IT) FORMES CELLULAIRES
Les rapports des cellules épithéliomateuses entre elles dépendent de la forme cytologique des éléments néoplasiques et de leur degré de différenciation plus ou moins marqué. D’où un grand nombre de formes histologiques du point de vue strictement cellulaire.
1) ÉPITHÉLIOMAS ÉPIDERMIQUES.
Les épithéliomas du larynx sont dans la règle des épithéliomas épidermiques, c'est-à-dire pavimenteux strati fiés.
Ils peuvent se développer aux dépens de revêtements muqueux qui normalement sont, soit du type pavimenteux stratifié, soit du type cylindrique.
19 Au niveau des cordes vocales, ils se développent aux dépens d’une muqueuse qui normalement est du type pavimenteux stratifié, ou épidermique.
20 Au niveau des bandes ventriculaires, de la face posté-
Leroux-Robert. 3
rieure de l’épiglotte, de la sous-glotte, ils se développent aux dépens d’une muqueuse qui normalement est du type cylindrique.
L’épithélioma qui naît de cette muqueuse cylindrique, est néanmoins du type épidermique
a) Soit qu’il existe un état antérieur de métaplasie épidermique de la muqueuse cylindrique. Cette métaplasie serait d’origine inflammatoire ;
b) Soit que lévolution épidermique des éléments cylindriques se fasse au fur et à mesure de la transformation maligne de la muqueuse.
2) ÉPITHÉLIOMAS GLANDULAIRES CYLINDRIQUES.
Nous n’avons jamais observé d’épithéliomas glandulaires cylindriques. Ceci ne préjuge pas de Porigine glandulaire de certains épithéliomas épidermiques, mais la preuve de cette origine est impossible à mettre en évidence, même sur des colorations au muci-carmin, car les cellules en s’épidermisant au fur et à mesure de leur transformation maligne, perdent leur pouvoir de différenciation glandulaire et leur aflinité teinctoriale muci-carminophile.
3) ÉPITHÉLIOMAS ATYPIQUES.
Les épithéliomas atypiques ne sont pas très rares au niveau du larynx. Certains auteurs les placent parmi les épithéliomas indifférenciés que nous verrons plus loin.
Quelques auteurs étrangers leur réservent le nom de carcinome. Certains de ces épithéliomas ne sont ni franchement épidermiques, ni franchement glandulaires et sont constitués d’une infiltration de cellules dont la nature même épithéliale ou conjonctive est parfois discutable.
Cette dernière remarque s'applique aux épithéliomas atypiques à cellules fusiformes, d'aspect pseudo-sarcomateux, dont nous avons eu l’occasion d’observer quelques cas avec M. Mouroneuer et avec M. AuBry.