‹ Les Epidermites à LèvuresChapitre 10 sur 25 · ET · texte numérisé non relu

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d'Epidermites dyshidrosiformes des pieds et des mains dues à des levures. M. GoUGEROT rapporte les résultats de ses recherches à propos de 97 cas de Dyshidrose dans lesquelles il a pu faire un examen direct des squances et des cultures. Ces Dyshidroses se divisent en 3 groupes

1°) Dans 60 cas l’auteur n’a pu déceler aucun champignon ni par l’examen direct ni par les cultures ;

2°) Dans 27 cas l’auteur a trouvé des parasites divers. Dans 12 cas il s’agissaitde parasites levurifor- , mes du type Parasacgharomyces intertriginis. Sur ces 12 cas 2 fois l’éruption ne siégeait qu'aux mains laissant les pieds indemnes, 7 fois l’éruption n’atteignait que les pieds, 3 fois elle envahissait les pieds et les mains.

3°) Dans 10 cas il y avait infection mixte : dans 7

cas à la dyvshidrose mycosique succéda la dyshidrose

simple —= dans 3 cas une dyshidrose d’abord non infectée devint secondairement levulaire. 3

Le cas rapporté par MM. BURNIER et LAUGERON fut observé à la policlinique de M. le Professeur JEAN- SELME. Il s’agit d’une lésion des espaces interdigitaux des pieds et du talon du pied droit d’aspect absolument analogue aux cas déjà décrits d’intertrigo à levures. L’examen des squances et leur culture révèle la présence d'un Cryptococcus auquel les . auteurs donnent le nom de C. Jeanselmeï.

Notons enfin pour terminer cette longue revue l'importante étude de KuüUMER dans les Archiv fur Derm-und Syphilis de mars 1922. Il y décrit sept

types de dermatomycose® levuraires dont il apporte

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de nombreuses observations personnelles. IL décrit d’abord sous le nom d’'Erythèmé mycosique infantile une dermatomycose levutaire des enfants débutant par des vésicules claires disséminces laissant de la rougeur puis une disquamation centrale et formant aussi des disques du diamètre d’une couronne autrichienne, localisés au pourtour de l’anus, de la zone génitale, des plantes des pieds. Il trouve des levures en abondance à l’examen des squances : Le 2° type se développe dans le sillon sous-mammaire. II est caractérisé par des placards érythémato-squameux succédant à des vésicules et ressemblant à de l’intertrigo. Ces placards sont riches en filaments mycosiques. Il rapproche ce type de Fintertrigo mycosique de DUBREUIL et Jouria. I en rapproche également le type suivant qui siège au niveau des plis inguinaux. La 4° variété comprend les dermatoses levulaires interdigitales dont. KUMER a observé une centaine de cas. C’est le 3° espace interdigital qui est pris le plus souvent ; jamais le premier. Les doigts sont bien plus souvent atteints que les orteils. Cette

vs x . . EU . . , variété est très difficile à distinguer que lEczéma

dyshydrosique.

Les 3 autres types sont moins importants : ce sont: des cäs de dermatomycoses à levures développées à la suite de pansements humides, de bains prolongés - et des dermafomycoses des ongles. |

Comme on le voit les observations d’épidermites à levures sont déjà nombreuses non seulement en France et en Amérique où elles ont été particulierement étudiées mais aussi en Allemagne et en Ita-

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lie. Dans presque tous les cas il s'agissait de dermatoses rebelles aux traitements ordinaires sur lesquelles, intrigués par cette ténacité, les dermatologistes recherchèrent des parasites et qui, les levures une fois reconnues, cédèrent assez rapidement aux traitements spécifiques des mycoses. Il serait intéressant de pouvoir instituer ce traitement dès le début. Faire systématiquement des examens et des cultures derant toute lésion épidermique pouvant être causée par un champignon serait souvent malaisé. Aussi allons-nous rechercher les signes cliniques qui, dans les cas les plus fréquents, doivent aujourd'hui faire

songer aux infections à levures.

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