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ENERGIE HELATHE DES DIFFERENTS MOUVEMENTS DE LA MAIN

1° Flexion.

Main droite Main gauche

Flexion de tous les segments des doigts (1).

Flexion des doigts, la phalangine et la phalangette étendues.

Flexion des deux dernières phalanges des doigts, les premières pha- /

langes étendues.

Petit doigt

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Les quatre derniers doigts

Les quatre derniers doigts

Flexion de la phalan

igette du pouce, la phalange

Opposition du pouce

2" Extemion.

[ Pouce

Extension desdoigts

l Index

les phalan gines et

les phalangettes

préalablement

étendues. ,

r Les quatre derniers doigts

(1) Ce mouvement de flexion n'est antre que oelni qui se fait dans l'exploration avec le dynamomètre de Pié^siier. Il est pins fort d'un dixième environ lors(iu'il est fait dans la supination que lorsqu'il est fait dans la pronation, sauf pourtant cliez des individus spécialement entraînés (rameurs). — Tous ces chifl'res représentent la moyenne d'explorations faites sur dix sujets normaux.

Main droite Main gauche

/■ Index 1033 1183

Extension de la pre- i Médius 916 1033

iriière phalange, ; Annulaire 733 966

les deux dernières j Petit doigt 683 800

restant fléchies. ' Les quatre derniers doigts

\ ensemble 1883 1985

Extension de la phalange du pouce, la phalangette

restant fléchie 1483 1233

/ Index 633 816

Extension des deux l Médius 566 600

dernières phalan- ) Annulaire 616 883

ges, la première 1 Petit doigt 464 566

restant fléchie. [ Les quatre derniers doigts

\ ensemble 1516 1816

Extension isolée de la phalangette du pouce. . . 1116 1133

3° Adduction et abduction (1).

I Pouce 2660 2740

( Index 1040 1080

\ Médius 1000 1120

Adduction. { Annulaire 860 900

] Petit doigt 680 660

[ Main (bord cubital du petit

\ doigt) 2400 2350

/Pouce 1740 1640

i Index 1880 1620

* Médius 1360 1260

Abduction. \ . , . f,,^,^ .^^^

I Annulaire ...... 920 1020

f Petit doigt 760 800

\ Main (bord radial de l'index) 3700 3300

L'étude de ces chiffres permet de faire ressortir deux faits principaux :

1° La somme de l'énergie des mouvements isolés de flexion ou d'extension de chaque doigt est plus grande que l'énergie du mouvement d'ensemble des mômes doigts quand ils agisent dans la môme direction.

(1) Les mouvements d'adduction et d'abduction sont faits, la paume de la main étant supposée dirigée en avant, le petit doigt contre le corps, et chaque doigt considéré par rapport à l'axe du corps et non par rapport à l'axe de la main.

Rapport de Vénergie des mouvements d'ensemble à la somme des mouvements isolés — 100.

Main droite Main gauche

1° Flexion de tous les segments

des quatre doigts. . . . 83,30 94,06

2° Flexion des doigts, la phalangine et la phalangette étendues 50,25 52,59

3° Flexion des deux dernières phalanges des doigts, les

premières étant étendues. 38,93 42,20 4° Extension des doigts, les deux dernières phalanges

étendues 90,62 81,09

5<» Extension des premières phalanges des doigts , les deux dernières étant "^fléchies 55,98 49,83

6" Extension des deux dernières phalanges des doigts, les

premières restant fléchies. 66,54 63,39

Il faut remarquer que c'est dans les mouvements les plus usuels qu'il existe le moins de différence entre l'énergie des doigts agissant simultanément ou isolément. Mais, môme dans ces mouvements, la supériorité des mouvements isolés sur les mouvements d'ensemble s'accentue chez les sujets d'une intelligence ou d'une culture intellectuelle plus élevée. Elle diminue dans les conditions inverses, à tel point que, chez les sujets les plus mal doués, le rapport se trouve renversé, et que les mouvements simultanés des doigts donnent un travail plus considérable que la somme du travail de tous les doigts agissant successivement. J'ai relevé les mômes faits dans l'exploration simultanée ou isolée de l'énergie des mouvements de flexion totale des doigts, c'est-à-dire de la pression du dynamomètre ordinaire des deux mains : les sujets les plus cultivés donnent en général une somme plus forte quand les efforts sont successifs; la plupart des épileptiques et des imbéciles de mon service donnent une somme supérieure lorsque l'effort des deux mains est simultané. Chez les dégénérés, les dernières acquisitions dues à la division

410 ÉPILEPSIES ET ÉPILEPTIOUES

du travail physiologique tendent à se perdre. Du reste, on comprendra tout de suite cette altération du rapport de l'énergie des mouvements successifs ou simultanés quand j'aurai dit que, chez un bon nombre de dégénérés, un certain nombre de mouvements isolés manquent complètement.

Fig. 63.

Le dynamomètre analytique est constitué par une tablette sur laquelle sont montés : 1° Un mouvement à balancier AA', destiné à indiquer, au moyen de la traction exercée sur

un ressort B, l'énergie des mouvements d'extension A' et de flexion A des doigts ou des

orteils.

2° Un parallélogramme, permettant, par le moyen d'nne poulie F, de transmettre en G l'effort exercé sur les bornes D et D' dans les mouvements de flexion et d'extension isolés des phalanges, d'adduction et d'abduction. — Toutes les tractions sont transmises au même ressort B, dont on peut faire variei' la force; et l'intensité de l'effort s'inscrit sur le cadran par deux aiguilles, dont l'une garde la position acquise par la traction maxima.

C'est l'annulaire qui, à l'état normal, se trouve le plus souvent en défaut. Il est assez rare qu'il soit capable isolémènt de mouvements d'extension complète ; souvent il ne peut s'étendre qu'en môme temps que le petit doigt, ou le médius, et Textehsion n'est pas complète : il ne se met pas dans le plan de la face dorsale du métacarpe. En outre, il est souvent incapable de faire des mouvements d'abduction et d'adduction. L'extension

isolée d(i médius se fait aussi souvent incomplètement. Il est bon de rappeler, à propos de cette impotence relative de l'annulaire, que son développement, relatif est souvent en défaut chez les épileptiques.

Sur soixante-quatorze épileptiques qui se sont convenablement prêtés à l'examen, outre le défaut d'extension de l'annulaire et du médius et le défaut de mobilité latérale de l'annulaire, l'étude dynamométi'ique a permis de relever une très grande faiblesse des mouvements isolés des doigts. Cette faiblesse se manifeste non seulement quand le doigt exploré au dynamomètre agit seul, mais aussi quand les autres doigts exécutent un mouvement parallèle. Enfin j'ai observé les défauts suivants : seize épileptiques sont incapables d'étendre les premières phalanges en fléchissant les deux premières ; vingt-cinq sont incapables de produire isolément ce mouvement avec l'annulaire ou avec le petit doigt ; douze ne peuvent le faire isolément avec le médius ; vingt-sept ne peuvent fléchir isolément la phalangette du pouce; vingt-quatre ne peuvent étendre isolément le petit doigt.

2° Un autre fait qui frappe à première vue, c'est la prédominance assez considérable des mouvements de flexion. Si nous considérons, par exemple, les mouvements de flexion et d'extension des doigts, les phalangines et les phalangettes étendues, nous obtenons les résultats suivants :

Rapport de Vexiension à la flexion — 100 chez dix sujets normaxix.

Main droite. Main gaudic.

Pouce 39,94 35,80

Index 22,97 25,12

Médius 24,43 38,18

Annulaire 30,47 30,67

Petit doigt 20,11 40,91

Les quatre derniers doigts . 4G,76 50,14

Chez les dix épileptiques examinés comparativement, les clnlFres moyens d'extension et de flexion sont très diff'érents; il en résulte une altération imporlante de ces mômes rapports.

Energie des mouvements de flexion et d'extension des doif/ts, les phalangines et les phalagettes étendues chez dix épileptiques.

FLEXION EXTENSION Main droite. Main gauche. Main droite. Main gauche.

Pouce 4333 gr. 4888 H66 1225

Index 4700 4500 666 700

Médius 5011 4444 466 633

Annulaire 3733 2955 366 344

Petit doigt 2912 2544 288 405

Les quatre derniers doigts. 8377 8277 1833 2455

Si on compare ces chiffres à ceux que nous avons obtenus sur le même nombre d'individus normaux, on voit que, tandis que ces mouvements de flexion sont plus forts en général, il n'en est pas de même des mouvements de flexion totale de toutes les phalanges comme ceux que l'on obtient avec le dynamomètre de Régnier ; les mouvements d'extension sont, au contraire, plus faibles chez les épileptiques. Ce contraste s'accentue dans les chiffres qui indiquent les rapports.

Rapport de V extension à la flexion = 100 chez les épileptiques.

Main droite. Main gauche.

Pouce 26,90 25,67

Index 14,04 15,55

Médius 9,29 14,24

Annulaire 9,80 11,64

Petit doigt 9,82 15,91

Les quatre doigts ensemble . 21,88 29,64

On voit que, chez les épileptiques, c'est le mouvement normalement le plus faible qui se trouve le plus affaibli, c'est-à-dire l'extension.

3" Un autre fait intéressant à relever est la différence qui existe entre l'énergie des mouvements de flexion et d'extension considérés dans les deux mains. Tandis que les mouvements de flexion sont plus énergiques delà main droite que de la main gauche, c'est au contraire la main gauche qui prédomine pour les mouvements d'extension. Pour les mouvements de flexion et

d'extension des doigts, les phalangines et les phalangettes étant préalablement étendues, nous trouvons, pour la somme des mouvements des quatre derniers doigts chez dix individus normaux et chez dix épilepliques, les rapports suivants :

Rapport de l'énergie des mouvements de la main gauche à celle des mouvements de la main droite = 100.

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