CONNAIS-TOI
0 toi qui sais juger impitoyablement, Flétrir même un prochain mourant pour sa maîtresse, Cynique homme d'amour, dis-moi, mon pauvre amant, Quand il s'ag-it de toi, pourquoi tant de faiblesse?
Ta vanité de mâle, au jeu des passions T'exalte, et te revêt de la triple cuirasse ; Mais aimes-tu ? Le doute et ses mille aig-uillons Découvrent ta chair nue à la plus vive place.
Et pourtant cet amour douloureux qui t'enfièvre, A ta folie un jour substituera l'oubli ; Tu rougiras peut-être à contempler la lèvre Qui tenait suspendu ton repos à son pli...
LES EPIGllAMMES yO
Peux-tu donc hasarder sans remords l'imprudence De condamner le même cœur qui vit eu toi, — De qui toute la force est son outrecuidance, Et l'insécurité de ses charmes, la loi !
t6 les êpiguammes