‹ Les Éperons BronchiquesChapitre 11 sur 36 · FIGURE IV · texte numérisé non relu

FIGURE IV

Eperon de la bronche lobaire supérieure gauche. A droite, en profondeur, éperon dans la bronche lobaire inférieure.

gine de la bronche, a une situation variable et marque les orifices des rameaux antérieur et postérieur du lobe supérieur gauche.

Ces éperons ressemblent aux éperons de division du lobe supérieur droit.

On trouve maintenant, à la jonction de la partie terminale de la bronche souche gauche et de la partie ini-

tiale de la bronche lobaire inférieure gauche, l’éperon du rameau apicai ou rameau de NELSON. Horizontal, avec une face antérieure que l’on voit tangentiellement et qui est le début de la face postérieure du lobe inférieur gauche, et une face supérieure que l’on voit de champ et qui est la face inférieure du rameau apical. Le télescope à 60° permet d'examiner cette bronche de troisième ordre et de voir souvent en profondeur un éperon de division.

La poursuite de l'exploration du lobe inférieur gauche permet de constater une identité relative avec la bronche inférieure droite. On peut y distinguer deux éperons limitant trois orifices situés sensiblement sur ie même plan; le plus interne correspond à l’orifice du rameau para-cardiaque droit. Les deux autres sont les orifices des rameaux antérieur et postérieur du lobe inférieur gauche. ;

Ainsi le repérage des éperons bronchiques permet, en plus de leur intérêt comme point de localisation, de les examiner et de bien connaître leur aspect normal, d'examiner l’origine de la bronche qu'ils commandent et cette bronche elle-même, et de comprendre la répartition des différentes zones de ventilation puimonaire.

Mais on rencontre assez souvent des anomalies.

d. — ANOMALIES.

La plus fréquente est l’existence d’éperons supplémentaires. C’ést dans le lobe inférieur qu’on remarque parfois, après avoir dépassé l’éperon du rameau apical, un autre éperon horizontal, limitant ia partie distale d’un orifice situé sur la face postérieure de la bronche lobaire et ressemblant à l’orifice du rameau apical. Il marque l'origine d’un rameau qui se dirige lui aussi

on

vers la partie postérieure du lobe inférieur, ventilant une zone que l’on peut appeler sous-apicale.

Souvent les éperons n’ont pas une situat:on normale; l’éperon de la bronche du lobe moyen par exemple, peut se trouver sur la face antéro-externe de la bronche souche droite.

Il existe aussi des variations avec l’âge : chez les jeunes enfants, les éperons sont moins nets et subissent de plus grandes variations aux deux temps de la respiration. On retrouve cet aspect chez certains sujets âgés : les éperons paraissent flasques, comme s'ils avaient perdu leur armature cartilagineuse. Mais on trouve aussi des éperons qui sont au contra:re plus rigides que normalement, qui ont des variations de faible amplitude à chaque respiration. Mais on se trouve là à la limite du normal et du pathologique.

Etudions maintenant les éperons à l’état pathologique, tels qu’ils se présentent en bronchoscopie.

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