PATER NOSTER
ombre, fait.
d'ombre
ire .
ivre,
L'amour trouble nos cœurs, la gloire nous eniv.e,
On se plaît en soi-même, on aime à se venger.
Tous cherchent le bonheur. La coupe où l'on s'abreuve
Devient, en se vidant, le creuset de l'épreuve,
Où donc trouver enfin la consolation ?
Vous nous voyez soumis. Pour qu'on ne désespère,
Ne nous induisez point, Ô Seigneur, notre Père, Dans la tentation:
Délivrez-nous du inal qu'il faut haïr et craindre... Spectre qui nous poursuit, hideux ou séduisant, Qu'on voudrait pourtant fuir, et qu'on tente d'étreindre, Qui nous charme et nous livre au remords trop cuisant! Délivrez-nous du mal….! Des lâches et des traîtres Qui vendent la patrie, ou la traitent en maîtres, De l'oubli des devoirs, du mensonge subtil, Des fléaux de la terre et des fléaux de l'onde, De tout ce qui corrompt ou désole le monde...
Ainsi soit-il!
Le jour des morts
A mon fils René
C'est l'automne. frileux et c'est l'Apre novembre. Un brouillard gris descend sur la pelouse d'ambre, Et l’homme est triste. Il voit se flétrir près de lui, Les coteaux souriants où le soleil a lui,
Et les arbres feuillus où les nids, à l'aurore,
Ont chaaté. L'homme est triste, et son cœur se déflore De même que le champ mouillé de ses sueurs.
Le ciel n’a point d'azur, et de fauves lueurs Glissent de temps en temps dans l'ombre de la nue. La fenêtre s’est close, et, sur la route nue,
Dans l’ornière, on entend le râle des essieux.
Le malade esseulé demande en vain aux cieux
Le rayon de soleil qui réchauffait sa chambre.
C'e est l'automne frileux et c’est l’Apre novembre.
n fils René
bre.
mbre, de lui,