CHAPITRE IX
PAROXYSMES ANORMAUX. — ATTAQUES APOPLECTIFORMES. — CRISES DE TREMBLEMENT. — ATTAQUES PROCURSIVES
Trousseau a beaucoup insisté sur une forme particulière de paroxysmes, connue peut-être de Cœlius Aurelianus, indiquée par Romberg (1), les attaques apoplecti formes qu'il rattache à l'épilepsie. Ces attaques , rapportées en général à la congestion cérébrale, sont constituées par une chute brusque avec ou sans cri rauque ou étouffé, perte de connaissance et stertor. Trousseau a montré que ces attaques , qui peuvent survenir à tou âge, alternent souvent avec des attaques convulsives d'épilepsie vraie. Quelquefois elles se présentent avec une grande bénignité, d'autres fois au contraire elles ont des suites plus graves, telles qu'obnubilation de l'intelHgence , phénomènes impulsifs, perte de mémoire, etc. Lasègue a fait remarquer avec juste raison que les familles cherchent autant que possible à cacher la nature des accidents, et accueillent volontiers l'hypothèse de la congestion cérébrale, et autant que possible, môme devant le médecin, elles dissimulent les phénomènes convulsifs. Il faudrait réserver les qualifications d'attaques apoplectiformes à des attaques qui ont été directement observées par une personne capable d'en apprécier les caractères. Les attaques apoplectiformes qui alternent avec des attaques épileptiformes déjà connues se produisent souvent chez des sujets déjà atteints d'autres symptômes de paralysie générale ; elles constituent alors une catégorie à part. Enfin lorsque ces attaques sont le premier trouble paroxystique qui se produit chez un individu qui devient officiellement épileptique, elles se pro-
(1) Romberg, Lehrbiich der Nervenkvankheilen, Berlin, 1837.