‹ Les épis [microforme]Chapitre 18 sur 65 · A UNE JEUNE AMIE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE AMIE

C'est l'hiver que rien ne parfume, Rien, si ce n'est Je souvenir!

Parfois, dans les reflets des ondes Un nuage met un point noir;

Le soleil met des gerbes blondes,

Parfois, dans les ombres du soir.

Mais pourquoi devenir morose, Des jours heureux souvent ont lui, Et l'amitié met un point rose Dans le voile noir de l'ennui ?

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À une jeune femme

Souriez, jeune femme, aux floraisons de l'âge: ; Laissez vos yeux s'emplir de l'éclat du ciel bleu; } Les nuages rosés n’enfantent point l'orage, | Et tout espoir est doux, même s'il dure peu. |

Quand, triste, le vieillard sent défaillir son âme, Il cherche encor le ciel qui rayonnait sur lui,

Il s'en va remuer, dans le foyer sans flamme, La cendre où tant de fois une étincelle a lui.

Mais la jeunesse avide aux branches déflorées Voudra cueillir toujours des fruits de pourpre et d'or Qu'importe la défense aux lèvres altérées ?

La gourmandise d'Êve est chose douce encor.

Et moi, dans mon regret de la fleur printanière Qui venait parfumer mon jardin et mon cœur,

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