‹ Les épigrammesChapitre 13 sur 31 · I.ES ÉPIGAAMMKS l5l · texte numérisé non relu

I.ES ÉPIGAAMMKS l5l

XGIX

0 gaîté du Héros, sain de corps, jeune d'âme, Subtil devant la vie, ing-énu dans son cœur, Impassible au péril, sans trouble à la douleur, Mais ému de tendresse au charme de la femme ;

Fermeté du Héros dans l'amour et la mort, Simple vertu des purs, forte douceur sereine, Avez-vous déserté si bien la race humaine Que même croire en vous semble un stérile effort?

LES EPIGRAWMKS

Quelqu'un t'a discuté, pauvre homme, et tu te fâches, Et c'est là ta philosophie en vérité?... N'as-tu pas bu ton cœur jusqu'à satiété? Qu'apprendras-tu de toi que déjà tu ne saches?...

Peux-tu donc ig-norer, si tu sais lire en toi. Que le blâme d'autrui vivait déjà plus proche En toi-même... Sois franc, reconnais ce reproche De tes doutes secrets, de ta mauvaise foi.

LES ÉPIGRAMMES l53

Possède ton esprit, n'en sois pas possédé : La prudence est silencieuse;

Vois ton g-énie en cette amphore harmonieuse Dont le fond est si tôt vidé.

La plus sûre beauté reste mystérieuse.

Ton org-ueil lui-même en a décidé Dans son impuissance envieuse...

L'aspect de l'Infini n'est qu'à l'humble accordé

l54 LES ÉPIGRAMMKS

— « Lliomme? disait-elle, ah ! oui, la belle âme

Aux vices constants!...

A croire, ma foi, qu'il sait être infâme

Pour passer le temps !

Nous ne dirons rien de cette feintise

Qu'est sa volonté, Non plus, n'est-ce pas, de cette sottise

Qu'est sa vanité.

Mais parlons un peu d'une jalousie

Qui le rend brutal...

Pour lui pardonner cette sotte envie

— Qui lui fait si mal... »

Elle avait soudain tu ses lèvres, blêmes

De tant de poison.

Les hommes pensaient, convaincus d'eux-mêmes :

Gomme elle a raison 1

LtS El'IGl\AW:ilt.S

cm

Page 1