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souvent les cellules bourgeonnent à un pôle, donnent naissance à deux cellules qui s’individualisent et ainsi de suite. Nous avons rencontré également des cellules beaucoup plus grosses avec membrane à double contour et zone hyaline périphérique, bourgeonnantes, libres. Elles contiennent des granules réfringents et beaucoup de glycogène. Les dimensions de ces cellules levures oscillents entre 5-6-10-15 microns.
Ces éléments levures prédominent. Cependant on trouve des éléments allongés formant un pseudo-mycelium court et bourgeonnant. Nous n’avons jamais pu chtenir de chlamydospores. » Par contre les auteurs ont pu obtenir des asques et ascopores sur bloc de plâtre. « Les asques sont globuleux, sphériques et mesurent 12 à 15 microns. Ils possèdent 4 spores ovoides ou rondes quelquefois légèrement aplaties mesurant 2 à 3 microns. Les asques ne prennent pas naissance latéralement sur uu filament ou un article isolé. Ce sont des cellules indépendantes qui grossissent et s’organisent en asques. »
Dans un article des Annales de Dermat. d'avril
1922, M. DugreuiLx fait suivre la publication des 10 cas d’épidermite à levure qu’il a eu l’occasion d’observer d’une étude mycologique qui confirme les examens précédents dans leurs grandes lignes.
A l’examen direct des squames « le parasite de l’intertrigo mycosique est représenté par des spores et des filaments mycéliens qui sont moins disséminés dans la préparation qu'ils ne le sont généralement dans les trichophyties épidermique et ont une certaine tendance à se grouper en foyers.
Les spores forment des amas compacts de grains plus ou moins nombreux. Elles sont rondes ou ovalaires, réfringentes, du même diamète que les filaments ou un peu plus grosses ; elles ne sont jamais, comme dans les trichophyties, disposées en chapelet de spores adhérentes entre elles et provenant de la segmentation d’un filament. Elles sont agglomérées en-amas sans ordre et sans lien entre elles et en nombre variable : une demidouzaine, 20 ou 30 individus. Ces amas sont mélangés aux filaments ou appliqués sur eux ou les enveloppant. Les filaments mycéliens sont ramifiés, très tortueux
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et enchevêtrés. On n'y voit point de cloisons même éloignées et ils ne sont jamais segmentés en un chapelet de spores endogènes. Ils sont souvent flanqués ou enveloppés par des amas de spores. Dans leurs parties libres ils portent ça et là des spores piriformes implantés perpendiculairement à leur surface par un court pédicule rétréci et qui sont de véritables spores exogènes. Ces spores ne sont ni assez nombreux ni assez régulièrement disposées pour constituer de vraies grappes comme dans les cultures de trichophytons mais elles n’en constituent pas moins un mode de fructification qui, chez les trichophytons, ne se voit que dans les cultures et qui explique l'absence de chapelets et la formation des amas de spores. L’extrémité des filaments mycitiens se termine par une série linéaire de trois ou quatre spores ou se perd dans un amas compact de spores. »
Après avoir ainsi décrit l’aspect morphologique des
levures à l’examen direct, M. D'UBREUILH passe à l'examen microscopique du produit des cultures. On y trouve égalemeut des spores en abondance, des filaments en beaucoup moins grand nombre.
« Les spores se présentent sous la forme de corpuscules arrondis ou ovoides, très réfringents avec une .membrane d’enveloppe à double contour, un protoplasme clair et un ou deux gros nucléoles remplissant parfois presque toute la cellule, le protoplasma se réduisant à une mince couche périphérique.
La spore d'ordinaire ovoide mesurant de 7 à 9 microns peut devenir piriforme, un peu allongée ou étranglée en sablier et mesurer dans sa plus grande dimension 14 à 16 microns. Dans ce cas les nucléoles sont au nombre de à ou 4 séparées les unes des autres par une mince couche de protoplasma qui présente alors de grosses granulations très réfringentes et très rapprochées.
Les filaments sont de longueur variable, de calibre irrégulier avec des étranglements et des dilatations fusiformes, parfois en forme de massue, mais sans la disposition eloïsonnée qui caractérise les chlamydospores des trichophytons. Ces filaments se ramifient en donnant des branches collatérales où par dichotomie.-
Au point de vue morphologique l'élément filamenteux
est formé par une membrane d’enveloppe à double contour très net et par un protoplasma très granuleux avec de grosses granulations se réunissant par petits amas, surtout abondants dans les parties renflées du filament, enfin par plusieurs nucléoles.
Un certain nombre de ces granulations ainsi que les nucléoles se colorent en rouge par le colorant triple de Guégnen alors que le protoplasma et les autres granulations se teignent en bleu. En somme spores et filaments présentent une structure identique. Dans les cultures anciennes ou ayant souffert on trouve des filaments très grêles, très allongés sans granulations ni nueléoles. »
Les parasites décrits par GREENBAUM et KLAUDER présentent les mêmes caractères : spores ovoides à gros noyau et à double contour — pas ou peu de filaments.
Ces longues citations montrent suffisamment qu’en dépit de variations secondaires on se trouve en présence de parasites de même famille que tous les auteurs rapprochent plutôt des levures. Sans doute les espèces rencontrées sont fort nombreuses : celles qui sont le plus fréquemment en cause et que nous avons eu surtout en vue dans notre description appartiennent au genre Saccharomyces. (Obs. de M. GOUGEROT, de MM. HupELo et MONTLAUR, de GREENBAUM et KLAU- DER.J Parmi les levures de ce genre (GREENBAUM et KLAUDER ont identifié comme étant les plus fréquemment rencontrées les S. Reticulosies, albus, rosaceus (Classification de CASTELLANI et CHALMERS).
Mais on rencontre aussi des parasaccharomyces qui se différencient des saccharomyces par la présence de filaments cloisonnés — on rencontre également des cryptococeus qui ont caractérisés par des cellules bourgeonnantes, par labsence de filaments
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et d’ascopores : C. JEANSELME ; décrit par MM. Bue- NIER et LAUVRON (cf : obs. XIII). C. MYRMECIŒ décrit par MM. CHALMERS et CHRISTOPHERSON. C. de CrREEN- BAUM et KLAUDER. C. Epidermitis de CASTELLANI. C. Salmoneus décrit par SarTORY (Mémoire de M. Moxtr- LAUR, 1920.) Enfin on rencontre des parasites voisins des levures, des Endomyces : endomyces albicans (SCHAMBERG) endomyces cratériforme (HUDELO- SARTORY et MONTLAUR, C. à l’Ac. des Sciences, maï 1920).
Nous ne pouvons nous perdre dans la description de toutes ces variétés de parasites. II nous parait plus intéressant d’insister sur ce fait qu’en même temus qu'ils causent des lésions épidermiques ces parasites déterminent des réactions humorales dans l'organisme du malade. La sero-agglutination a été positive toutes les fois qu'elle fut recherchée.
Le serum du malade de M. GOUGEROT (obs. princeps)
agglutinait son propre parasiteau taux de , l'ag- 150° glutination nette était encore intense au -——, deve- 250° 1 1 nait douteuse à et disparaissait à s 200: 250°
Il fixait énergiquement le complément en présence d’une émulsion rigoureusement dosée de son propre parasite.
Il agglutinait deux échantillons d'Endomyces al-
bicans retirés de muguets buccaux caractéristiques à 1/100 à 1/120.
Il fixait le complément en présence de ces deux échantillons.
I agglutinait le sporotricum Beurmani à 1/160 et le sporotrichum Gougeroti à 1/80. Il fixait le complément faiblement mais nettement en présence de ces deux antigènes.
Trois serums témoins donnèrent tous des résultats négatifs dans cette même série de recherches.
Les réactions de fixation et d’agglutination furent négatives avec des cultures de ‘trichophytons et de microsporons.
La sero applutination a été également observée par MM. HupELo-MonNTLAUR, par MM. BURNIER et Lau- VRON (obs. XII).
Le pouvoir pathogène du parasite est bien mieux mis encore en évidence par les inoculations. De ce côté il est vrai les échecs ont été nombreux : il s’agit sans doute d’agents peu virulents pour l’animal. Cependant on doit enregistrer quelques succes.
Le parasite du premier malade de M. GOUGEROT inoculé dans les veines du lapin, dans le péritoine de la souris, provoque une épidémie rapidement mortelle ou une pyoémie avec abcès métastatiques contenant le parasite vivant. Injecté sous la peau de la souris il détermine des abcès avec généralisation péritonale. :
Par contre, dans le cas princeps de MM. HUpELo et MontLaAur linoculation au cobave de cultures sur
selose. maltoné vieilles de 15 jours ne donna aucun