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CHAPITRE II

ÉPILEPSIE PARTIELLE Conditions éliologiques.

L'épilepsie partielle, déjà décrite par Bravais (1) sous le nom d'épilepsie hémiplégique, est cette forme d'épilepsie dans laquelle les convulsions sont limitées d'ordinaire à une moitié du corps, ou môme à une région, à un groupe de muscles, à la face, au membre supérieur ou au membre inférieur; elle a surtout été bien étudiée depuis 1866 par M. Hughlings Jackson, et on l'appelle souvent épilepùe j acksonnienne .

L'épilepsie partielle se rencontre chez des individus qui dans l'enfance, quelquefois très près de la naissance, ont été pris de convulsions, suivies d'hémiplégie qui s'est compliquée au bout d'un temps variable de mouvements convulsifs. Cette forme pourrait môme ôtre congénitale, et serait alors compliquée d'un arrêt de développement unilatéral beaucoup plus considérable.

Quelquefois elle apparaît à une période plus ou moins éloignée de la naissance chez des sujets qui ont été atteints d'une paralysie hémiplégique ou partielle en rapport avec une lésion cérébrale d'origine vasculaire; elle est aussi alors précédée de troubles paralytiques. D'autres fois elle constitue un symptôme d'une affection méningitique plus ou moins aiguë ou chronique, elle est alors précédée et accompagnée des phénomènes spéciaux de l'affection à laquelle elle est liée. Elle apparaît encore comme phénomène accessoire dans certains troubles purement vasomoteurs, dans quelques formes de migraine.

On a décrit sous le nom d'épilepsie syphihtique, des épilepsies partielles qui sont en rapport avec le développement de néo-

ll^'''^''' W^omes et le traitement de l'épilepsie hémi-

plasmes spécifiques des méninges ou du cerveau. Mais ces épilepsies ne différent pas par leur forme de celles qui peuvent être déterminées par toute autre production néoplasique des mêmes tissus ou par une irritation due à un enfoncement traumatique des os du crâne, un corps étranger. Ces différentes convulsions mériteront cependant de nous arrêter parce que les troubles qui les accompagnent sont assez capables d'en faire reconnaître l'origine.

Ce ne sont pas seulement d'ailleurs les traumatismes cérébraux ; ce ne sont pas seulement les lésions irritatives de l'écorce cérébrale ou des fibres qui en partent qui sont capables de provoquer le syndrome épilepsie partielle. Il peut encore être la conséquence d'une irritation périphérique portant soit sur les nerfs des membres, soit sur les nerfs du tronc ou des viscères.

L'épilepsie partielle avec ou sans combinaison de paralysie peut s'observer à la suite d'affections de la plèvre et en particulier à la suite de l'opération de l'empyème; elle se produit alors en général du même côté que l'intervention chirurgicale. La pathogénie de cette épilepsie dite réflexe est tout aussi obscure que celle des autres épilepsies d'origine viscérale.

L'épilepsie partielle peut encore se présenter accompagnée ou non de paralysie dans l'urémie (1). On l'a attribuée dans ces conditions à des œdèmes localisés ; mais la localisation de l'œdème n'est pas chose très facile; il est possible que l'urémie ne joue que le rôle d'agent provocateur. Du reste, dans un cas d'épilepsie partielle développée sous l'influence de l'urémie, M. Raymond a trouvé une lésion ancienne du cerveau dans le centre moteur des parties qui étaient le siège de la convulsion. Ce fait n'est pas exceptionnel, il n'est pas très rare de voir d'anciens foyers médullaires ou cérébraux rappelés à l'activité par une cause occasionnelle qui n'a en général que des effets transitoires si elle-même guérit. M. Pierret a relevé ce fait à la Société des sciences médicales de Lyon (2) et a désigné

(1) Raymond, Sur la palhogénie de certains accidents paralytiques observés chez les vieillards. {Rev. de médecine, 1883, p. 70o.) — Chantemesse et Tenneson, De l'hémiplégie et de l'épilepsie partielle urémique. (Jbid., p. 933.) — ChaufTard, Areh. gén. de méd., 1887 (juillet).

(2) Bulletin médical, 1887, p. 1280.

cette catégorie de malades sous le nom de cicatriciels. Comme M. Pierret, MM. Rollet et Diday ont constaté que ce rappel a l'activité des anciennes lésions sous l'influence du surmenage, des émotions, du refroidissement, se présente assez souvent chez les syphilitiques.

M. Gharcotqui, en 1876, a décrit avec le plus grand soin répilepsie partielle d'origine syphilitique, distingue dans l'épilepsie partielle trois formes principales : 1" Tépilepsie partielle ou hémiplégique proprement dite ; 2° Yépilcpsie partielle tonique ou avec contracture; Vépilepsie partielle vibratoire, h'épilepsie partielle de C enfance, qui constitue un symptôme de l'hémiplégie spasmodique infantile (1), peut se présenter sous ces différentes formes; mais, en raison de sa marche, elle mérite une description spéciale.

Vèpilepsie partielle de l'adulte peut se présenter à tout âge. Tantôt elle se produit chez des individus en apparence absolument sains jusque-là ; tantôt chez des sujets qui présentent un certain degré d'hémiatrophie plus ou moins limitée trahissant un arrôt de développement dû à une lésion cérébrale développée soit dans la période fœtale, soit dans l'enfance; tantôt enfin, elle apparaît chez des sujets qui sont atteints d'hémiplégie plus ou moins complète avec ou sans contracture.

Quelquefois elle se manifeste sans causes connues; d'autres fois elle apparaît à l'occasion d'un traumatisme, d'une émotion morale, d'un excès alcoolique, d'une maladie aiguë.

Observation I. — Épilepsic partielle provoquée par un traumatisme;

antécédents convulsifs.

S., âgé de 22 ans, cultivateur, est le fils d'un père ivrogne. Il a eu SIX frères et deux sœurs plus âgés que lui; les six frères auraient eu des attaques epdeptiformes qui ont commencé de 15 à 18 ans II a eu des convulsions a 8 mois sans cause connue, il ne lui est resté m paralysie m trouble de développement apparent; mais il n'a commencé à parler qu'à 18 mois et il bégaie. Il y a un an, en aidant à ferrer un cheval, il a eu le pouce de la main droite écrasé. Il fut pris

(i) Marie, ^vi Hémiplégie spasmodique infantile , in Dicl. encycl. des se med. 4« série, t. XIII, 1888.

quelques heures après d'une douleur de tête siégeant dans la région frontale, sans prédominance latérale. Cette douleur dura pendant trois jours; il fut alors pris de sa première attaque. Une sensation de chaleur part du pouce blessé et remonte le long du bras, le pouce se fléchit, le membre supérieur se lève tout d'une pièce en trépidant, la face se contorsionne et se dévie à droite, puis la jambe s'étend en s' animant de mouvements convulsifs; il perd connaissance, puis tout s'arrête. Il reste ahuri pendant quelques minutes; son bras reste faible pendant plusieurs heures. Ces attaques se reproduisent depuis sous la même forme, environ une fois par mois.

Observation II. — Épilepsie partielle provoquée par une émotion morale; antécédents convulsifs.

M., âgé de 15 ans, n'a aucun antécédent névropathique dans sa famille; ses parents, qui n'ont pas eu d'autre enfant, sont d'une excellente santé et sobres. Sa mère fut prise des douleurs de l'enfantement lorsque les Prussiens envahissaient son village; elle eut une grande frayeur, mais n'eut aucun trouble caractérisé, l'accouchement se faisait d'ailleurs à terme. L'enfant paraissait bien constitué. A 6 mois, il eut, à propos d'une diarrhée, des convulsions générales qui durèrent une heure et demie; il lui en est resté un strabisme convergent de l'œil droit. Il s'était bien développé et n'avait jamais été malade depuis, il était intelligent, apprenait facilement à l'école. Il y a deux ans, à propos d'une réprimande de son maître, il éprouve une sorte d'oppression, sa main gauche se crispe, le bras se lève cntrémulant, la face grimace en se tournant à gauche, il a une légère obnubilation ' de la vue sans perte de connaissance, le tout durant une demi-minute. Depuis les attaques se sont répétées, envahissent quelquefois la jambe ; ou se généralisent et s'accompagnent alors de perte de connaissance et de miction involontaire. C'est seulement depuis que ses attaques se renouvellent plus fréquemment, environ une fois par semaine, qu'il s'aperçoit que sa main gauche est plus froide que l'autre.

Observation III. — Épilepsie partielle provoquée par un excès

alcoolique.

D., 55 ans, forgeron, ne donne aucun renseignement positif sur sa famille. Il prétend qu'il n'a jamais fait aucune maladie. Il a été soldat, et a fait la plus grande partie de son temps en Algérie sans aucun trouble dans sa santé. Mais il a contracté l'habitude de boire, et il s'enivrait de son propre aveu au moins une fois ou deux par semaine, lorsqu'il y a une dizaine d'années, dans une rixe il blessa gravement un de ses camarades. Il avait cessé de boire depuis cette époque et ne s'était jamais plus enivré. Il y a trois mois, ayant réglé un petit héritage, il but plus que de coutume, sans aller pourtant jusqu'à l'ivresse. Il se coucha à neuf heures avec un peu d'agitation. A minuit il est réveillé brusquement par une douleur violente dans l'auriculaire de la main droite. Il sent que ce doigt et l'annulaire se crispent en se flé-~

chissant fortement contre la paume de la main , son bras se lève en trépidant, sa face se tourne vers la droite, il mâchonne et grimace et perd connaissance, son membre inférieur fait quelques mouvements de flexion ; puis tout mouvement cesse. 11 baille quatre ou cinq fois et il revient à lui. Les mêmes attaques se sont renouvelées huit fois depuis. En outre chaque soir, lorsqu'il s'endort , ses deux membres du côté droit , ou plus souvent le bras seul , s'agitent de quelques secousses , auxquelles la face ne paraît pas participer. La pression dynamométrique est moindre à droite, 45, qu'à gauche, -60, et bien que la première soit plus exercée, elle est manifestement moins volumineuse; du reste les deux membres supérieurs, mesurés à partir de la ligne médiane du sternum, offrent une différence de longueur de deux centimètres aux dépens du droit. Aucune différence notable des deux membres inférieurs. D. a une hernie inguinale droite depuis cinq ans. Il a eu trois enfants : l'ainé a 21 ans et se porte bien ; le second est mort à 17 ans, d'une hernie inguinale droite étranglée; une fille mort-née.

Observation IV. — Hémiplégie; épilepsie partielle au cours

d'une pneumonie.

B., mécanicien, âgé de 43 ans, est d'une famille de rhumatisants. Son père et une tante maternelle ont eu plusieurs attaques de rhumatisme articulaire aigu , et ont succombé à des maladies du cœur. Sa mère est bien portante, et les renseignements héréditaires sont négatifs de ce côté autant au point de vue diathésique qu'au point de vue névropathique. — Sa sœur aînée n'a eu qu'une légère attaque qualifiée douleurs de croissance vers 12 ans. Lui-même avait toujours été bien portant jusqu'à l'càge de 25 ans. C'est alors qu'il eut une attaque de rhumatisme articulaire aigu généralisé avec endocardite. Il lui en est resté une lésion mitrale très manifeste , rétrécissement avec insuffisance. A. l'âge de 34 ans, étant en train de travailler à son métier de tailleur, il fut pris d'un malaise général et bientôt d'une douleur violente dans la région pariétale gauche qui apparut brusquement et fut immédiatement suivie de perte de connaissance. Lorsque le malade revint à lui au bout d'une heure environ, il avait une hémiplégie droite et il était incapable de prononcer une parole, comprenant d'ailleurs parfaitement ce qui se disait autour de lui. L'usage de la parole revint en quelques jours, les troubles de la motilité des membres s'atténuèrent graduellement; au bout de trois mois, il était capable de marcher et de se servir un 'peu de sa mam. Au bout d'un an la marche était redevenue normale et il put reprendre son métier de tailleur. Il lui restait toutefois une faiblesse et de la maladresse des doigts dont il n'obtenait plus le même service qu'autrefois. Le 28 mars 1887, trente mois après l'attaque oui avait déterminé l'hémiplégie, il fut pris de frissons de fièvre avec point de côté du côté droit. Il eut une pneumonie qui évolua régulièrement et guérit, mais au quatrième jour de laquelle.il eut une attaque d'épilepsie partielle. Cette attaque commença par une sensation de chaleur

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dans le pouce et l'index de la main droite, au moment où cette sensation de chaleur arriva au coude, le pouce et l'index se fléchirent convulsivement, puis l'avant-bras se fléchit sur le bras, le bras se leva, tout le membre alors trémulait, la face se tournait à droite, le malade perdit alors connaissance. Les convulsions envahirent la face et le membre inférieur, mais restèrent prédominantes dans le membre supérieur. Au dire de sa femme, le côté gauche aurait été complètement indemne et il en serait de même dans tous ses accès qui se reproduisent depuis lors tous les quinze jours ou toutes les trois semaines.

Lorsque Tépilepsie partielle s'est une fois développée, soit spontauément, soit sous Tinfluence d'une cause déterminante quelconque, les irritations périphériques peuvent jouer le rôle de causes provocatrices des accès ultérieurs. Un de mes malades a fini par remarquer qu'il avait toujours un accès dans la nuit lorsqu'il avait pris du café dans la soirée. Chez certains malades, il est possible de provoquer l'accès artificiellement. Chez un malade de mon service, atteint d'hémiplégie gauche avec épilepsie débutant par le membre supérieur, tout effort violent peut déterminer l'accès ; et il suffit de faire faire avec la main droite une pression de quelques minutes sur le dynamomètre pour que le membre supérieur gauche commence à trembler et qu'une attaque généralisée s'ensuive. Chez un autre malade, l'attaque peut être provoquée par la percussion répétée du tendon rotulien du côté hémiplégique ; on la voit encore se reproduire quand, par le redressement de la pointe du pied du même côté, on a déterminé la trépidation épileptoïde du membre.

Les attaques d'épilepsie partielle peuvent se produire à toute heure du jour ou de la nuit. Quand elles se reproduisent la nuit, le malade est réveillé par le spasme ou par la douleur initiale, et il assiste à sa crise comme s'il avait été pris en pleine veille. Il peut arriver, tout comme pour l'épilepsie vulgaire, que l'attaque nocturne soit provoquée par un rêve : L. a son accès chaque fois qu'il fait un rêve lubrique, que ce rêve ait été suivi ou non de pollution.

Observation V. — Epilepsie partielle dont les accès sont souvent provoqués

par des émotions morales.

G., 40 ans. — A part une émotivité extrême chez sa mère, on ne connaît dans sa famille aucune tare nerveuse. Son grand-père paternel est mort à 88 ans, sa grand'mère maternelle à 80 ans. 11 n'a pas eu de convulsions mais n'a marché qu'à 2 ans et demi, et jusqu'à 24 ans il

n*a jamais cessé de pisser au lit. Dès son enfance, il se servait difficilement de son côté gauche; mais on ne connaît pas le début de cette faiblesse. Il a été placé dans un asile à 17 ans, étant reste faible d esprit. On ne put se rendre maître de ses habitudes de masturbation qu'il avait contractées dès l'âge de 8 ans. L'année suivante,;il a eu une première attaque d'excitation maniaque qui a duré quelques heures seulement. Des attaques semblables se sont reproduites toutes les six semaines ou tous les deux mois pendant trois ou quatre ans. Puis ces accès d'excitation ont été remplacés par des attaques d'épilepsie.

Il n'existe guère d'affaiblissement du côté gauche. Au dynamomètre la main droite donne 40, la gauche 33. Il existe un peu de contracture de la face de ce côté, mais pas d'exagération notable des réflexes. Pupille droite plus petite. — Pli fessier abaissé, hernie inguinale gauche remontant seulement à deux ou trois ans.

Le 4 avril 1887, G. se trouvait mal à l'aise au moment de la visite, se plaignait de céphalée. Sous l'influence de la percussion répétée des tendons rotuliens qui provoque des réflexes exagérés, il éprouve une sensation étrange dans le bras gauche qui se soulève, tandis que la face se tourne du côté opposé ; le côté gauche de la face grimace, puis la tète se porte alternativement de droite à gauche et de gauche à droite, il se produit des mouvements de déglutition, tout le corps s'agite de secousses et se couvre de sueurs. Dès les premiers mouvements de la face, la connaissance était perdue; le malade la recouvre sitôt que les convulsions, qui ont duré une minute environ, ont cessé. G. parle d'un ton enfantin en ricanant, répond tout bas aux questions qu'on lui fait. Il répète : « Des choux, des choux, des carottes ». Il rit, se frotte les mains, il fait le tour du cabinet en cherchant des souris, en voit, tout d'un coup, il fait une salutation et a deux ou trois secousses. Continuant son tour en riant, il distribue des poignées de main. Il se plaint de secousses douloureuses dans la main gauche, tombe brusquement en arrière avec perte de connaissance, puis se relève presque aussi vite, cherche par terre, puis va à la fenêtre et dit : « Il est parti ». Il se plaint de douleurs de tête et va se jeter sur le lit de camp où il s'endort.

A partir du 6 avril, on lui applique tous les trois jours une douzaine de pointes de feu sur la région pariétale droite.

Le 14 mai, ayant reçu un coup de baguette sur la tète, il a un accès analogue à celui qui a été décrit plus haut. A la suite de cet accès il donne au dynamomètre 33 pour la main droite, 27 pour la main gauche.

Le 30 décembre, il s'est réveillé cette nuit en tremblant, puis s'est trouvé couvert de sueur. Le malaise persistait quand il est venu pour les pointes de feu. Sitôt après l'application, il s'est renversé en arrière et est resté pendant deux minutes environ agité de secousses peu intenses. Il se réveille avec une expression de gaieté et voit des souris. Son délire doux continue pendant qu'on lui applique le pneumographe. Il continue à voir des souris qu'il suit de l'œil, demande le chat, crie : u Des choux ». Tout à coup il tend l'oreille droite, parait inquiet, se

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met à pleurer. « On ne me mettra pas en cellule, je suis gentil. « Il a entendu une voix qui le nommait, mais ne l'a pas reconnue. 11 pleure. On lui dit : « Vois la souris sur le bord de la fenêtre »; il la suit de nouveau de l'œil, de même quand on la lui montre du geste. « Dormir, coucher », répète-t-il de temps en temps.

Les accès de G. se présentent toujours à peu près sous la môme forme et aussi le délire consécutif, qui est en général d'une gaieté niaise. Il a en outre des vertiges ou plutôt des éblouissements à peu près aussi fréquents que les accès. Les uns et les autres se présentent plus souvent de jour que de nuit, et ont leur maximum de fréquence aux mêmes époques. En 1886, il a eu soixante-trois accès et soixantesix vertiges. Depuis, les paroxysmes se sont présentés de la manière suivante :

MOIS

Vertiges

Accès

Vertiges

Accès

Vertiges J

li>

Après une suspension des attaques pendant quatorze mois, le 26 j uillet 1889, à la suite d"une querelle dans laquelle il fut frappé, G. eut deux attaques successives; mais ces attaques ont été beaucoup moins intenses que les précédentes et n'ont pas été suivies de délire.

11 faut remarquer que la lésion qui confère au système nerveux une aptitude spasmogène et l'accident qui met cette aptitude en évidence ne sont pas les seules conditions pathogènes de l'épilepsie partielle. Les études cliniques et anatomo-pathologiques nous démontrent en effet qu'une môme lésion mômement située peut

i déterminer cliez un individu de Tépilepsie partielle, tandis que chez un autre elle ne provoque aucune manifestation convulsive. Il semble donc qu'une prédisposition individuelle soit nécessaire

^ à la production des réactions spasmodiques.

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