‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 232 sur 663 · SUPPLÉMENT DE DÉMONSTRATION · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT DE DÉMONSTRATION

récapituler les pensées. Si les Galates ont obtenu de Dieu la vie surnaturelle, et par le même procédé qui a justifié Abraham et en a fait l'ami de Dieu ;

si la loi est incapable de justifier et ne fait par elle-même que provoquer le péché et la malédiction ;

si elle n'a été donnée que de longs siècles après la promesse, sans aucun pouvoir d'annuler dans le passé un engagement divin qui l'a devancée ;

si la loi enfin n'est qu'une institution limitée et de circonstance, dont la fonction a été de guider vers le Christ et la justification les âmes des Juifs ; la démarche des Galates, revenant à la loi et au mosaïsme après la justification et la vie surnaturelle obtenues, est plus bizarre que ne serait celle de l'homme mûr se remettant aux entraves de son enfance, au berceau, aux lisières et au bourrelet.

L'enseignement de l'Apôtre nous a fait connaître trois personnages allégoriques, la promesse, la loi, la foi, et le caractère des trois époques auxquelles ils président. La conduite des Galates retournant à la loi mosaïque est entièrement inexplicable. A ces considérations théologiques saint Paul ajoute un supplément de démonstration emprunté à l'ordre humain, dans le dessein de prouver que ni Juifs ni Gentils n'ont plus aujourd'hui de devoirs envers la loi. C'est le développement et l'application dans la vie des peuples d'une doctrine indiquée plus haut (III, 23-25) : les choses se passent dans l'humanité comme dans la famille. D'après le droit de tous les peuples il y a pour le fils de famille, pour l'héritier, deux époques bien distinctes : la première, celle de l'enfance et de la minorité ; la seconde, où il est mis en possession de la fortune paternelle.

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