‹ Les épilepsies et les épileptiquesChapitre 67 sur 94 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

ascendante, provoque des convulsions de la l'ace du côté opposé et limitées au domaine du facial inférieur. Suivant que l'irritation atteint plus ou moins le pied de la troisième frontale, la langue est atteinte ou non.

Une lésion irritative de l'écorce de la partie moyenne de la frontale ascendante produit des convulsions localisées du membre supérieur.

Une lésion de l'extrémité supérieure des circonvolutions ascendantes et du lobule parocentral détermine des convulsions du membre inférieur (1).

Les localisations relatives au facial supérieur, aux muscles moteurs de l'œil, au larynx ne s'établissent pas avec la même sécurité.

Quant aux localisations sensorielles, elles sont surtout fondées jusqu'à présent sur des autopsies de cas où il existait des abolitions de fonctions. Un certain nombre de faits ont pu faire croire que les lésions de la coucbe optique pouvaient produire les mêmes effetS;, à tel point qu'on a désigné les épilepsies sensorielles sous le nom d'épilepsies thalamiques. Toutefois, les faits anatomo-cliniques étudiés dans leur ensemble paraissent plus favorables à la localisation corticale. Les cas d'Anderson, de Sander (2), de Mac Lane Hamilton, de Hughlings Jackson et Beevor (3) sont particulièrement intéressants, bien qu'il s'agisse de tumeurs ou d'épanchements au point de vue de la localisation des sensations olfactives et de l'aura intellectuelle. Quoi que l'on puisse dire de l'incertitude de la situation des centres sensoriels dans l'écorce cérébrale, qui peut laisser un doute dans quelques esprits sur les localisations des pbénomènes sensoriels de l'épilepsie, il n'en est pas moins vrai que l'anatomio pathologique a fait un grand pas dans l'étude de cette question. On a souvent objecté à ce procédé d'étude, à propos de ce point

(1) Moiroud, ConlribuLion à l'élude de l'épUepsie hémiplégique : Montpellier, 188 i.

(2) Sander, Epilepfische AnfàUe mit suhjecUven Geruchs Empfinclungen bei Zerstorunq des linken Traclus olfactorius durch einem Tumor. [Arch f Psnch Bd IV, p. 234.) ■ ■ ■'

(3) Jackson et Beevor, Case of lumour of Ihe 7'ic/ht lemporo-splienoïdal lobe bearing on the localisation of the sensé of smell nnd on Ihe interprétation of a partindar van'et;/ of epilep.sij. [Brain, 1S80, part. X FA' II, p. ?,'ri.)

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particulier, qu'il était incapable de montrer aucune lésion dans un grand nombre de cas, tandis que dans d'autres il ne démontrait que des lésions d'un volume énorme ou diffuses, ou encore des lésions secondaires qui n'avaient aucune valeur au point de vue de la pathogénie. Aujourd'hui elle ne mérite plus ce reproche, on peut dire qu'elle a fourni des faits très positifs en faveur de la localisation corticale.

La démence épilep tique est la conséquence de l'épuisement consécutif aux décharges successives. Or ces décharges ne laissent en général aucune trace grossière, même lorsqu'elles sont très intenses et répétées, comme dans un état de mal ; il n'y a donc pas lieu de s'étonner que dans la démence épileptique on n'ait pas encore découvert de lésion caractéristique. Les lésions que Ton rencontre à l'autopsie des déments épileptiques paraissent être des lésions primitives et non des lésions consécutives (1).

(1) Bourneville et d'Olier, Conlrib. à l'étude de la démence épileptique. (Arcli. de Neurol., 1880, p. 213.)

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