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CHAPITRE XXII

CAUSES DÉTERMINAJjTES LOCALES. — ÉPILEPSIE SPINALE

Les irritations des nerfs périphériques ou viscéraux, soit trauniatiques, soit pathologiques, peuvent déterminer l'épilepsie. Les lésions traumatiques des nerfs sont quelquefois suivies d'épilepsie. Westplial et Bilroth l'ont vue se produire à la suite de blessures du sciatique (1). Un amputé d'Azam avait été pris d'attaques épileptiques en môme temps que de douleurs atroces dans le sciatique ; une section du nerf suspendit momentanémentla douleur et les spasmes (2). Une plaie du nerf médian droit détermina l'épilepsie chez un malade de Lande (3). Nous aurons occasion de citer à propos du traitement un certain nombre d'autres faits, dans lesquels des convulsions cessèrent à la suite de l'extirpation de tumeurs, de l'excision de cicatrices, etc.; ces guérisons montrent bien la valeur étiologique de l'irritation. Quelquefois l'épilepsie est provoquée par des lésions légères : c'est ainsi que Perrier (4) a vu des accès d'épilepsie causés depuis douze ans par un fragment d'aiguille à tricoter dans l'arcade sourciUère et qui guérirent par l'extraction. Dans un certain nombre de cas, le simple contact de la peau suffit lorsqu'il existe une lésion traumatique pour déterminer les attaques ; le traumatisme a déterminé la production d'une zone épileplogène ; chez un malade atteint de sciatique gauche à la suite d'une contusion violente de la cuisse (5), le pincement de la peau du

(1) Schaffer, Epilepsie nach Quilsclaouj des nervtis ischiatims. [Cenlralhl f. Ch., 1873.)

(2) Létiévant, Tmdé des sections nerveuses, 1873.

(3) Bordeaux médical, 1874.

( i) Rev. médicale de la Suisse romande, août 1883.

(o) Dieulafoy, Des progrès réalisés par la pinjsiolofjie expérimentale dans les maladies du système nerveux ; Ui. ag., 187u, p. 138.

COU et de la face du côté gauche déterminant une attaque d'épilepsie du côté gauche. Longtemps après une chute sur la tête, un malade de Gowers avait vu se développer une zone épileptogène cutanée vers le hord inférieur de Tomoplate gauche. Dans certains cas de névralgie trifaciale, il suffit d'une pression peu énergique sur les points douloureux pour déterminer des convulsions partielles dans la moitié correspondante de la face et du cou. Même en dehors de lésion locale ou de douleurs spontanées, il existe des zones épileptogènes dont le simple contact suffît pour déterminer un accès. Ces zones de sensibilité spéciale semblent affecter particulièrement l'extrémité céphalique, la tempe (Bravais), l'aile du nez et la lèvre (Defoy), le lobule de l'oreille et la peau du cou (Bochefontaine) (1), vers l'angle interne de l'œil gauche (^2), à la main (3). Cette localisation se retrouve dans les faits cUniques et expérimentaux réunis par M. Brown- Séquard. En irritant ou en coupant le sciatique, M. Brown- Séquard déterminait chez des cochons d'Inde une épilepsie qui apparaissait au bout d'une vingtaine de jours; en outre de leurs attaques spontanées, ces animaux restent sujets à des crises que l'on pent provoquer en excitant une région de la peau, située vers l'angle de la mâchoire supérieure et s'étendant vers l'œil et vers le cou, du môme côté que le nerf sciatique coupé. Ces zones épileptiques présentent en général une altération de la sensibilité et des troubles trophiques.

Plus rarement les attaques sont déterminées par une irritation cutanée portant sur un point quelconque d'une moitié du corps (4). Van Swieten, Esquirol, Russel Reynolds ont cité des cas où l'épilepsie a été provoquée par le chatouillement de la plante des pieds.

Il peut arriver que l'action d'un traumatisme léger ne se ma-

(1) Bocheîontiiine, Produclioîi d'attaques dU'pilcpsic par le c/iatouHlement de fa peau du cou chez Chominc. {Arc/i . de p/if/s. norin. etpath.; 2» série, t. II, 187;>, 1». 884.) — Riiike, Zur Lehre von Epilepsie. {Berliner klin. Woclicns., 187o, n" 37, p. 504.)

(2) Homen, Beilraq zur Lehre von dcn epileplogen Zonen. [Ccnfr. bl. f. ncrven Heilk., 15 mars 1886.)

(3) Landesen, Ueber die epilcptogen Zone beim Menschen; inaug. diss., Dorpat,

(4) J. W. Ogle, Case of epilepsy prcsenting featurcs of unusual intcrest ; with comments. [The Lancet, 1874, t, I, pp. 615, 651.)

nifestc qu accidenlelleiiieiU lorsque le malade est chargé si on peut dire.

Observatio.x LXXVIII. — Vcrllge provoqué par wie piqûre (Vaigidlle.

n., 20 ans. Pas d'antécédents névropathiques ; sept frères et sœurs bien portants. La seule condition étiologiquc relevée est de nombreux tourments pendant la gestation (sa mère aurait perdu plusieurs parents •et d'assez fortes sommes d'argent). Bégaiement congénital. A IG ans, il a reçu une barre de fer sur la tête, il lui est resté plusieurs cicatrices sur la région pariétale postéro-supérieure et des deux côtés. Trois mois après, il a commencé à avoir des crises, consistant en perte de connaissance avec tremblement des membres, rotation des yeux, cbute en arrière, a eu souvent des séries de buit à quinze accès dans la même journée. Après ses accès, il reste dix minutes bébété, clierchant à se désbabiller, pleurant, etc. Les accès redoublent sous l'influonce des émotions, il a eu plusieurs fois des séries lorsqu'il a été en permission ou lorsque ses parents sont venus le voir. Un jour au réfectoire, un de ses voisins l'ayant toucbé brusquement, il fut pris de tremblement et eut un accès. Un certain nombre de ses accès paraissent prédominer du côté droit.

Le 11 février 1889, on lui fait une piqûre avec l'aiguille de Hénocque pour tirer une goutte de sang de la pulpe de son petit doigt droit. Immédiatement il pâlit, son regard devient fixe, puis il rougit, et regarde d'un air étonné. Il raconte qu'il a senti quelque chose qui est parti du point piqué et est remonté rapidement le long du bras jusqu'à la tète et qu'il a perdu connaissance. La même opération a été répétée plusieurs fois depuis sur le malade, sans provoquer le même accident.

Beaucoup moins souvent que les écarts de régime, les éruptions dentaires (1) éveillent les prédispositions spasmodiques chez les enfants; ces convulsions ne peuvent pas être séparées de l'épilepsie à laquelle les rattachent leur aspect symptomatique et l'hérédité. Un de mes malades, après une suspension de dix ans, fut repris d'attaques épileptiques à propos de l'éruption très douloureuse d'une dent de sagesse. Plus souvent Tépilepsic est excitée ou entretenue par des caries dentaires : Fovillc vit guérir un malade en lui faisant enlever des dents malades ; Anglada (2), Schwartzkopff (3), Liebert (4), Brubacker (o) ont

(1) Lévèque, Accidenfs de la dentition; th., 1884. — Seigneur, la Dentition pendant les deux premières années; th., 1888.

(2) Rev. d. cien. med.; Barcelone, 1880, t. VI, p. 449.

(3) Dculs. monatsch. f. Zahnlieilk., 1883, u° 3.

(4) Deuts. médise. Woc/i., 188o, n" 37.

(o) Amer, journ. of nerv. and ment. y dis., 1888, no 2.

cité des cas analogues. Les nerfs dentaires ne sont pas d'ailleurs les seules branches du trijumeau dont l'irritation puisse déterminer des attaques épilepliques : on les a vues se produire dans le cours des névralgies spontanées ou traumatiques de plusieurs autres branches. M. Galezewski (l) a vu l'cpilepsie survenir en même temps que la névrite optique chez un jeune homme qui avait perdu l'œil depuis six ans en conséquence d'un accident de chasse ; Tépilepsie guérit par l'énucléation de l'œil.

Des lésions des cavités nasales et de leurs annexes peuvent aussi provoquer l'épilepsie ; Sauvages a vu une épilepsie provoquée par des vers dans les narines. Legrand du SauUe l'a observée, en conséquence des corps étrangers dans les sinus frontaux. Finke (2) a vu l'épilepsie disparaître chez un goutteux de soixante-six ans, après l'ablation d'un polype du nez.

Mais parmi les irritations des nerfs spéciaux, celles qui déterminent le plus souvent l'épilepsie, sont sans contredit celles qui atteignent le nerf auditif. MM. Magnin et Nocart ont montré que chez les chiens l'épilepsie est souvent causée par la présence dans le conduit auditif externe, d'acares qui provoquent uiie hypersécrétion de cérumen et rendent compte de la contagiosité de la maladie ; l'épilepsie cesse par l'enlèvement des bouchons de cérumen. La présence d'insectes ou de corps étrangers peut aussi déterminer chez l'homme des accidents analogues; Rabé (3) a vu un myriapode en provoquer.

Fabrice de Hilden avait déjà vu une épilepsie produite par une perle de verre introduite dans l'oreille externe et qui guéiit par l'extraction. J'ai observé , dans le service de Broca , un jeune homme qui était devenu épilep tique à la suite de l'introduction d'un noyau de cerise dans le conduit auditif externe ; je parvins à enlever ce corps étranger, les accès diminuèrent de fréquence, mais le malade resta épileptique, le tympan était perforé, et il restait une otite moyenne. L'épilepsie d'oreille résulte le plus souvent de lésions banales du conduit auditif ou de la trompe

(1) Rec. (Vophthal., 1885, t. VIII, p. 1.

(2) Dents, med. Woch., no 4, 1886.

(3) Gaz. des hôpUmix, 1860.

300 Él'ILEPSIES ET ÉPILEPTIOUES

d Euslaclie, d'une oblitération passagère de la tronnpe qui détermine des modifications de pression dans la synthèse (otopiésis de Boucheron (1). Souvent les convulsions sont en relation avec des lésions chroniques, lolile chronique simple (Boucheron, Noguet (2), et elles peuvent disparaître avec la lésion. M. H. Jackson se demande (3) comment il peut se faire qu'une lésion permanente détermine des accès à intervalles éloignés. Toutes les formes du paroxysme épileptlque peuvent être observées en conséquence de lésions auriculaires ; Mac Bride et A. James (4) ont observé des attaques, fies vertiges, et des accès d'incohérence, pendant lesquels le malade balbutie des mots hiintelligibles, sans comprendre ce qu'on lui dit. Ces mêmes auteurs remarquent d'ailleurs que l'ablation d'un polype qui laisse après lui une inflammation chronique ne suspendit pas les accidents qui furent au contraire calmés par le bromure, revenant quand on le cessait. Cette observation est intéressante en ce qu'elle montre que les accidents observés ne difl'èrent pas de l'épilepsie vulgaire puisqu'ils sont influencés par le môme traitement. Ormerod (o) admet que les deux troubles n'existent que comme coïncidence ou qu'ils sont produits par une môme maladie, scai'latine, syphilis, ou qu'enlln la maladie de l'oreille joue le rôle de cause. Cette circonstance que les troubles comitiaux ne surviennent que chez un petit nombre d'individus bien que les lésions auriculaires avec lesquelles on les met en rapport, soient très fréquentes, me semblent indiquer que ces causes n'agissent que lorsqu'il existe une prédisposition qu'on retrouverait sans doute plus souvent, si on la cherchait. Cette réserve peut s'appliquer au vertige auriculaire , désigné sous le nom de vertige de Ménière , que l'on sépare artificiellement de l'épilepsie auriculaire et qui, lui aussi, se développe souvent en conséquence de lésions très légères ou môme douteuses, de pharyngite chronique, etc. C'est un point sur lejuel j'aurai à revenir.

(1) Houcheroii, C. R. Acad. Se, 188o-1887.

(2) Noguel, Revue de iuri/nijotoi/ie, juillet 1886.

(3) Audilorij vertif/o. {Bmin, 1879.)

(i) E]nlepsy, vcrtigo, and enr disca^se. {Edinb. med. Journ., 1880, Febr., p. 702.) (5) On epilepsy, in ils rclulions lo car discase. [Brain, avril 1883, p. 20.)

CAUSES DÉTERMINANTES LOCALES oUl

Les affections laryngées (1) s'accompagnent aussi de troubles vertigineux, quelquefois avec perte de connaissance qu'on no peut guère différencier du vertige épileptique et qui quelquefois cèdent à un traitement local (:2).

Gbarpignon (3) a observé une épilepsie de réflexe déterminée par des calculs broncbiques. Mais bien plus souvent elle succède à des affections inflammatoires du poumon ou de la plèvre (4), à des opérations pratiquées sur la cavité pleurale, en particulier à la suite des injections, à la suite de l'opération de l'empyème (Roger, M. Raynaud, etc.). Ces causes déterminantes, qui peuvent d'ailleurs être combinées avec d'autres capables ellesmêmes d'agir seules (5), n'agissent probablement que lorsqu'il existe une prédisposition que les observateurs ont souvent négligé de recbercber. Dans la plupart des cas, l'épilepsie se produit du côté de la plèvre malade, mais cependant elle peut exister du côté opposé (6).

Le sympathique abdominal est peut-être plus souvent encore ie point de départ de convulsions réflexes.

L'exercice des fonctions digestives peut à lui seul déterminer l'accès, il n'est pas de repas qui ne soit marqué par plusieurs accès dans les services d'épileptiques. Mais certains aliments sont quelquefois capables de déterminer l'accès chez un épileptique. M. Delasiauve a cité des malades constamment pris d'un accès après avoir fait usage d'un même aliment. Chez les enfants, les convulsions résultent souvent d'écarts de régime. Les affections chroniques de l'estomac ont été admises comme cause d'épilepsieparun grand nombre d'auteurs (Hippocrate, Galien, Sen-

(1) Massci, Contribution à C étude, des nrrroses lanjngicnnes. [Ann. des mal. du laryn.r, 1818.)

(2) Gasquet, Note on a tan/ngcal vertifje. [The Practitioner, Aug. 1878.)

(3) Gaz. des hôpitaux, 187 G.

(4) Auhoin, De Pépilepsie et de f'/iéitripléf/ie pleurétique ; Ui., 1878. — Ropcrt, Étude sur l'épilepsie pleurétique, 1884. — De Céreiiville, Des manif estât io)is encéphaliques de la pleurésie purulente. [Rev. tuéd. de la Suisse romande, 1888, p. 1.)

(5j Lemaire, Note sur un eas d'epilepsie pneumonique chez un alcoolique. [Rev. de médecine , 1888, p. 83G.)

(fi) P. Bei hez, Pleurésie purulente gauche, empi/èmc, attaques épilepti formes et hémiplégie incomplète du côté opposé à l'empyème. [Reçue de médecine, 1886,

iiert, Mercuiialis, Portai, elc), et môme l'embarras gastrique, aussi Ferrara et Allegretli se seraient-ils bien trouvés de l'ipécaouana. Delasiauve prétend aussi avoir quelquefois obtenu de bons résultats des vomitifs. Dans ces dernières années, M. Lépine (1) est revenu sur le rôle que les écarts de régime chez les gros mangeurs peut jouer dans la production de Tépilepsie, et, M. Pommay (^2) a rapporté des cas analogues où l'alcool joue un certain rôle. Dans le seul de ces cas où on se soiL préoccupé des antécédents (Lépine), on trouve une mère très nerveuse et un oncle maternel qui a eu la danse de St-Guy ; on est donc en droit de penser que les troubles gastriques ne sont pas comme les autres troubles périphériques, ne jouent que le rôle de cause déterminante. Gowers a cité un enfant qui, paraissant en parfaite santé, avala un crayon d'ardoise et eut un accès quelques heures après ; deux mois après il succomba, et on trouva un gliome dans la protubérance. Les écarts de régime n'agissent pas d'ailleurs exclusivement par l'irritation locale qu'ils provoquent; il y a tout lieu de croire qu'ils sont susceptibles d'agir par les auto-intoxications qui peuvent s'ensuivre. La migraine reconnaît souvent cette étiologie, et, au dernier congrès international de médecine mentale, M. Bettencourt-Rodriguez (de Lisbonne) a rapporté des cas de vésanies provoqués par des auto-intoxications.

Il faut remarquer d'ailleurs que certains troubles gastriques font partie du paroxysme épileptique.

Les entérites, les diarrhées des enfants sont aussi fréquemment que les troubles gastriques le point de départ de convulsions. Chez l'adulte, l'épilepsie peut aussi succéder à des troubles du môme genre (Marotte), mais les corps étrangers de l'intestin et les vers intestinaux (3) paraissent avoir plus d'importance. Trousseau a cité plusieurs exemples d'épilepsie occasionnés par le tœnia. Les [ascarides peuvent donner lieu aux mômes acci-

(1) De répilepsie survenue à la suite d'écarts de régime chez des individus très sanguins, et de son traitement. [Rev. memuelLe de méd. et ehir., 18 il, p. o7.3.)

(2) Pommay, Contrib. à l'ét. de répilepsie gastrique et de ses relations avec >X'rtaines névroses du nerf vague. [Rev. de méd., 1882, p. 449.) — Eloy, Cotitri- Imtion à l'étude des pseudo-éjMlepsies, etc. {Union médicale, 1883, nos o-l.)

(3) Descamps, Épilepsic vermineuse. [Arch. de méd. belge, 1872.)

dents, et aussi les lombrics (1). Souvent l'épilepsie disparaît à la suite de l'expulsion, niais il n'est pas rare qu'elle survive. En tout cas, cette cause ne peut pas, si l'on considère le nombre énorme d'individus affectés de vers intestinaux qui n'en éprouvent aucun accident convulsif, être regardée autrement que comme une cause occasionnelle. D'ailleurs cette môme cause détermine quelquefois en même temps d'autres troubles nerveux (:2), et dans certains cas, on relève chez d'autres enfants de la même famille , d'autres accidents nerveux; tel le fait de Rose Cormack, d'une enfant qui eut (3) des convulsions qui cessèrent après l'expulsion de lombrics, et dont cinq frères avaient été atteints pendant la dentition de laryngite striduleuse. Krause a signalé un cas curieux où une attaque d'épilepsie parut être provoquée par l'accumulation dans l'intestin de larves de mouclies vomitoria et aiithomyx camcularis).

Shmigero (4) a vu une épilepsie disparaître avec la guérison d un prolapsus rectal. Mais une suspension des attaques convulsives dans ces conditions ne prouve pas nécessairement que TafTection rectale jouait le rôle de cause. Dans le fait suivant par exemple, l'opération a provoqué une pertui'bation qui a été suivie d'une guérison relative, bien que l'épilepsie ait débuté avant l'apparition du prolapsus du rectum.

Observation LXXIX. — Hérédité alcoolique, convulsions de Venfancc , épilepsie, prolapsus rectal, rémission à la suite de l'opération.

S., 31 ans, entré le 17 octobre 1887, son père est mort de delirium tremens à 51) ans. Il avait commencé k boire peu de temps avant la conception du malade; il était sujet à de violentes colères. — La mère est morte il y a deux, mois, âgée de 69 ans, d'une hypertrophie du cœur; pas d'antécédents névropathiques de ce côté. — tJn frère plus âgé et une sieur plus jeune sont bien portants. Lui seul a eu des convulsions pendant l'enfance. A la suite d'une crise (pi'il a eue vers 2 ans, il aurait été longtemps paralysé du côté gauche et a parlé difticilement jusqu'à 4 ans. A partir de l'âge de 9 ans il a eu des vertiges et des attaques se

(1) Fidelin, Des accidents produits par les ascarides lombricoïdcs et les oxyures vvriniculaires; tli., 187.'3, p. 29.

(2) Mac Keudrick, Connexion of tàe présence of tœnia with paraplegia and enik'psy. {Lance t, 1865.)

(3) Clinical studies illustrated by cases observed in liospital and private practice, Louclou, 1876, t. II.

(i) London Med. record., 1883, p. 518,

manifestant le jour on la nnil et se répétant tons les jours jusqu'à lo ou 10 ans. Ces crises se sont peu à peu éloignées; il n'en avait plus ([u'une ou deux par semaine. Depuis la mort de sa nu'M-e, il a eu sept ou huit attaques par jour et il en est résulté un grand affaiblissement intellectuel.

Ses attaques ne sont annoncées que par des émotions très vagues, il . pousse un cri, pivote sur le côté gauche et tombe rigide sans mouvements très apparents ; il perd complètement connaissance mais revient H lui assez vite, il n'urine pas, ne se mord pas la langue. Il lui arrive souvent, à la suite de ses accès ou de ses vertiges, de faire des excentricités : on le voit manger une pomme de terre crue, briser des meubles, s'acharner après une serrure fermée, etc. Dans l'intervalle des accès il est assez calme ; mais la fréquence de ces accès le rend incapable de travailler ailleurs que chez sa mère. On a tenté plusieurs apprentissages mais sans succès. 11 a appris à lire et à écrire. 11 buvait de temps en temps. 11 y a trois ans, à la suite d'excès alcooliques, il a eu un délire violent, il croyait qu'il avait un moulin dans le ventre, il avait des hallucinations de la vue pendant trois jours. L'année suivante, dans un nouvel accès du même genre, il se croyait Dieu.

Depuis trois ans, il a un prolapsus du rectum dont il ne peut rapporter la cause ; ce prolapsus est actuellement irréductible. Pas de stigmates physiques, léger aplatissement de la face à gauche, la main est assez faible de ce côté et donne au dynamomètre 25 au lieu de 3:i à droite. Depuis son entrée il prend 4 grammes de bromure de potassium. Les accès ont diminué de fréquence.

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Totaux. . . .

Depuis le commencement de 1889, son prolapsus était devenu le siège d'ulcérations douloureuses et avait augmenté de volume. On décida de le taire opérer. L'opération fut faite le 8 février par M. Schwartz; la guérison de la plaie a été assez longue à obtenir, mais à partir de l'opération il n'a plus eu aucune attaque avec chute; les vertiges ont diminué, mais il a eu plusieurs accès d'excitation.

Les coliques hépatiques se sont quelquefois accompagnées de con V ulsion s épilep tiform es .

Les maladies des organes urinaires et génitaux peuvent aussi provoquer des troubles épileptiques. Erlenmeyer a décrit un vertige ah are ter a lœsa (1).

La rétention d'urine, les calculs du rein ou de la vessie, ont quelquefois occasionné des attaques. Duncan a cité un enfant de cinq ans, guéri du mal caduc par l'extraction d'un calcul vésical.

Les affections du testicule ont aussi été incriminées et on n'a pas craint d'intervenir contre l'épilepsie par la castration (Ghapman), qui a aussi été pratiquée chez les femmes (2).

Sennert avait déjà, après Galien, signalé le rôle des atfections utérines dans Fétiologie de l'épilepsie. ïissot niait son inHuence. Mais Marrotte, Lawsou Tait, Terrillon (3), etc., ont cité des exemples qui montrent bien leur importance comme cause occasionnelle. Le fait de ce dernier auteur est particulièrement intéressant au point de vue de l'influence des fonctions utérines ; il s'agit d'une fille dont le père est épileptique, elle a eu un accès à sept ans; depuis qu'elle est menstruée, elle a des attaques avant chaque période ; elles ont augmenté de fréquence pendant une première grossesse, ont cessé après l'accouchement pour reprendre avec les règles et ont suhiune nouvelle recrudescence à une nouvelle grossesse.

Parmi les auteurs qui ont le plus exagéré le rôle des affections utérines dans l'étiologie de l'épilepsie, il faut citer Madden (4), qui affirme que c'est à peine s'il peut se rappeler un cas d'une forme quelconque d'épilepsie chez la femme, qui n'ait été en connexion avec quelque dérangement des fonctions sexuelles Cet auteur n'est peut-être pas fondé à généraliser son observation; étant accoucheur, il est assez naturel qu'il soit consulté surtout par des femmes qui ont des affections utérines.

Les lésions matérielles de l'encéphale déterminent souvent

(1) Deutsch, med. Woch, 1878, 44 et 4.j.

(2) J. Scliramm, Uchcr castration bei Epilcpsie. {Bcvl. klin, Woch 1887 n 'ÎS :

(3) Note sur un cas (Vépilcpsie (rorn/inc utérine. {Ann. de Gméc ini'n issi t. XV, p. 401.) ^^^«''('•jjum 188),

(4) On mental and nervous dtsorders peculiar ta wonien. (Trans oftho A^n,i. of médecine in Ire/and, t. I, 1883, p. 2o0.) ^ '

Cn- FÉRÉ.

306 ÉPILEPSIES ET ÉPILEPTIOUES

Tépilepsie générale d'emblée, et en parliciilier les néoplasmes. Dans ces cas, il est impossible de dire dans quelle mesure le rôle de la prédisposition est négligeable. Il est certain que des lésions de môme nature et semblablement situées sont accompagnées de phénomènes épileptiques dans quelques cas et n'en ont jamais provoqué dans d'autres. Dans quelques cas ces lésions semblent provoquer une irritation qui ne constitue qu'une prédisposition acquise : il existe quelques faits dans lesquels une lésion préexistante ne s'est accompagnée de troubles épileptiques qu'à la suite d'un cboc moral ou physique. On a rencontré des tumeurs de toute nature dans le cerveau des épileptiques, les plus fréquentes sont sans contredit les tumeurs tuberculeuses; mais il s'en faut que ces néoplasmes déterminent nécessairement l'épilepsie. On peut en dire autant des tumeurs gommeuses de la syphilis.

La syphihs peut d'ailleurs agir comme cause de l'épilepsie, autrement que par la production des tumeurs volumineuses; les méningites, les artérites, les encéphalites scléreuses ou gommeuses, peuvent jouer le même rôle et toutes, indistinctement, peuvent même, lorsqu'elles siègent dans la zone dite motrice, déterminer non pas seulement des épilepsies partielles, mais encore des épilepsies vulgaires se traduisant par le vertige ou des équivalents psychiques.

Les lésions dites spontanées de l'encéphale d'origine vasculaire, ramollissements ou hémorragies, peuvent déterminer les mêmes effets. Et une circonstance qui semble indiquer que dans ces cas d'épilepsie à forme vulgaire, la lésion cérébrale ne joue pas d'autre rôle que celui d'une irritation périphérique, c'est qu'il peut arriver qu'une autre excitation périphérique, telle qu'une application de pointes de feu sur le cuir chevelu, peut amener la suspension des accidents.

Les néoplasmes du crâne peuvent aussi déterminer l'épilepsie, qui se développe encore quelquefois en conséquence d'abcès intra-crâniens secondaires à des ostéites crâniennes (1).

(1) Charcot et Vulpian, Douleur ficc sicgant au niveau du pariétal gauche ; porte de cnninnssance et conrulsioiis dans le côté droit du corps revenant par accès. {Soc. de Biol. et Gazette tnéd., 1804, p. G17.)

L'épilepsie est souvent provoquée, en l'absence de toute préclisposition évidente, par des lésions Iraumatiques du crâne, des méninges ou du cerveau.

L'action du traumatisme sur le développement de l'épilepsie peut être immédiat lorsqu'il existe une fracture avec enfoncement des fragments ou une saillie d'un éclat de la table interne ■ou un épanchement sanguin. Le rapport delà cause à l'effet peut être mis en évidence par la cessation des accidents à la suite du •relèvement des fragments ou de l'évacuation de la collection liquide. Assez souvent les accidents se produisent tardivement par suite de rirritation provoquée par une esquille, une saillie osseuse, un épaississement des méninges, etc. Maréchal (1) rapporte l'observation d'une femme guérie d'une plaie de tôte à la suite de laquelle une portion considérable d'os du crâne fut enlevée et qui devint épileptique. Ce chirurgien supposa que les accidents étaient dus à un étranglement du cerveau qui, dans ses mouvements d'expansion, pénétrait dans la solution de continuité et formait une sorte de hernie ; il fit faire un bandage pour diiaintenir la cicatrice, elles convulsions disparurent.

Les chutes, les coups sur la téte ont souvent été invoqués comme cause d'épilepsie. Il est probable que ces traumatismes ■non pénétrants peuvent provoquer l'épilepsie : Westphal a pu irendre épileptique des cochons dinde en leur donnant des coups répétés sur la téte ; mais il faut bien convenir que la relation .de la cause à l'effet est souvent difficile à reconnaître, grAce à cette circonstance qu'en général l'épilepsie ne survient qu'à un intervalle assez éloigné du choc. Toutefois, cette influence n'est pas contestable (2); on peut citer des exemples d'épilepsie survenue à la suite de choc sur la tôte, et guérie à la suite de l'opération du trépan, sans qu'on ait relevé aucun signe d'h-ritation.

Si certaines lésions du cerveau, surtout lorsqu'elles occupent un siège spécial, peuvent déterminer l'épilepsie en dehors de toute prédisposition, en est-il de même des lésions de la moelle

(1) Qiiesuay, Mem. de l'Acad. dec/iir., t. I, p. 209.

(2) Aiidersoii, Cane of ejulcpsi/ folloiving concussion of ihe hvnin tr

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épinière? J. Frank (I) a décrit une épilepsie en rapport a\ec des lésions de la moelle ou du racliis paraissant surtout fréquente chez les rachiliipies (Harless), mais une certaine confusion s est établie sur le terme d'épilepsie spinale, qui comprend deux groupes de faits distincts.

M. Brown-Séquard a vu répile[)sie succéder à des lésions expérimentales très diverses de la moelle épinière : section transversale complète ou presque complète d'une moitié latérale, section transversale simultanée des cordons postérieurs, des cornes grises postérieures ou dîme partie des cordons latéraux, section transversale soit des deux cordons postérieurs, soit des deux cordons antérieurs seuls, seclion transversale complète, sinii)le piqûre (2). Pour provoquer les attaques sur les, cobayes ainsi rendus épileptiques, il faut irriter une zone cutanée, zone épileptogène, située sur la partie latérale de la face et du cou, du même côté que la lésion unilatérale de la moelle. Cette zone doit sa sensibilité au trijumeau, à plusieurs branches cervicales antérieures el surtout aux branches postérieures de deuxième, troisième et quatrième paires. Ces zones épileptiques ont de singulières particularités. Chez un animal qui a subi depuis quelque temps l'hémisection de la moelle, elle perd en partie sa sensibilité et possède au plus haut degré la propriété de provoquer l'attaque. Après plusieurs mois, la sensibilité reparaît, et la propriété épileptogène diminue, mais la guérison est incomplète, les centres nerveux conservent leur hyperexcitabilité. Si l'on meta nulesnerfs qui se rendent à cette zone, cette excitation directe n'est pas suivie d'attaque : on sait d'ailleurs que les extrémités péri[)hériques des nerfs sont plus irritables que le tronc. Quand on a mis à nu un des nerfs d'une zone épileptogène, il devient très difficile, quelques jours après, de déterminer des convulsions par l'irritation de cette zone : dans ce cas encore, l'animal reste cependant sujet à des attaques spontanées; il guérit cependant quelquefois ; et ces faits se trouvent d'accord avec les guérisons ou les améliorations que l'on observe quel-

(1) Traité de pal/ioloi/ic inlcrue. t. lU, p. 3;i4,

(2) C. R. de la Soc. de nio/oi/ie, 18:i0. — Arc/i. oên. de méd., t. Vll, I806. — Bull. del'Acad. de méd., 1856, t. XXII. — Journal de P/iysiologic, t. I, I808.

qiiefois chez riiomme à la suite d'une irritation vive par un vésicatoire, un cautère, etc., d'une zone épileptogène ou encore par la section du nerf qui s'y rend.

Cette épilepsie expérimentale peut se retrouver sur l'homme chez lequel elle se développe, principalement à propos de lésions par compression de la moelle épinière. Un des cas les plus remarquahles est dû à M. Dumesnil, de Saint- Yon (1) , mais on peut citer d'autres exemples de Gendrin, de Charcot et Bouchard, de Gedding, de Wehster, de Leudet, d'Ollivier d'Angers, de Rilliet et Barthez, de Michaud, de Wesfphal(2), de Lohlois (3). Quelquesuns ont trait à des traumatismes, d'autres à des afTections néoplasiques on inflammatoires de la moelle ou de ses enveloppes.

Coxwell a vu des convulsions épileptiformos dans un cas de méningo-myélile cervicale (4); Oppler en a aussi observé dans le cours d'une méningo-myélite traumatique (o).

Une observation rapportée par MM. Tuffjer et Hallion (6) peut servir i\ faire soupçonner que l'action des traumatismes médullaires est favorisée par la prédisposition : il s'agit d'un malade chez lequel les accidents épileptiques se sont développés cinq ans après un traumatisme du rachis; il avait eu des convulsions dans son enfance, et les trois autres enfants de ses parents avaient succombé aux convulsions. Il faut remarquer d'ailleurs que dans les autres exemples d'épilepsie développée consécutivement à uu traumatisme de la moelle les accidents convulsifs se produisent généralement un certain temps après le choc.

A côté de l'épilepsie vulgaire qui se développe à propos d'une lésion spinale, il existe une autre manifestation morbide ^laquelle M. Brown-Séquard réserve la désignation cV épilepsie spinale (7) et

(1) Ga^. des /inp., 1862, p. 470.

(2j Charcot, Leçons sur les maladies du système nevveux, t. II, 3" tHl., p. l:}7.

(3) Leblois, Considérations sur les rapports de l'épilepsie avec la tnanie périodique, tli., 1802, p. 20.

(4) Brain, avril 1883, p. 84.

(5) Ruckenmarks Epilepsie. [Arch. fur Psi/ch. et Nerr., M. IV, 3 H.)

(6; Tuffier et Halliou, Des suites éloif/nécs des traumatismes de la moelle {Nouv Icon. de la Salpétrière, IS88, i). 22i.) (7) Joiirn. de la Physiologie, ISoS. — Archives de Physiologie, 1868.

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constituée par des convulsions cloniques et toniques quelquefois extrêmement violentes. Elle peut se manifester lorsque la continuité de la moelle dans une moitié est interrompue soit par une lésion traumatique, soit par une lésion organique, quelquefois spontanément, mais plus souvent à la suite d'excitations cutanées et particulièrement par le froid ou par la traction sur les muscles. L'épilepsie spinale de BroAvn-Séquard mérite d'être rapprochée de la trépidation épileptoïde provoquée, observée plus tard par M. Gliarcot et Vulpian, et que M. Cliarcot décrit dans les termes suivants.

« Lorsqu'on saisit dans la main l'extrémité de l'un des pieds et qu'on l'étend un peu brusquement sur la jambe, il se produit presque aussitôt dans toute l'étendue du membre correspondant une sorte tremblement convulsif, qui rappelle la trémulation déterminée par l'intoxication s tri ch nique. Cette trémulation, qu'il faut bien se garder de confondre avec le tremblement particulier qui survient à l'occasion des mouvements voulus, ne reste pas toujours bornée au membre dont le pied a été étendu, elle se propage quelquefois au membre du côté opposé : ragitation peut se montrer alors assez intense pour se communiquer k tout le corps et même au lit où repose le malade. Elle persiste pendant plusieurs minutes ou môme beaucoup plus longtemps, après la cessation de l'excitation qui l'a mise en jeu. »

On la rencontre dans le mal de Pott (Hérard), dans les compressions lentes de la moelle épinière en général (Charcot), dans la pachyméningite cervicale hypertrophique , dans les myélites transverses, dans la sclérose en plaques, dans la sclérose latérale amyotropbique, dans l'hémiplégie avec contracture; dans tous les cas où il existe une dégénération secondaire ou primitive des cordons latéraux. On la retrouve encore dans la paraplégie hystérique (Charcot), dans plusieurs maladies générales, ou en conséquence de quelques lésions locales (arthrites, fractures). On a cru qu'elle était de même nature que l'exagération du réflexe rotulien; mais elle paraît en différer, car MM. deFleury (1) a vu qu'elle peut coïncider avec l'état normal des réflexes (affec-

(1) M. (le Fleury, Note sur les rapports de la tn'-pnlation épileptoïde du pied avec l'exagération des réflexes rottiliens. {Revue de médecine, 1884, p. 656.)

CAUSES DÉTERMINANTES LOCALES oll

tions articulaires ou fractures), ou môme avec l'abolition des réflexes (convalescence de la fièvre typlioïdc), et que, d'autre part, elle peut disparaître par l'application de la bande d'Esmarcb, alors que l'exagération des réflexes persiste. MM. Pitres et de Fleury (1) ont déjà fait remarquer que les secousses du clonus du pied sont un peu moins rapides que celles du clonus du genou, il est facile de véiifier que comme le clonus volontaire, la trépidation provoquée est d'autant plus rapide qu'on l'étudié soit dans les membres, soit au cou ou à la mâchoire, dans un point plus rapproché des centres nerveux : sur un même sujet, la trépidation provoquée de la mâchoire est environ d'un tiers plus rapide que celle du pied, mais ce n'est par le moment d'insister sur ce point.

Dans l'épilepsie spinale, il se produit quelquefois de la géne de la respiration que M. Brown-Séquard explique par raugmentation de la consommation de l'oxygène; mais qui paraît due aussi en partie à ce que la moelle du thorax et celle de l'abdomen prennent part à la convulsion.

(1) Pitres et de Fleury, Note sur les caractères graphiques de la trépidation épileptoïde dupied et de la rotule. [Ibid., 1886, p. 45G.)

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