, £t cent joyeuses voix chantent Pépithalame

Devant le peuple résigné.

N'en est-ce pas assez? Pour t'étonner, ô Rome, Voudrais-tu donc encor voir accoucher cet homme ?

A Classions.

Classicus , quand Gai lus trouve à vendre ses vers , Diras-tu qu'un poète a l'esprit de travers?

Contre un homme d'humeur inégale

Complaisant, tracassier, bon et méchant pour moi, Je ne peux vivre avec toi, ni sans toi.

In lautura iuifelire». - lu. xii, e v . 48.

Boletos et aprum si tanquam viiia ponis,

Et non esse putas haec mea vota : volo.

Si fortunatum fieri me c redis, et hœres

Vis scribi, propter quinque Lucrina : vale.

tauta tamen cœna est ; fateor, laulissima ; sed cras

Ni) erit, immo hodie, protinus immo nihil ; Quod sciât infelix damnatae spongia virgae,

Vel quicumque canis, jnnctaque testa viae :

Mulloruin, leporumque, et suminis exitu&hic est y

Sulfureusque color, carnificesque pedes.

Non Albana mihisit commissatio tanti:

Nec Capîtolinae, pontificumque dapes.

Imputet ipse Deus nectar mihi, fiet acetum,

Et Vaticani perfida vappa cadi.

Convivas alios caenarum quaere magister,

Quos capiant mensae régna superba tuae.

Me meus ad subitas invitet amicus ofellas ;

Hase mihi, quam possum reddere, cœna placet.

Contre un umtalenr faslocin.

Dans un repas splendide et délicat, surtout, Pourquoi, dis-moi, te lamenter, te plaindre?

Et pourquoi donc sembjes-tu craindre Que je ne trouve rien qui contente mon goût?

Eh! quoi donc, entre nous, ami, pournerieti feindre, Voudrais-tu par hasard, me croyant opulent.

Avoir, comme héritier, place en mon testament! Sî c'est ton but, bonsoir; tu le diras toi-même, Ce serait payer cher tes huîtres de Lucrin.

On ne peut, j'en conviens, voir un plus beau festin : Ta table est délicate et brillante à l'extrême ; Mais que restera-Nil de tout cela demain ?

De dogues affamés une cohorte avide,

Des troupeaux de pourceaux errants Peut-être, aujourd'hui même, et dans quelques instants Ne laisseront plus rien de ce repas splendide. L'urne immonde placée au fond des carrefours Bientôt engloutira le reste pour toujours.

Mais tous ces mets exquis nous laissent sur leur route La pâleur et les pieds tourmentés par la goutte. A ce prix, loin de moi les dîners (FAlbano, Et ceux qu'au grand pontife on donne au Capitole. Vraiment j'aimerais mieux, j'en donne ma parole,

Ne manger que du pain, ne boire que de l'eau.

Mon maître, crois-moi donc, va chercher un convive

Que la pompe et l'éclat de ta table captive.

Tant de cérémonie est, enfin, un tourment;

Je hais tous ces apprêts, cette vaine parade.

Pour moi, même versé par Jupiter tonnant,

Le nectar deviendrait du vin du Vatican.

Mais qu'un ami me donne une mince grillade

Cuite sur les charbons, sans rôti, sans salade,

Et je fais, je te jure, un excellent repas,

Que je puis rendre au moins sans beaucoup de tracas.

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