DIAGNOSTIC
C’est un diagnostic des plus difficiles. On doit y penser lorsque survient une épididymite chez un malade ayant présenté des furoncles récemment, sans qu'il y ait eu d’autre manifestation génitale. Mais on ne peut affirmer le diagnos tic qu'après avoir pratiqué les divers examens bactériologiques qui permettront de rejeter l'intervention puisque le pronostic très bénin de ces épididymites s'oppose à celui des épididymites bacillaires.
Le diagnostic différentiel se pose avec les formes tratnantes et suppurées d’épididymites gonococciques, avec les syphilis génitales, avec les mycoses orchiépididymaires avec les épididymites tuberculeuses. les épididymites à colibacilles.
Le diagnostic, avec les formes blennorragiques se fera par la présence d’un écoulement uréthral caractérisé, d’un épididyme bosselé et indolore, de lésions le plus souvent bénignes et localisées, évoluant parfois par poussées ct aboutissant soit à la résolution, soit à la suppuration. L'examen de lécoulement, l'exploration endo-uréthrale prudente, Pexamen direct et la culture des sécrétions prostatiques après massage en feront la preuve.
L'épididymite chronique syphilitique est plus fréquente qu'on ne le croit d'ordinaire. À la période secondaire, elle esl le plus souvent indolore, évoluant sans troubles fonctionnels et sans réaction générale. Elle se localise alors à la tête de l'organe, dorrant un nGyau remarquable par sa dureté et son
Hervé. 3