‹ Les Epidermites à LèvuresChapitre 18 sur 25 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Discussion au sujet de l'individualité

des épidermites à levures.

Pouvons-nous à la lumière des faits que nous venons d'exposer affirmer l'existence d’un intertrigo à levures ?

En France ou cependant ont paru quelques-unes des premières observations d’épidermites à levures on à fait longtemps le silence autour de cette question. Puis on a refusé de voir dans les parasites décrits autre chose que des saprophytes sans intérêt, Sans doute on peut trouver des levures à l’état normal au niveau de la peau. GREENBAUM et KLAUDER ont obtenu 35 fois sur 150 des cultures de Saccharomyces en ensemençant des parcelles d’épiderme sain. Mais nous pensons que ces saprophytes peuvent sous diverses influences (augmentation de leur virulence, Hyperhidrose des téguments) devenir pathogènes.

Nous nous basons sur les raisons suivantes

1°) le nombre considérable d'observations déjà publiées et venant des pays les plus divers ;

20) l'existence d’un type clinique très particulier dont on retrouve les principaux caractères dans toutes ces observations ;

3°) la constance d’un parasite levuriforme au niveau de ces lésions ;

4°) le fait que l’on trouve ce parasite non pas au niveau des couches superficielles de l’épiderme où

logent les levures saprophytes, mais dans les cou-

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ches profondes où il pullule au moment des poussées ;

5°) les résultats constants des cultures de lambeaux épidermiques profonds ;

6°) la sero-agglutination de son propre parasite par le serum du malade ;

7°) la fixation du complément ;

8v) les résultats de linoculation expérimentale bien qu'ils ne soient pas encore absolument précis ;

9°) la résistance de ces lésions aux traitements usuels des épidermites de cause interne et leur guérison rapide dès que l’on emploie les procédés thérapeutiques en usage dans les épidermites parasitaires.

Ce sont ces méthodes de traitement qu'il nous

reste à exposer.

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