‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 187 sur 663 · CONSOLATIONS DE L'APOTRE · texte numérisé non relu

CONSOLATIONS DE L'APOTRE

(Le texte de la Vulgate donne un sens légèrement différent). De là notre consolation ; et c'est ainsi que s'est apaisée notre tristesse, lorsque Tite nous a rapporté votre fidélité. Mais ce qui nous a donné le plus de joie, c'est la joie de Tite lui-même, à son retour de Corinthe. Il avait partagé notre inquiétude ; mais son âme est redevenue sereine depuis qu'il vous a vus, et qu'il a été témoin de votre fidélité. — Nous l'avons conjecturé autrefois : Tite, sa mission achevée, était revenu par la voie de terre afin de ramener avec lui Timothée dont la mission éventuelle à Corinthe n'avait plus d'objet, Corinthe s'étant soumise. Bien des fois, dit l'Apôtre, dans mes entretiens avec Tite, je m'étais fait gloire de l'attachement que Corinthe avait pour moi. Cette confiance aurait pu être déçue ; j'en aurais retiré de la confusion. Mais il a vu, au contraire, que je n'ai pas trop présumé de vous. Et le fruit de sa visite est tel que son cœur vous est demeuré profondément attaché, au souvenir de l'obéissance et du respect que vous lui avez témoignés comme au délégué de Paul. Pour moi aussi, la joie est aujourd'hui parfaite, et entière ma confiance en vous : je vois que je puis compter sur vous en toutes choses.

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