‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 173 sur 663 · LA FRANCHISE · texte numérisé non relu

LA FRANCHISE

^.Ideo habentes administrationem, juxta quod misericordiam consecuti sumus, non deficimus, 2 sed abdicamus occulta dedecoris, non ambulantes in astutia, neque adultérantes verbum Dei, sed in manifestatione veritatis commendantes nosmetipsos ad omnem conscientiam hominum coram Deo. 3 Quod si etiam opertum est Evangelium nostrum : in lis, qui pereunt, est opertum : 4 'm quibus Deus hujus saeculi excaecavii mentes injidelium, ut non fulgeat illis illuminatio Evangelii gloriae Christi, qui est imago Dei. ^ Non enim

nosmetipsos pmedicamus, sed Jesum Christum Dominum nostrum : nos autem servos vestros per Jesum : 6 quoniam Deus, qui dixit de tenebris lucem splendescere, ipse illuxil in cordibus nostris ad illuminationem scientiae claritatis Dei, in facie Christi Jesu.

Je m'étudie, nous dit-il, à bannir de ma vie et de mon cœur tout ce qui serait inconciliable avec la dignité dont Dieu m'a revêtu, tout ce dont il me faudrait rougir devant lui. On ne m'a pas vu user d'habiletés peu scrupuleuses pour obtenir l'affection d'autrui ; on ne m'a pas surpris à altérer la parole de Dieu : je n'ai eu souci que de la vérité, et n'ai pas connu d'autre procédé qu'elle seule pour m'accréditer auprès de vous et me faire accueillir de chacun : Dieu m'en est témoin. Sans doute, ma parole n'a pas été accueillie de tous, et l'Evangile que nous annonçons est encore repoussé par plusieurs ; mais par ceux-là seulement qui veulent périr et se dérobent au salut qui leur est offert. Leur infidélité n'est pas le fait de l'Apôtre; elle ne vient pas de l'audace ou de l'étrangeté de son enseignement. Elle est le résultat d'une œuvre diabolique. Le dieu et le chef du siècle, Satan, a aveuglé la pensée des incroyants, au point que leurs yeux malades ne peuvent apercevoir la lumière de l'Evangile, ni la gloire du Christ qui est la vivante image de Dieu. — En quel sens l'Evangile est-il la gloire du Christ, l'épître aux Ephésiens nous le dira ; en quel sens le Christ est-il l'image vivante de Dieu, nous le saurons par l'épître aux Colossiens : mais ce peu de paroles suffit déjà pour élever de beaucoup le Christ au-dessus de Moïse, et l'Evangile au-dessus de la Loi.

Nous le savons, l'Apôtre était accusé de se prêcher luimême, de se donner comme modèle, de parler de son Evangile. Au 1®"" verset du chapitre précédent, nous avons entendu l'exclamation de ses adversaires croyant le surprendre une fois de plus dans l'éloge familier de sa personne. Non, dit saint Paul, je ne me prêche pas moi-même ; je ne sais, rien

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que Notre-Seigneur Jésus-Christ, et ne parle que de lui : je ne suis, moi, et les apôtres ne sont que vos serviteurs pour vous conduire à lui (cf. I Cor., III, 22, 23). Nous ne sommes personnellement que ténèbres et n'avons rien de nous-mêmes; mais le même Dieu qui, au jour de la création, a fait des ténèbres jaillir la lumière, s'est révélé dans nos cœurs afin de répandre partout la connaissance de la gloire de Dieu, qui resplendit toute sur la face du Christ. Moïse ne possède qu'un reflet lointain, le Christ est toute la gloire de Dieu. Et comme Dieu s'est versé dans le Christ, c'est dans l'âme et l'intelligence des apôtres que le Seigneur a d'abord formé son Eglise ; c'est à eux qu'a été primitivement confié le trésor de la foi et de la sanctification,

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