‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 102 sur 663 · SOUHAITS, RECONNAISSANCE · texte numérisé non relu

SOUHAITS, RECONNAISSANCE

Dieu, toutes offenses remises, toute . réconciliation obtenue. Ces biens surnaturels, ces dons parfaits nous viennent de Dieu, leur source première, par Notre-Seigneur Jésus-Christ qui nous les a mérités, et en qui nous les possédons.

4 Grattas ago Deo meo semper pro vobis in gratta Del, qaae data est vobis in Christo Jesu ; s qaod in omnibus divites facti estis in illo, in omni verbo, et in omni scientia ; 6 sicut testimontum Christi confirmaturh est in vobis ; 7 ita ut nihil vobis desit in ulla gratta, expectantibus revelationem Domini nostri Jesu Christi, s qui et conftrmabit vos usque in finem sine crimine, in die adventus Domini nostri Jesu Christi: 9 Fidelis Deus ; per quem vocati estis in societatem filii eius Jesu Christi Domini nostri.

La première expression de l'Apôtre est presque toujours, au commencement de ses lettres, celle de la reconnaissance envers Dieu. Nous le savons déjà par ce que nous avons lu de lui (I Thess., I, 2 ; II Thess., I, 3). L'action de grâces est la forme essentielle de la prière liturgique, parce qu'elle témoigne que Dieu est la plénitude et la source éminente- de tout bien. La part d'imperfection qui existe à Corinthe et que l'Apôtre se gardera bien de dissimuler, ne voile ni n'efface à ses yeux les grâces surnaturelles accordées aux fidèles. . Aux grâces intérieures, élément essentiel de leur sanctification, il a plu à Dieu d'ajouter le surcroît des dons spirituels, une richesse -abondante de connaissance prophétique, le don des langues, les gratiae gratis datae, fruits de la foi en sa plénitude, qui furent aux premiers siècles l'indice extérieur de la vie surnaturelle.

Aucun de ces dons de la connaissance ou du langage n'a fait défaut à Corinthe, non plus que cette disposition caractéristique des baptisés à attendre, la manifestation de Nofre-Seigneur Jésus-Christ. Et vos, disait le Seigneur, 5/miles hominibus expectantibus dominum suum, quando revertatur a nuptiis (Luc, XII, 36). Dieu se propose de couronner

toutes ces grâces par une grâce dernière, la persévérance finale et la fermeté dans le bien, qui leur donnera de paraître sans reproche devant le Seigneur Jésus, au jour de son avènement. Car Dieu est fidèle, lui : non deserit, nisi deseratur. Les actes de sa" Providence surnaturelle, vocation, justification, glorification, sont doucement et puissamment noués entre eux ; ils sont enchaînés et s'appellent : nous avoir appelés à la société, à l'union vitale avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'est, pour Dieu, avoir placé la pierre d'attente de tout l'édifice surnaturel, y compris son éternel couronnement. Mais aussi, parler de notre union au Seigneur, de l'unité de notre vie en lui, n'était-ce pas, d'avance, réprouver les divisions et rivalités qui troublaient l'Eglise de Corinthe, et menaçaient de la déchirer ? Tous les égoïsmes doivent s'effacer dans l'unité de la vie surnaturelle.

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