SUJET DE LA LETTRE
listorique; III et IV de caractère dogmatique : ils développent e chapitre III de la Deuxième aux Corinthiens et contiennent ;n germe l'épître aux Romains ; enfin les deux derniers cha- )itres sont consacrés à l'exhortation. Les précisions viendront l'elles-mêmes à la lecture du texte.
ADRESSE
1 Paulus Apostolus non ab hominibus, neque per homilem, sed per Jesum Christum, et Deum Patrem, qui susdtavit mm a mortuis : 2 et qui mecum sunt omnes fratres, Ecclesiis lalatiae. ^Gratta vobis, et pax a Deo Pâtre, et Domino losfro Jesu Christo, 4 qui dédit semetipsum pro peccatis nosris, ut eriperet nos de praesenti saeculo nequam secundum >oluntatem Dei et Patris nostri, s cui est gloria in saecula -aeculorum : Amen.
L'adresse ou formule de salutation introduit du premier ibord tout le sujet de la lettre : l'autorité de l'Apôtre, et l'eficacité souveraine du sacrifice offert par le Seigneur, de qui âent tout notre salut.
Les judaïsants ont contesté à saint Paul son titre d'apôtrè ifin de diminuer son autorité : il le revendique tout entier ; sa nission ne lui vient pas des hommes, il n'a pas été choisi )ar eux. Son apostolat est divin dans sa source, divin dans ion investiture : Paul a été choisi par Notre-Seigneur Jésus- -hrist, par Dieu le Père, qui a réveillé son Fils d'entre les norts et a fait de son Apôtre un témoin de cette résurrection.
Avec lui ce sont les fidèles de Macédoine, ou mieux ses -ompagnons, qui souhaitent aux Eglises de Galatie, à Anioche de Pisidie, à Iconium, à Lystres, à Derbé, la grâce, -'est-à-dire la bienveillance de Dieu avec son effet en nous :
la paix, c'est-à-dire l'entière réconciliation avec Dieil et l'effacement de toutes nos fautes. Ce double souhait, très familier à l'Apôtre, nous sera expliqué davantage dans l'épître aux Romains : nous en trouverons la formule théologique au chapitre V, 1 : Justificati ex fide, pacem habeamus ad Deum per Dominum nostrum Jesum Christum. Tout le bien surnaturel nous vient du Père céleste comme premier principe, de Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme cause méritoire, comme détermination et application. Ce n'est en effet que par notre insertion en lui que nous entrons en paix avec Dieu. Si nous possédons aujourd'hui la grâce et l'amitié de Dieu, c'est parce que le Seigneur s'est offert à son Père en rançon pour nos péchés, afin de les effacer tous et de nous retirer d'un monde pervers, et de l'humanité pécheresse, comme une réserve pour la vie éternelle. En se livrant ainsi comme victime, le Seigneur a accompli « le dessein de Dieu notre Père, à qui soit gloire et adoration dans les siècles des siècles. Amen. » Rapporter ainsi la dispensation surnaturelle au conseil de Dieu et au sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'est écarter, c'est évincer d'avance toute intrusion et infiltration humaine ; l'œuvre née de ce conseil, accomplie par ce Médiateur ne saurait être insuffisante, incomplète, subordonnée.