CONSTANCE DE L'APOTRE
fidèle, et la prédication que Corinthe a entendue n'a rien à en souffrir. Le Fils de Dieu, Jésus-Christ, l'Evangile que nous avons porté à Corinthe moi, Silas, et Timothée, notre prédication, c'est là une vérité constante, sans fluctuation, et qui ignore le oui et le non. Jésus-Christ a été, et a fait ce qui avait été promis ; rien n'a été démenti, rien n'a été retiré, Dieu n'a point manqué à sa parole. Les prophéties se sont réalisées en lui ; les richesses de la vie surnaturelle, les dons de l'Esprit de Dieu ont été répandus en vous ; et c'est pour cela que dans l'assemblée chrétienne, vous rendez gloire à Dieu par lui, au moyen de VAmen qui achève notre prière (I Cor., XIV, 16). — Dans l'assemblée chrétienne, en effet, le peuple donnait l'adhésion de sa pensée et de sa foi à l'Apôtre, ou à la prière de celui que l'Esprit inspirait : il témoignait par VAmen final que tout bien avait été donné au monde par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Le seul fait de notre apostolat, et que le Seigneur noio ait choisis pour dispenser l'Evangile de son immuable vérité, ne constitue-t-il pas, demande saint Paul, une présomption en notre faveur ? Celui qui nous unit ensemble fermement, vous et nous, dans le Christ (sk Xpio-TÔv), c'est Dieu même, lui qui a donné aux apôtres leur onction (yptcraç) et leur mission, qui a scellé leur cœur afin qu'il ne fût qu'à lui, qui leur a donné son Esprit comme gage, et comme garantie contre le retour de dispositions humaines. A la vérité. Dieu ne s'est-il pas appliqué à rassurer les Corinthiens contre les faiblesses et les calculs qu'ils imputent à l'Apôtre, par ce guide divin qu'il lui a donné ?