I. — Schéma du cliché radiographique ci-contre
Fig. 22. — Obs. I. — Image laryngoscopique.
Fig. 23. — Obs. I. — Pièce anatomique.
thyroïde
Fig. 24. — Obs. I. — Coupes en série de la pièce anatomique. (CE. repérage fig. 23) (Coupes Curie n° 23.150).
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l'extension du néoplasme.
Larvneoscopie (cf. fig. 22). — La bande ventriculaire droite est le siège d’une infiltration diffuse qui empiète en avant sur le pied de l’épiglotte et qui cache complètement la corde vocale. Le repli pharyngo-épiglottique est normal, de même que le sillon glossoépiglottique et la base de la langue. Le repli ary-épiglottique, non infiltré est simplement repoussé en dehors d’où, rétrécissement du sinus piriforme.
L'hémi-larynx droit, dans l’ensemble, est fixe, mais en arrière, le jeu des aryténoïdes n’est que partiellement entravé.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché, fig. 20 et schéma, fig. 21). — Il existe une large infiltration qui occupe toute la bande ventriculaire, le pied et la portion hyo-thyroïdienne de l’épiglotte et qui, traversant l’épiglotte, envahit toute la loge pré-épiglottique. Cet envahissement pré-épiglottique fait bomber en avant la membrane hyo-thyroïdienne, mais ne remonte pas au-dessus du niveau de l’os hyoïde. La tumeur paraît déborder le niveau des cordes vocales : le ventricule n’est pas visible. Il existe une atteinte cartilagineuse certaine. La moitié supérieure de l'angle thyroïdien antérieur est détruit.
INTERVENTION. — Une laryngectomie totale est décidée, mais le malade meurt de broncho-pneumonie, quelques jours après la trachéotomie, faite dans un premier temps.
Pièce ANATOMIQUE (cf. fig.23).— Le larynx est prélevé en totalité, avec l’os hyoïde, et ouvert, suivant une section verticale postérieure inter-aryténoïdienne, coupant en deux le chaton cricoïdien. Le tiers inférieur de l’épiglotte et la bande ventriculaire du côté droit, sont le siège d’une vaste infiltration, soulevant la muqueuse, creusée en son centre d’une ulcération circulaire.
Cette tumeur surplombe la corde vocale droite et semble la déborder vers le bas. Mais en soulevant la masse néoplasique, la corde vocale et le ventricule apparaissent, normaux. La sous-glotte est également normale.
Dans l’ensemble, la tumeur a son maximum de développement à l'union de l’épiglotte et de la bande ventriculaire droite, mais déborde largement la ligne médiane vers la moitié gauche du pied épiglottique.
COUPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE ANATOMIQUE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 24). — La pièce est coupée suivant des sections horizontales (dont nous représentons les principales en AA’, BB'et CC’.
L'examen des différentes préparations démontre que le maximum de l’infiltration néoplasique se trouve situé à l’union de Pépiglotte et de la bande ventriculaire, au niveau de laquelle s’est produite l’ulcération.
De là, le cancer, détruisant la moitié inférieure droite du pied de l’épiglotte, est passé devant le cartilage épiglottique pour envahir la loge pré-épiglottique.
Les limites de cette loge ne sont débordées ni en haut, ni en avant.
En haut, le cancer arrive Jusqu'au niveau de l’os hyoïide, mais ne le dépasse pas.
En avant, il refoule la membrane thyro-hyoïdienne, mais ne la traverse pas.
En bas, le cancer envahit et détruit largement l'angle antéro-supérieur des deux ailes thyroïdiennes, jusqu’à un niveau correspondant à la commissure des cordes. Mais le périchondre externe de l’angle thyroïdien ainsi détruit, est respecté.
Indépendamment de cet envahissement complet, de la loge préépiglottique, le cancer infiltre toute la bande ventriculaire, par infiltration sous-muqueuse postérieure, mais n’atteint pas les aryténoïdes.
Les cordes vocales et la sous-glotte sont indemnes.
Forme nisrorocique (Coupes Institut Curie n° 23.150 cb microphotographie, fig. 12). — Dans l’ensemble, il s’agit d’un épithélioma à évolution épidermoiïde complète de type cutané ou kératosique vrai.
Son architecture correspond à la forme infiltrante cordonale lobulée à stroma fibroblastique peu abondant.
En de nombreux points, il existe des cellules évoluant isolément vers la kératinisation.
Par place, le centre des masses néoplasiques est constitué de zones où les phénomènes de cytolyse prédominent sur la kératinisation.
Epithélioma vestibulaire à forme ulcéro-végétante
MAS. > 2/ans.
Hisroire CLINIQUE. — Enrouement depuis 3 mois. Légère dyspnée depuis À mois.
Pas de dysphagie. Pas de douleur.
Leroux-Robert. 7
Fig. 25. — Obs. II. — Cliché radiographique.
Epithélioma vestibulaire.
Loge pré-épiglottique partiellement envahie. — Membrane thyÿro-hyoïdienne mormale. — Cartilage thyroïde intact. — Masse néoplasique projetée sur le ventricule qui n’est visible que dans son tiers antérieur. — Sous-glotte intacte. Région aryténoïdienne normale.
Fig. 26. — Obs. II. — Schéma du cliché radiographique ci-contre,
Fig. 27. — Obs. II. — Image laryngoscopique.
Fig. 28. — Obs. IL. — Pièce opératoire (Laryngectomie totale).
Coupe vertic. C
Coupe horiz. AA
Coupe horiz. BB'
Fig. 29. — Obs. II. — Coupes en série de la pièce opératoire, (CF. repérage fig. 28) (Coupes Curie n° 23.295)
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l'extension du néoplasme.
ExAMEN CLINIQUE. — Aucune adénopathie.
Larvneoscopte (cf. fig.27).— Les deux tiers antérieurs de la bande ventriculaire droite sont le siège d’une tumeur bourgeonnante qui passe par le pied de l’épiglotte pour envahir probablement la partie antérieure de la bande ventriculaire gauche. La corde vocale droite est complètement masquée par la bande néoplasique. Le repli pharyngo-épiglottique, le sillon glosso-épiglottique, sont normaux. Le repli ary-épiglottique, est très légèrement augmenté de volume et repoussé en dehors, diminuant ainsi la largeur du sinus piriforme.
L’hémi-larynx droit est fixe dans son ensemble, mais l’aryténoïde n’est pas complètement bloqué.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché, fig.25 et schéma, fig. 26). — Le cliché radiographique montre une ulcération creusante de la partie moyenne de l’épiglotte, au-dessous de laquelle se projette l’ombre de formations végétantes descendant jusqu’au pied de l’épiglotte. Une de ces masses sombres paraîtse projeter sur la partie postérieure du ventricule qui apparaît néanmoins dans sa moitié antérieure. La région aryténoïdienne est respectée. En avant, cette tumeur paraît n'envahir que partiellement la loge pré-épiglottique. La membrane thyro-hyoïdienne est normule. Le cartilage thyroïde est indemne.
INTERVENTION. — 24 janvier 1935 (M. Hauranr). Laryngectomie totale.
Pièce OPÉRATOIRE (cf. fig. 28). — Section verticale postérieure inter-aryténoïdienne. [l existe une vaste ulcération à bords bourgeonnants, creusant toute la moitié inférieure de l’épiglotte et empiétant sur les deux bandes ventriculaires, en particulier sur la bande ventriculaire droite. Au niveau de celle-ci, la masse néoplasique végétante retombe sur la corde vocale, mais, en soulevant la tumeur, corde et ventricule apparaissent libres et intacts.
Les cordes et la sous-glotte sont indemnes.
COUPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 29). — Des coupes horizontales et verticales permettent de délimiter exactement le cancer qui est beaucoup moins étendu en profondeur que l’examen de la pièce opératoire aurait pu le faire supposer. Ceci confirme les résultats de la radiographie.
Le cartilage épiglottique est détruit presque entotalité dans la
zone d’envahissement, mais la loge pré-épiglottique n’est envahie que dans sa moitié postérieure.
Les deux bandes ventriculaires sont envahies dans leurs moitiés superficielles.
Les cartilages thyroïdes sont absolument indemnes, séparés du cancer par une zone saine égale à la moitié profonde des bandes ventriculaires.
Les coupes verticales montrent l'intégrité des ventricules, dont l’un n’est que virtuellement comblé par la masse néoplasique, et l'intégrité des cordes et de la sous-glotte.
En arrière, les aryténoïides sont respectés, le cancer restant à distance de ces cartilages.
Forme HisrorociQue (Coupes Institut Curie, n° 23295). — Hi s’agit dans l’ensemble d’un épithélioma à évolution épidermoïide du type des muqueuses, complète parakératosique ou incomplète avec prédominance de grandes cellules vacuolaires claires.
Son architecture est surtout papillaire. [l est creusant, mais très
peu infiltrant.
OBSERVATION III Epithélioma du ventricule
MARS ans.
Histoire cLiniQue. — Dysphonie depuis plus d’un an. Pas de dysphagie.
Pas de dyspnée.
ExAMEN CLINIQUE. — Pas d’adénopathie perceptible. P P P
Laryn@oscopie (cf. fig. 32). — L’hémi-larynx gauche est complètement fixe. La bande ventriculaire gauche paraît le siège d’une infiltration profonde. Très augmentée de volume, bombant en dedant, recouvrant complètement la corde vocale, sa surface est irrégulière mais non végétante. La muqueuse de la bande ne semble pas néoplasique par elle-même. À la partie antérieure du bord libre de la bande ainsi modifiée, on aperçoit quelques bourgeons néoplasiques placés sur un plan inférieur et masquant la commissure antérieure sans qu'on puisse dire si celle-ci est-ou n’est pas envahie.
Le repli pharyngo-épiglottique est normal. L’épiglotte, également,
Fig. 30. — Obs. III. — Cliché radiographique.
Epithélioma du ventricule.
Disparition de l’image ventriculaire. Image d'atteinte cartilagineuse étendue au niveau de l’angle thyroïdien antérieur.
Fig
Le)
. 31. — Obs. IIT. — Schéma du cliché radiographique ei-contre,.
Fig. 32. — Obs. III. — Image laryngoscopique.
Fig. 33. — Obs. III. — Pièce opératoire (laryngectomie totale).
Coupe horiz. AA’
& CS - Coupe horiz. BB’
Fig. 34. — Obs. III. — Coupes en série de la pièce opératoire. (Cf. repérage fig. 33) ( Coupes Curie n° 23.491).
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l'extension du néoplasme.
mis à part le pied qui reste suspect. Le repli ary-épiglottique est augmenté de volume. Le sinus piriforme est diminué de largeur.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché, fig. 30 et schéma, fig. 31). — La radiographie montre avant tout une disparition de l’image ventriculaire et des signes d'atteinte cartilagineuse.
Toute la région de l’angle antérieur et antéro-supérieur des ailes thyroïdiennes a en partie disparu, remplacée par une tache claire ou par des aspects en mie de pain. Seule persiste, mais très décalcifiée, la partie inférieure de cet angle.
Le pied de l’épiglotte est infiltré et repoussé en arrière. Son ombre se perd dans l’ombre tumorale.
En arrière, le cancer atteint peut-être l’aryténoïde, mais ne le détruit pas, car ce cartilage est nettement dessiné.
En bas, l’ombre tumorale déborde le niveau du bord inférieur du cartilage thyroïde et se projette suivant une ligne courbe à convexité inférieure sur l'ombre du bord supérieur du ericoïde. En bas et en avant, elle paraît infiltrer la membrane crico-thyroïdienne.
INTERVENTION. — 26 février 1935 (M. HAUTANT). — Laryngectomie totale.
Pièce OPÉRATOIRE (cf. fig. 33). — Section médiane verticale interaryténoïidienne de la pièce.
Une volumineuse tumeur ulcérée de ventricule gauche, apparaît.
L’ulcération occupe la place du ventricule.
Son bord supérieur est formé par la bande ventriculaire infiltrée et ulcérée au niveau de son plafond. Son bord inférieur, très irrégulier, à concavité supérieure est situé très au-dessous du niveau de la corde vocale disparue. Ce bord fait saillie et paraît se continuer plus bas vers la portion cricoïdienne de la sous-glotte, par une infiltration sous-muqueuse profonde.
Au niveau de la sous-glotte, son bord antérieur ne semble pas dépasser la ligne médiane, alors qu’au niveau de la bande ventriculare, la bilatéralisation paraît se faire, par le pied de l’épiglotte.
En arrière, la région aryténoïdienne semble le siège d’une infiltration sous-muqueuse.
CouPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 34). — Des coupes horizontales de la pièce, faites à différents niveaux, montrent un très important envahissement cartilagineux.
L’angle antérieur du thyroïde est envahi sur toute sa hauteur, jusqu'au 1/3 moyen des ailes thyroïdiennes.
En arrière, l’aryténoïde gauche est érodé, mais non détruit, par le processus néoplasique, qui le contourne presque complètement par en dehors.
Du côté opposé, outre l’infiltratior de l’aile thyroïdienne, il existe une infiltration sous-muqueuse de la bande.
En bas et en avant, la membrane thyro-cricoïdienne est traversée de part en part, par le cancer.
Forme HisroroGgiQue (Coupes Institut Curie n° 23491). — II s’agit dans l’ensemble d’un épithélioma à évolution épidermoide complète du type cutané ou kératosique vrai. Son architecture est du type infiltrant lobulé, extrèmement envahissant.
Epithélioma pseudo-papillomateux de la corde vocale
Histoire CLINIQUE. — Dysphonie depuis 8 mois. Aucune dyspnée, aucune dysphagie, aucune douleur.
EXAMEN CLINIQUE. — Pas d’adénopathie.
LarynGoscopie (cf. fig. 37). — L’hému-larynx gauche est diminué de mobilité. La corde vocale gauche est le siège d’une production blanchâtre végétante, d'aspect papillaire, qui s'étend sur toute la longueur de la corde en ne respectant que la partie tout à fait postérieure de celle-ci. La commissure antérieure n’est sans doute pas envahie,mais la tumeur masque le 1/3 antérieur de la corde opposée.
L’aryténoïde paraît intact.
On est incapable d'apprécier une extension possible vers la sous-
glotte.
RaproGraPuie (cf. cliché, fig. 35 et schéma, fig. 36). — La radiographie ne montre qu’une disparition de l’espace clair du ventricule. Le reste du larynx est normal. La sous-glotte n’est pas envahie, non plus que la région aryténoïdienne.
Le chché tel qu’il figure ici, pourrait faire penser à un envahissement de la commissure antérieure. En réalité, cette anomalie appa-
Fig. 35. — Obs. IV. — Cliché radiographique.
Epithélioma de la corde vocale.
Disparition de l’image ventriculaire remplacée par une tache sombre. — Sousglotte et région aryténoïdienne normales.
Fig. 36. — Obs. IV. — Schéma du cliché radiographique ci-contre,
Fig. 37. — Obs. IV. — Image laryngoscopique.
Fig. 38. — Obs. IV. — Pièce opératoire (Hémilaryngectomie).
VE
(a 7 SSL TL AL M ON,
Coupe horiz B
Coupe vertic. AA’
Fig. 39. — Obs. IV. — Coupes en série de la pièce opératoire. (CI. repérage fig. 38) (Coupes Curie n° 24.300)
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l'extension du néoplasme)
Leroux-Robert. 8
rente d'aspect est due au fait que la radiographie n’a pas été faite la tête en hyperextension comme on s’en rend compte en observant les vertèbres.
INTERVENTION. — 14 juin 1935 (M. Hauranr).
Hémilaryngectomie gauche du type Hauranr.
Pièce oPéRAToIRE (cf fig. 38).— Formation végétante, papillaire prenant toute la longueur de la corde vocale en ne respectant que sa partie toute postérieure. Commissure antérieure libre. Cette tumeur, assez exubérante, retombe vers la sous-glotte en faisant croire à un envahissement sous-glottique.
CouPEs EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 39). — Les coupes de la pièce opératoire confirment qu’il s’agit d’une tumeur inplantée sur le bord supérieur et le bord libre de la corde vocale, ainsi que sur le plancher du ventricule, strictement exophytique, sans envahissement profond. L’aryténoïde est intacte. La commissure antérieure n’est pas envahie. Il n’existe aucun envahissement sous-glottique.
Forme nisrococique (Coupes Institut Curie, n° 24300). — Épithélioma à évolution épidermoïde complète de type cutané, kératosique vrai, strictement exophytique, sans infiltration profonde.
Epithélioma sous-glottique à localisation latérale
M. R....y, 56 ans.
Histoire CLINIQUE. — Début par enrouement, en août 1932, sans aucun autre symptôme.
2 ans 3 mois après, apparition de dyspnée croissante.
Trachéotomie d'urgence (6 janvier 1935), sans diagnostic ; puis le malade est envoyé à M. Hauranr.
Vu par M. Bacresse à la Fondation Curie, le 6 mars 1935.
EXAMEN CLINIQUE. — Aucune douleur ; pas de dysphagie ; pas de ganglions.
RÉRENSOSCOPiMet he 42) = l'esarmen est tres difficile, parce que l’épiglotte est fortement basculée en arrière. L’hémilarynx gauche est complètement fixe ; la corde vocale gauche, doublée de son volume normale, parcourue de veinosités, bombe vers la glotte, en la rétrécissant. L’aryténoïde gauche est légèrement augmenté de volume. Il est impossible de voir la sous-glotte.
Aucune ulcération n'étant visible, on ne peut que suspecter une tumeur sous-glottique, sans pouvoir d’ailleurs l'affirmer, et à plus forte raison, sans pouvoir en apprécier l'extension.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché fig. 40 et schéma fig. 41). — Une masse sombre, à contours inférieurs arrondis, très nettement visibles, se projette sur la zone claire du conduit aérien. Ces limites paraissent être les suivantes
En haut, elles laissent à la ligne de projection de la c. v. son aspect normal. Le fuseau clair du ventricule est nettement dessiné.
En bas, la limite inférieure est représentée par une ligne courbe, à convexité inférieure, descendant jusqu’au 1 /3 moyen du cricoïde.
En avant, l’ombre atteint l’angle antérieur, mais la tumeur ne paraît pas franchir la ligne médiane, car le sommet de l’angle épiglotte-corde vocale est à 3 mm. du bord antérieur du cartilage thyroïde, et la ligne de projection de la muqueuse sous-commissurale, ne présente aucune anomalie.
En arrière, l’ombre se projette sur la région aryténoiïdienne. La ligne de projection de la muqueuse pér-aryténoïde est coupée au niveau d’une zone vraisemblablement envahie.
INTERVENTION. — Le 8 février 1935 (M. Hauranr). Heémilaryngvctomie gauche du type Hauranr.
Pièce oPÉRATOIRE (cf. fig. 43). — L'examen de la pièce montre une tumeur sous-glottique volumineuse globuleuse, de surface lisse, paraissant surtout développée sous la muqueuse qui est soulevée et ulcérée au centre sur une faible étendue. En haut, la tumeur est limitée par la corde vocale ; en bas, elle présente une limite très nette, arrondie, formant une courbe à convexité inférieure, étendue de la région sous-commissurale antérieure à la région aryténoïdienne, en débordant en bas légèrement le niveau du cartilage thyroïde. En avant, elle ne paraît pas dépasser l’angle antérieur. En arrière, elle s’effile en haut, vers la région aryténoïdienne.
COUPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE. (Contrôle de La
radiographie). (cf. fig. 44).
Fig. 40. — Obs. V. — Cliché radiographique.
Epithélioma sous-glottique latéral, sans envahissement de la commissure antérieure.
Région sous-glottique occupée par une masse sombre à contour inférieur convexe en bas, débordant le bord inférieur du cartilage thyroïde, Commissure antérieure, ventricule, aryténoïde, normaux.
Fig. 42. — Obs. IV. — Image laryngoscopique.
Fig. 43. — Obs. V. — Pièce opératoire (Hémilaryngectomie).
Coupe horiz. À
Coupe vert. CC’
Fig. 44. — Obs. VI. — Coupes en série de la pièce opératoire, (CÉ. repérage fig. 43) (Coupes Curie n° 23.380).
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l'extension du néoplasme.
Les différentes coupes, verticales et horizontales, permettent de faire les constatations suivantes :
19 En avant, le néoplasme ne déborde pas l’angle antérieur.
29 En haut, la muqueuse de la corde vocale n’est pas envahie, mais simplement soulevée par la tumeur sous-glottique.
30 En bas, l’infiltration ne dépasse pas les limites macroscopiques de la saillie tumorale.
49 En arrière, le cancer envahit la région aryténoïdienne, en contournant le cartilage de bas en haut, pour l’éroder sur sa face externe.
59 En dedans, sur sa surface lisse, endolaryngée, la tumeur n’est ulcérée qu’à sa partie centrale, l’infiltration se faisant surtout vers la profondeur, en respectant la muqueuse, doublée d’une mince bande de tissu conjonctif.
Le cartilage thyroïde n’est pas envahi ; il est complètement ossifié et très calcaire dans son ensemble.
Le cartilage aryténoïde est envahi superficiellement et érodé plus particulièrement à sa partie antéro-externe.
Forme misrorocique (Coupes Institut Curie, 23380). — Épithélioma à évolution épidermoïde du type des muqueuses ou parakératosique.
Architecture cordonale lobulée.
Epithélioma sous-glottique à localisation latérale
M°B.7e 63hans.
HisroiRE criNIQUE. — Se réduit à une dysphonie évoluant depuis 18 mois, et ayant finalement conduit le malade au spécialiste, qui pratique 2 biopsies successives, négatives.
EXAMEN CLINIQUE. — Le 30 juin 1934. En dehors d’une dysphonie moyenne, aucun symptôme, ni douleur, ni dysphagie, ni ganglions.
LaryNGoscopie (cf. fig. 47). — L'examen est rendu particulièrement difficile en raison de la position de l’épiglotte complètement basculée en arrière et aplatie transversalement.
À l'emplacement de la corde gauche, à sa partie antérieure. on
voit très difficilement, une ulcération dont il est impossible de préciser l'extension, surtout vers le bas, et cela d’autant plus que cette partie de la corde est en grande partie cachée par la bande ventriculaire œdématiée. L’aryténoide et le repli ary-épiglottique sont un peu épaissis ; l’aryténoïde est nettement diminué de mobilité. L’hémi-larynx droit est normal.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché fig. 45 et schéma fig. 46). — Ombre occupant la sous-glotte jusqu’au bord inférieur du cartilage thyroïde. Au centre de cette ombre, un peu en avant du milieu de la lumière, il existe une zone plus claire, irrégulière, de 5 mm. de diamètre. En avant, l’ombre gagne l'angle commissural dont les contours sont effacés au voisinage immédiat de la pointe du pied épiglottique. En haut, la clarté du ventricule de Morgagni est estompée et il semble que la corde bombe légèrement en haut. La région aryténoïdienne et la partie inférieure du repli ary-épiglottique (région du cartilage de Santorini et de Wrisberg) sont légèrement épaissis (ædème ?).
Cartilage thyroïde : près de l’angle commissural, la lame à un aspect aréolaire (décalcification où envahissement possible).
INTERVENTION, le 18 juillet 1934 (M. Hauranr). Hémilaryngectomie gauche, du type Hauranr.
Pièce oPÉRATOIRE (cf. fig. 48). — Sur 2 cm. de hauteur environ, la muqueuse de la sous-glotte est soulevée en masse, par une tumeur allongée d'avant en arrière, ulcérée au centre, qui soulève le plancher du ventricule et la corde ventriculaire, qui est convexe en haut. En avant, la tumeur atteint l’angle antérieur sans qu’on puisse préciser si elle le franchit. En arrière, elle s’effile vers la région aryténoidienne, qui est un peu épaissie.
COUPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 49).
Sur la coupe horizontale, passant immédiatement au-dessous de la corde, on voit que le néoplasme à détruit le 1/3 antérieur de l’aile thyroïdienne gauche, complètement ossifiée, ainsi que l’angle antérieur. L’envahissement s'arrête au périchondre externe, qui est respecté. Le néoplasme ne semble pas franchir la ligne médiane, mais il est diflicile de l’aflirmer sur cette coupe, parce que l’exérèse, très limitée, vient eflleurer le tissu néoplasique à ce niveau. En arrière, le cartilage aryténoïdien est intact, mais le néoplasme s’insinue entre
Fig. 45. — Obs. VI. — Cliché radiographique.
Epithélioma sous-glottique latéral.
Région sous-glottique occupée par une masse allongée horizontalement, plus claire en son centre (ulcération), ne débordant pas en bas la limite inférieure du cartilage thyroïde.
Région aryténoïdienne intacte. Ventricule un peu refoulé vers le haut, mais non envahi. Aspect aréolaire de la partie moyenne de l’angle antérieur du cartilage thyroïde (envahissement possible).
PA
Fig. 46. — Obs. VI. — Schéma du cliché radiographique ci-contre.
Ou
Coupe verticale C
Coupe verticale B
Fig. 49. — Obs. VI. — Coupes en série de la pièce opératoire (Cf. repérage fig. 48) (Coupes Curie n° 22.798).
Contrôle des renseignements fournis par la radiographie concernant l’extensiondu néoplasme.
l’aile thyroïdienne et l’aryténoïde sans qu’il soit possible de délimiter l’extension vers l’hypopharynx et de dire si l’exérèse à été complète. En dedans de l’aryténoïde, l’infiltration sous-muqueuse dépasse à peine l'extrémité antérieure de l’apophyse vocale.
La coupe verticale montre qu’en haut, l’infiltration s’arrête à la limite de la corde et du plancher ventriculaire et qu’en bas, l’infiltration sous-muqueuse gagne le niveau du bord inférieur de l’aile thyroïdienne.
Le cartilage thyroïde est complètement ossifié et paraît fortement décalcifié dans son ensemble.
FoRME HisroLoGique (Coupes Curie, n° 22198). — Epithélioma épidermique envahissant profondément le tissu et atteignant presque le plan ostéo-cartilagineux. Architecture cordonale lobulée. Evolution épidermoide complète, parakératosique. Présence, en certains points, d’amas de squames kératinisés dans le tissu conjonctif. Au voisinage de ces amas, on trouve de nomhreuses cellules géantes réactionelles. Les cellules néoplasiques sont souvent en mitose, habituelle nent atypiques.
Epithélioma sous-glottique à localisation latérale
M. C...é, 46 ans.
Histoire CLINIQUE. — Elle se résume en une dysphonie pro-
gressive remontant à {1 an 1/2 environ.
EXAMEN CLINIQUE. — 6 février 1935. Dysphonie assez marquée ; aucune douleur, pas de dysphonie, pas de ganglions.
LaryNGoscoprie (cf. fig. 52). — Ulcération à l'emplacement des trois quarts antérieurs de la corde gauche, qui est diminuée de mobilité. Îl est impossible d’en préciser la limite inférieure, du côté de la sous-glotte. L'aryténoïde et le repli ary-épiglottique, à sa partie inférieure, sont un peu œdématiés et diminués de mobilité.
EXAMEN RADIOGRAPHIQUE (cf. cliché fig. 30 et schéma fig. 51). — Ombre sous-glottique latérale et postérieure, atteignant en bas le bord inférieur du cartilage thyroïde, et en continuant en haut avec la région de la glotte, jusqu’à la commissure antérieure, en effaçant la clarté ventriculaire. Les limites supérieures en sont d’ailleurs difficiles à préciser et il est possible que la corde et le ventricule soient envahis. L'ombre sous-glottique est parcourue par des traînées plus claires, dirigées de bas vers le haut, et un peu en arrière vers l’aryténoïde, qui doit être probablement touchée par les lésions sous-glottiques. Le cartilage, en regard et au-dessus de son bord inférieur, est plus transparent, mais sans signes radiographiques nets d’envahissement.
INTERVENTION. — Février 1935. (M. Hauranr).
Hémilaryngectomie gauche, du type HAuUTANT.
Pièce opÉRATOIRE (cf. fig. 53). — Tumeur sous-glottique étendue, serpigineuse, faisant une légère saillie à la surface de la muqueuse mais présentant, par contre, une ulcération large et profonde. L’infiltration s'arrête à la commissure antérieure, du côté malade, et n’envahit pas le ventricule qui est libre. En arrière, l’infiltration s'étend sur la muqueuse vers le région aryténoïdienne, largement envahie. En bas, le cancer dépasse un peu le niveau du bord inférieur du cartilage thyroïde ; mais l’exérèse paraît, du moins à la surface, être passée en tissu sain, à 1/2 cm. de la tumeur.
COUPES EN SÉRIE DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE (Contrôle de la radiographie) (cf. fig. 54). — Sur les coupes verticales, on voit que le point de départ du cancer est sous-glottique et qu'il reste localisé à la sous-glotte, sans franchir la corde. En bas, le néoplasme dépasse un peu le bord inférieur du cartilage thyroïde. Par contre, en arrière, l’exérèse passe en pleine tumeur, celle-ci ayant infiltré toute la région aryténoïdienne en contournant l’aryténoïde par sa face inférieure, pour remonter le long de ses faces interne et externe.
Sur les coupes horizontales, on voit qu’en avant, le cancer ne franchit pas la commissure. Vers le côté opposé, le cartilage thyroïde n’est pas envahi ; la lame thyroïdienne est presque complètement ossifiée, sous forme d’une armature centrale, revêtue sur ses deux faces d’une lamelle cartilagineuse.
REMARQUE : ce cas montre bien les difficultés d’interprétation Q
dans les lésions planes, serpigiennes. L’opacité du ventricule signalée sur la radiographie, a pu avoir pour cause l’existence d’un
Fig. 50. — Obs. VII. — Cliché radiographique.
Epithélioma sous-glottique latéral.
Ombre sous-glottique atteignant le bord inférieur du cartilage thyroïde avec image claire en étoile à sa partie postérieure (ulcération probable).
one antérieure ne paraissant pas envahie, Région aryténoïdienne suspecte. Disparition de l’image ventriculaire.
Fig. 51. — Obs. VIL. — Schéma du cliché radiographique ci-contre,
Leroux-Robert, 9
Fig. 52. — Obs. VII. — Image laryngoscopique.
Fig. 53. — Obs. VII. — Pièce opératoire (Hémilaryngectomie).
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