‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 366 sur 663 · ÉMEUTE POPULAIRE · texte numérisé non relu

ÉMEUTE POPULAIRE

Au moment où on allait pénétrer dans l'enceinte du prétoire, saint Paul qui, seul, avait gardé son sang-froid, s'adressa au tribun : « Me permettez-vous, lui demanda-t-il, de vous dire quelques mots ?» Le tribun fut surpris ; les clameurs de la foule lui avaient fait supposer que le prisonnier était un brigand égyptien : « Gomment, lui répondit-il, vous parlez le grec ? Vous n'êtes donc pas cet Egyptien qui, il y a quelques jours, a levé l'étendard de la révolte et a entraîné dans le désert quatre mille zélotes ? » — L'Apôtre répliqua : « Non, je suis Juif, citoyen d'une ville qui a un nom. Tarse en Cilicie. II y a foule, c'est un auditoire préparé pour moi. Nous sommes sur une éminence, c'est une chaire ; laissezmoi, je vous prie, parler à tout ce peuple. » De plus en plus étonné, Claudius Lysias le lui permit.

L'Apôtre était debout sur le haut des degrés ; les chaînes qui le retenaient lui laissèrent la liberté de faire de la main un signe qui réclamait le silence. Le silence s'établit, et après avoir parlé grec avec le tribun, saint Paul prit la parole en araméen pour s'adresser à la foule composée de Juifs.

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