‹ Les Épididymites à StaphylocoquesChapitre 8 sur 10 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

L'évolution parfois longue, mais toujours bénigne des lésions impose un traitement résolument conservateur, et l'intervention chirurgicale doit être évitée dans la plupart des cas. D’après Mac Kenna, les formes suppurées ellesmêmes pourraient guérir spontanément, et l’acte opératoire ne serait indiqué que par les douleurs persistantes ou la tendance excessive aux rechutes.

On instituera d’abord un traitement symptomatique. Le malade restera au lit si l'intensité des douleurs est grande. Le scrotum sera surélevé sur un suspensoir ou une planchette ouatée. On se trouvera bien de calmer la douleur par des pansements humides et des pommades résolutives. Les Allemands et Lindgren en particulier, emploient les enveloppements humides chauds. En France, la préférence va à la glace et aux onctions calmantes. Le collargol est fréquemment employé et donne les meilleurs résultats. Chauvin a utilisé l’iodex et s’en trouve très satisfait, Le gaïacol et l’ichtyol ont été également signalés. Kappis conseille un traitement radiothérapique. Flesh-Tebesin a préconisé la diathermie et l’air chaud.

Les lésions prostato-vésiculaires seronttraitées par des lavements nombreux et très chauds, des bains de siège. On pourra adjoindre des suppositoires résolutifs. Les massages même légers se sontipas à conseiller car ils seraient plus nuisibles qu'utiles.

S'il y auréthrite, la thérapeutique uréthrale demeure très prudente. On s’abstiendra en particulier des lavages.

Comme traitement médicamenteux, on pourra prescrire l’uroformine, le salol, le bleu de méthylène, le santal, l’aréol.

Page 1