OBSERVATIONS
«(Recueillies dans le service de notre maître M. Hudelo)
O8s. 1, (Déjà publiée dans le Bul. de la Soc. de Derm. juillet 1914). —— M. P.. a présenté pour la première fois, il v à un an, vers le mois de mai 1914, au dos du 3° orteil du pied droit, du prurit bientôt accompagné de rougeurs. En un mois, les orteils des deux pieds et le dos des pieds sont envahis successivement par la même rougeur prurigineuse qui bientôt fait place à un processus suintant puis érosif.
Plus tard, les régions inguinale et anale sont le siège d'une rougeur très prurigineuse. On note quelques éléments rouges aux cuisses et aux jambes. Le diagnostic porté est : eczéma dyshidrorique. Le traitement (badigeonnage avec une solution d’ichtvol à 1/20° et application de pkte de zinc) guérit en quelques jours les plaques des cuisses et des jambes. Les lésions inguinales, anales el des orteils ne subissent aucune modification.
Entré à l’hôpital en octobre 1913, le malade est soumis aux diverses pommades réductrices (goudron-acide pyrogallique), aux courants de haute fréquence ; il s’amébore sans guérir et revient de temps en temps nous con- -sulter. °
Devant l’insuccès prolongé des diverses thérapeutiques employées force nous fut de renoncer au diagnostic d’eczéma et notre attention fut orientée dans le sens d’un processus parasitaire vraisemblablement du type de lépidermophyton. Nos recherches furent négatives au point de vue de ce parasite, mais orientées par le cas nouveau -de MM. GOUGEROTF et GANCEA nous pümes bientôt constater un parasite tout spécial voisin du leur.
Des examens directs de squances prélevées à plusieurs reprises au niveau des orteils, des plis inguinaux, de l'anus, nous permirent de constater, après action de la potasse, dans la profondeur des squames, des cellules ovoides disposées en filaments avec bourgeonnement de place en place.
L’ensemencement des mêmes squames sur milieux su-
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crés (gelose maltorée) à la température du laboratoire-
nous ont donné en 5 jours d’aboadantes colonies blan-ches, brillantes, crêmeuses, constituées à l’état de pureté par des levures.
Le repiquage sur pomme de terre, carotte cuite, l’ensemencement à nouveau n bouillon dextriné à 2 ont régulièrement fourni de nouvelles cultures pures de levures ; sur les milieux solides colonies crémeuses d’un blanc brillant (d’un blanc mat sur pomme de terre), au bout de 12 jours aspect radié avec surélévation centrale. Dans les milieux liquides trouble en 30 heures, L'examen microscopique de toutes ces cultures tant solides que liquides montre toujours les mêmes formes de levures,
Notons que nous avons obtenu des cultures identiques après ensemencement de pellicules d'ongles des orteils (préalablement lavés à l’éther et superficiellement raclés pour s débarrasser des impuretés de surface).
L’inoculation au cobaye des cultures sur gelose maltorée, vieilles de 15 jours, ne nous ont donné aucun résultat soit par l’inoculation sous-cutanée soit par l’injection intrapéritoniale. Rien non plus par badigeonnage de la peau rasée.
Par contre, le badigeonnage de ia muqueuse buccale du cobaye a déterminé en 5 jours lapparition à la face interne de la lèvre supérieure d’une lésion d’un blanc mat qui se laisse facilement enlever par le frottement et dont l’examn direct après coloration au blu polychrome montre des filaments et des cellules de levure : cette lésion guérit spontanément en quelques jours.
Notre malade est traité par des frictions douces, à la i ies de badigeonnages avec une solution de nitrate d’argent au 1/10° répétées tous les deux jours. L'amélioration est rapide, mais sans guérison complète. Le 5 juin, le malade fait au niveau du deuxième orteil du pied gauche une poussée qui débute par un prurit intense suivi de l’apparition de quelques vésicules claires puis d’un suintement léger de la surface erythémateuse. En quelques jours de poncage et de nitratation, la poussée guérit.
Ogs. I. — (Publiée ainsi que l’observation suivante dans. le Bulletin de la Société de Derm. de juillet 1914).
P. F.., malade atteint depuis à ans d’un prurit anovulvaire rebelle ; vue le 8 juin 1914. Elle présente au
niveau du sillon inter-fessier une lésion eczématoide fissurée el suintante en certains points, se caractérisant sur d'autres par un épaississement marquéé de l’épiderme qui, blanchäâtre, peu adhérent, se détache facilement.
On obtient par culture, des levures pures d'emblée.
Le ponçage et la nitratation donnent en quelques jours une amélioration des plus marquées.
OBs. IT. — Mme F..., atteinte depuis de longs mois d'intertrigo: des sillons geito-cruraux vient consulter le 16 juin 1914 pour des lésions interdigitales (4 espace) el bilatérales des orteils. Ces lésions prurigineuses consistent en un épaissement de l’épiderme sur fond rougeàtre. Cet épiderme, épaissi et d’une teinte rougeûtre, se aisse enlever puis détacher facilement ; la lésion remonte sur le bord externe du 2° orteil, sous forme d’érosion faiblement suintante. 4
L’ensemencement des quances épidermiques donne d'emblée une culture pure de levurs. Toutes les squand'mblée une culture pure de levures. Toutes les squames énsemencées ont cultivé. Le ponçage et la nitratation répétée avec une solution à 10/100 amènent la guérison en à semaines.
O8s. IV. — J.:G..., 22 février 1917. Entré pour eczéma généralisé de la face des avant-bras. Il s’agit d’un soldat lr'availlant à la fabrication de la poudre.
Est guéri en 2 mois de cet eczéma banal.
Ce malade revient dans le service le 21 novembre 1917. Il présente depuis trois semaines une poussée d’eczéma suintant inguino-scrotal et interfessier.
La lésion inguinale intéresse toute la partie inférieure du pli de laine débordant largement sur toute la partie supérieure de Ja cuisse et le serotum.
Lésion érosive, ervthémateuse, suintante, limitée en bordure par une série de vesico-pustules probablement assez anciennes en raison de leur tendance à la cicatrisation. , $
L’épiderme sain limitant les lésions ne présente aucune modification.
La lésion qui intéresse le périnée occupe toute la marge de l’anus et remonte dans le sillon interfessier. Cette lésion présente les mêmes caractères que la lésion inguino scrotale.
Ensemencement : levures
Traitement LAS
Puis la glycérine créosotée 1/40 (irritation locale calmée au Cold-cream). 4
On emploie enfin la traumaticine chrysophanique à 1/100..
Le malade sort guéri le 10 janvier 1918.
O8s. V. — Mme K.., 42 ans, vue en janvier 1918. Lésion inguino-vulvaire datant de huit mois. Cette lésion intéresse la face externe des grandes lèvres, la région périnéale et envoie ses prolongements dans les plis inguinaux.
Toute la lésion est uniformément erythémateuse, tirant sur le saumon. Prurit intense. Pas de bordure nette. Lichérinification marquée en plusieurs points.
. Ensemencement : levures.
Traitement : traumaticine chrysophanique.
Guérison en deux mois.
Ogs VI: —" A. P.…..,-30 ans: Vient consulter en juin 1918 pour des lésions du sillon interfessier, de la marge de l’anus, du scrotum et du gland datant de quinze jours.
Lésions érosives, suintantes, érythémateuses, parsemées de fines vésicules en quelques points un épiderme soulevé épaissi baï]ne mat.
Prurit. is
Les lésions du gland qui empiètent sur le sillon balano préputial ne présentent pas de caractère précis érosions micropolieyeliques rouge vif suintantes, prurigineuses.
Examen à l’ultra-microscope : négatif.
Culture des squances : levures.
Traitement : aucune amélioration par la pâte ichtyolée, traumaticine chrysophanique.
Guérison en un mois et demi.
Ogs. VIL -— F. E.…., 58 ans. Venu consulter en juillet 1918 pour une affection stimulant l’eczéma séborréique des régions inguino-crurales.
Ensemencement : levures.
Le malade n'étant pas revenu n’a pu être suivi.
Ogs. VIIL — R. J..., 32 ans. Venu consulter le 1” août 1918 pour des lésions eczématoïdes des régions inguinocrotales périanales et pubienne datant de six semaines, avant débuté par du prurit, que suivit l'apparition de
: on emploie d’abord le nitrate d'argent à