‹ Les épilepsies et les épileptiquesChapitre 49 sur 94 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

La simulalion de Fépilepsie est livs fréquente riiez les mendiants en faveur desquels elle excite la charité publique, chez les délinquants auxquels elle sert d'excuse légale, chez les conscrits et chez les militaires pour lesquels elle peut être une cause

d'exemption ou de réforme.

De Haen raconte qu'une jeune fille simula Tépilepsie dans l'espoir qu'on tenterait de la guéiir par le mariage et qu'un moine paresseux et gourmand recourut h la môme manœuvre pour échapper à la règle monacale. De nos jours ces périphrases ne sont plus usitées; mais la simulation de l'épilepsie n'en est pas moins très commune. Cette simulation est relativement facile, parce que, l'épilepsie étant une maladie qui présente de longs intervalles de santé, il suffit de représentations de courte durée. Et en outre, en l'aison de cette brièveté des paroxysmes, de la variété des symptômes, les intéressés peuvent alléguer purement et simplement des accès convulsifs ou quelques-uns des phénomènes.subjectifs les plus connus.

Il est difficile d'affirmer la sincérité d'une manifestation épileptique à laquelle on n'a pas assisté. Nous avons vu en effet que le paroxysme se présente sous des formes très diverses non seulement chez les différents malades, mais chez le même malade; les caractères les plus typiques sont difficiles à saisir. On ne peut s'en rapporter qu'à des signes physiques directement constatés par une personne compétente.

D'ailleurs existe-t-il des signes pathognomoniques de l'attaque d'épilepsie ? Aucun des phénomènes moteurs n'est caractéristique. Quant aux troubles de la sensibilité générale on n'a que des moyens très défectueux pour les apprécier, les simulateurs

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