LE RETOUR AUX CHAMPS
—— D —— ———— nm.
Il me fallait l'odeur du foin qui se dessèche Sur le sol où passe la faux,
L'odeur du trèfle mûr que flairent dans la crèche, Er hennissant, les fiers chevaux.
Il me fallait Je jour, j: tr voir Cobien de voiles S'ouvrent blanches sur le flot bleu:
Il me fallait Ja nuit, pour voir combien d'étoiles S'allument sous les pieds de Dieu.
j Il me fallait encore entendre l'harmonie Des nids que berce Je rameau,
Il me fallait entendre encor la voix bénie Des vieux clochers de mon hameau,
Rayon lointain
Le beau soir! Le beau soir!.….Étendard grandiose, Un nuage d'argént, frangé d'or et de rose,
Sur nos monts d'azur sombre avait longtemps flotté: Et l’homme, tout rempli de soins, avait trotté Comme l'insecte vif sur les routes diverses.
La brise avait séché quelques tièdes averses.
Dans le ciel du couchant, comme un riche ostensoir, Le soleil avait lui...Le beau soir! Le beau soir!
C'était la fenaison. C'était une féerie…
Sous la buée et sous les fleurs, chaque prairie Semblait un large autel où brûlent des encens. De toute part montaient d'harmonieux accents. Le fermier matinal, portant sur son épaule
La faux d’acier luisant et la fourche de saule, Dès l'aube était sorti de son humble maison.
La lumière pleuvait,..C’était la fenaison.