SUJETS SAINS ÉPILEPTIQUES
Mouvements de flexion . . 9o,o8 98,80 Mouvements d'extension . 106,26 133,93
Ces chitïres montrent que si les gauchers de la main paraissent plus nombreux parmi les épilepliques à l'exploration dynamométrique ordinaire, cette prédominance du côté gauche se montre encore mieux à l'exploration de certains mouvements, moins habituels.
D'une manière générale, le peu d'activité intellectuelle correspond à la faiblesse des mouvements et principalement des mouvements dissociés. Chez les dégénérés, les mouvements de la main les plus défectueux sont ceux qui sont le moins développés à l'état normal et paraissent les derniers acquis.
La faiblesse des mouvements du pouce, chez les individus peu développés intellectuellement, mérite d'être rapprochée de deux faits anatomiques. L'absence du luouvement isolé de flexion de la phalangette peut être mise en rapport avec l'absence, relevée par Gratiolet, d'un long fléchisseur du pouce indépendant chez les singes. Duchenne, de Boulogne, a bien montré que c'est ce muscle qui joue le plus grand rôle dans les exercices les plus délicats de la main. Quant à la faiblesse relative des mouvements de flexion, d'adduction, d'opposition du pouce, que j'ai relevée chez plusieurs imbéciles, elle coïncide aussi avec des faits bien connus de la physiologie comparée. Gubler a appelé, il y a une douzaine d'années, mon attention sur un fait que j'ai eu souvent occasion de vérifier depuis : les muscles du pouce prennent souvent un développement considérable chez les individus abandonnés aux professions libérales et qui ne font pour ainsi dire aucun exercice de force avec leurs mains ; lorsque le
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pouce est fortement appliqué contre l'index, on voit se dessiner sur la face dorsale de la main une masse volumineuse qui fait^ au contraire, souvent défaut chez des manouvriej-s. Cette dernière disposition pourrait être attribuée à une atrophie par excès de travail, si on ne le retrouvait chez les imbéciles et dans les espèces inférieures (1).