‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 391 sur 663 · ENTRETIENS AVEC LES JUIFS · texte numérisé non relu

ENTRETIENS AVEC LES JUIFS

militaris adoucie dont il avait joui jusque là, et put demeurer chez lui dans le voisinage du Palatin avec le soldat qui le gardait. C'est Néron qui gouverne. Le fameux quinquennium par oii a commencé son règne a pris fin. Burrhus et Sénèque ont perdu leur autorité. Agrippine, sa mère, a été frappée dans les conditions atroces rapportées par Tacite au livre XIV des Annales.

Après trois jours de repos, saint Paul réunit chez lui les chefs de la population juive de Rome, dans le dessein de se les attacher par son empressement même à entrer en relation avec eux, et pour devancer les charges qui viendront de Jérusalem : « Frères, disait l'Apôtre, c'est sans avoir rien fait contre la loi ni contre mes frères, que j'ai été enchaîné à Jérusalem et livré aux Romains. Après avoir instruit ma cause, les Romains ont reconnu qu'il n'y avait aucune charge contre moi et ont décidé de me rendre la liberté. Les Juifs s'y sont opposés et j'ai été obligé d'en appeler à César. Mon dessein est simplement de me défendre contre des accusations injustes, non d'élever une plainte contre mes frères. C'est pour vous en donner l'assurance que j'ai voulu vous voir tout d'abord et vous entretenir : si je porte cette chaîne, c'est à raison de notre espérance commune, et du salut d'Israël. » Les Juifs présents répondirent qu'ils n'avaient reçu à son sujet ni de Jérusalem, ni d'ailleurs, aucun message qtii les eût prévenus contre lui. Le départ de l'Apôtre avait suivi de près son appel ; la navigation était difficile à cette époque de l'année ; les Juifs de Jérusalem savaient bien que le procès traînerait en longueur ; plus éloignés de Jérusalem, les Juifs de Rome échappaient dans une mesure à la violence de la passion antichrétienne : « Nous sommes prêts à vous écouter, ajoutent-ils, et à savoir de vous ce que vous pensez. De vous nous ne savons rien ; de la secte à laquelle vous appartenez, nous avons appris seulement qu'on s'élève partout contre elle. » On prit jour, et les Juifs vinrent plus nombreux que la première fois dans le logement où saint Paul avait reçu l'hospitalité, en attendant d'avoir une demeure à lui.

Fidèle à sa coutume de s'adresser d'abord à ceux de sa nation, l'Apôtre leur proposa avec preuves la doctrine de ce royaume de Dieu dont la théocratie juive n'était qu'une lointaine préparation. Un jour entier se dépensa à leur montrer dans la loi de Moïse et dans les prophéties les titres de la mission du Seigneur. Les uns croyaient, les autres résistaient, et la discorde s'élevait entre eux. La réunion prit fin pendant que l'Apôtre leur disait : « C'est à bon droit que l'Esprit de Dieu a dit à nos pères par le prophète Isaïe : Allez vers ce peuple, et dites-lui :

Vous entendrez de vos oreilles, et ne comprendrez pas. Vous verrez de vos yeux, et n'apercevrez pas. C'est que le cœur de ce peuple s'est épaissi. Ils ont endurci leurs oreilles, ils ont fermé les^ yeux. Et les ont couverts de leurs mains. De peur de voir et d'entendre.

De peur de comprendre et d'être sauvés.

Sachez du moins, ajoutait l'Apôtre, que cette doctrine et le salut de Dieu sont offerts aussi aux nations, et elles l'accueilleront, elles. » Ils se retirèrent dans un grand trouble.

30 Mansit autem biennio toto in suo conducto .; et susci piebat omnes, qui ingrediebantur ad eum, si praedicans regnum Dei, et docens quae sunt de Domino Jesu Christo cum omni fiducia, sine prohibitione.

L'Apôtre demeura deux ans dans l'appartement qu'il avait loué pour lui, maintenu sous la custodia militaris. Il n'avait pas la liberté d'aller et de venir, mais pouvait accueillir tous ceux qui le venaient voir. Il était enchaîné, la parole de Dieu ne l'était pas ; nous ne savons que fort peu de chose de cette prédication captive et seulement par l'épître aux Philippiens, I, 12-20.

Rome a gardé dans sa tradition le souvenir de cette demeure de saint Paul : c'est là où se trouve l'église de Sainte-

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Marie in via lata. Jusqu'à ces dernières années, au Corso, à la hauteur du Panthéon d'Agrippa, dans une petite rue transversale, on montrait dans les substructions de l'église une dalle sur laquelle se lisait l'inscription : Verbum Dei non est alligatum. C'était là, nous dit-on, l'emplacement du proprium conductum, ou de la maison louée par saint Paul.

LES ÉPITRES DE- LA CAPTIVITÉ

Le livre des Actes s'achève brusquement sur deux versets qui résument en une formule très sommaire l'œuvre apostolique de deux années. L'Apôtre, nous dit saint Luc, recevait en sa demeure tous ceux qui venaient à lui ; les conditions très adoucies de sa captivité lui laissaient pleine liberté d'annoncer le royaume de Dieu et de parler de Notre- Seigneur Jésus-Christ (Act., XXVIlf, 30-31). Cette finale si brève, sous la plume du compagnon assidu de saint Paul (Col., IV, 14 ; Philem., 24), qui nous a rapporté jusque dans le menu détail, depuis le XX* chapitre des Actes jusqu'à la. fin du XXVIII*, les moindres événements de la vie de l'Apôtre, nous amène à conclure que le livre des Actes a été écrit, achevé, mis en circulation avant la fin de la captivité romaine de saint Paul. Il serait donc daté de l'année 63 environ. Et comme l'Evangile de saint Luc précède les Actes : Primum quidem sermonem feci de omnibus, quae coepit Jésus facere et docere (Act., I, 1), la date de l'un se trouve ainsi fixée par l'autre. Nous pouvons légitimement supposer que l'écri-vain sacré, durant son séjour à Philippes (Act., XVJ, 16), et ensuite pendant la captivité de deux ans à Césarée, a eu le loisir de recueillir ses documents et d'écrire. Je sais bien que si on admet les données de cette chronologie ; si on consent que les Actes ont été écrits en 63, et que l'Evangile a^

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précédé les Actes ; tout le chapitre XXI de l'Evangile de saint Luc, relatif aux événements de 70 et à la chute de Jérusalem, prend un caractère déterminément prophétique : mais cette conclusion ne saurait nous déplaire ; elle n'est un ennui que pour ceux-là seulement que la prophétie empêche de dormir.

Désormais, au cours de cette seconde captivité, l'Apôtre échappe aux conditions de la vie provinciale pour se trouver en contact régulier avec les institutions purement romaines. Il n'a eu jusqu'ici qu'à se louer de ses rapports avec le monde officiel de l'Empire : Gallion à Corinthe, Félix et Festus à Césarée, le Centurion Julius durant la traversée, tous lui ont été favorables. Tous semblent s'être appliqués à justifier la pensée de l'Apôtre lorsqu'il regarde le pouvoir romain comme tenant en échec l'effort du mal (II Thess., II, 6, 7), et lorsqu'il donne la formule définitive du respect dû à l'autorité : Omnis anima potestatibus sublimioribus subdita sit (Rom., XIII, 1).

Il est dès lors naturel de se demander comment la captivité de l'Apôtre à Rome a duré si longtemps ; pourquoi les lenteurs du procès et ce long retard de deux ans, alors que Félix, Festus, le Centurion Julius lui-même et le roi Agrippa avaient ensemble reconnu qu'il n'y avait contre saint Paul aucune charge réelle. Mais n'oublions pas qu'il fallait attendre l'heure de Néron et de son conseil. La cause était religieuse, partant de celles qui n'ont ni urgence ni grand intérêt ; il s'agissait d'un Juif étranger ; Néron avait d'autres soucis. D'ailleurs le procès ne pouvait être réellement engagé que le jour où les adversaires de l'Apôtre apporteraient un ensemble de témoignages et de griefs capable de retenir l'attention des juges romains et de vaincre l'indolence de l'empereur. L'Apôtre était donc condamné à attendre. Sans doute la réclusion de cette longue captivité venant se surajouter à celle de Césarée eût accablé son âme ; mais sa prédication était quotidienne, son auditoire, s'il était réduit, se renouvelait sans cesse ; plusieurs amis dévoués partageaient sa captivité. Saint

Luc et Aristarque l'avaient accompagné. Timothée vint le rejoindre, Tychicus, Démas, Marc, Jésus, dit le Juste ; Epaphras, un Colossien ; Epaphrodite, un Philippien, étaient assidus auprès de lui. Peut-être nous sera-t-il permis d'observer qu'à Rome, à côté de l'Apôtre, nous ne voyons paraître alors aucun des personnages salués par lui au chapitre XVI de l'épître aux Romains ; ce qui nous confirme dans la pensée que la série très étendue des personnages salués (Rom., XVI, 3-18) appartient, non à l'Eglise de Rome, alors peu connue de l'Apôtre, mais à l'Eglise d'Ephèse.

Même au cours de sa longue captivité l'Apôtre garde la sollicitude des Eglises fondées par lui, il demeure attentif à leurs progrès, soucieux de leur persévérance, parfois inquiet au sujet des tendances doctrinales qui les sollicitent. Nous trouvons les monuments de son activité apostolique dans les quatre lettres écrites par lui de 61 à 63 :

une aux Ephésiens ;

une aux Colossiens ;

une à Philémon. Ces lettres ont été toutes trois confiées à Tychicus pour être distribuées aux Eglises (Eph., VI, 21, 22 ; Col., IV, 7, 8) ;

une aux Philippiens. Elle a été écrite la dernière et confiée à Epaphrodite. Nous ne sommes pas loin de la vérité historique en assignant l'année 62 comme date des trois premières lettres, l'année 63 comme date de la dernière, la lettre aux Philippiens.

Il nous a été facile de reconnaître, dans les lettres de saint Paul que nous avons lues jusqu'ici, un progrès réel, sinon dans la pensée, du moins dans l'exposé de la doctrine. Il y a une différence sensible entre les deux épîtres aux Thessaloniciens et celles qui les suivent immédiatement, les deux épîtres aux Corinthiens. Même le ton et l'allure sont bien différents dans la Première aux Corinthiens, et dans la Seconde. C'est avec l'épître aux Galates et enfin avec l'épître aux Romains que l'Apôtre fixe à jamais, dans son contraste avec la loi ancienne, la physionomie de la loi nouvelle, le

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caractère de la révolution religieuse accomplie par le christianisme, et la théorie de la justification surnaturelle. Nous l'avons indiqué avec assez d'étendue pour n'avoir pas à y revenir. De ce premier mouvement de la pensée de saint Paul l'épître aux Romains est le terme achevé et dernier.

Chose remarquable, les épîtres de la captivité, tout en supposant établie la doctrine des premières épîtres, appartiennent à une nouvelle direction de pensée. Elle a été en quelque manière imposée à l'Apôtre. Une grande fermentation doctrinale, née du christianisme, agitait les esprits : des réactions jalouses s'élevaient contre sa doctrine, des infiltrations hérétiques s'essayaient déjà à corrompre la pureté de la foi. Cependant l'Evangile se répand par tout le monde connu, déjà il a gagné de proche en proche toutes les provinces de l'Empire rornain depuis la Cappadoce jusqu'à l'Espagne ; demain il en franchira les frontières : le programme de la justice de Dieu se révèle chaque jour davantage. L'Apôtre est le témoin ravi d'une révolution à laquelle nul n'a pris une aussi grande part que lui. La lecture de l'Ancien Testament, les méditations de la captivité, les lumières de l'Esprit de Dieu lui montrent l'étendue et les harmonies du dessein providentiel.

Dans son étude sur saint Paul, le Docteur Angélique a finement observé que l'Apôtre n'a parlé que de la vie surnaturelle : de quoi peut parler un Apôtre, si ce n'est de cela ? Mais cette vie surnaturelle, continue le Docteur Angélique, il l'a étudiée tout d'abord dans l'individu : c'est la matière des épîtres aux Corinthiens, aux Galates, aux Romains, et la part de la psychologie surnaturelle ; — puis dans le grand corps de l'Eglise : c'est l'argument des épîtres de la captivité; — ensuite dans les membres qui dirigent et gouvernent l'Eglise ; c'est l'objet des lettres pastorales ; — enfin dans son centre et son foyer, en Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Pontife Souverain : c'est la matière de l'épître aux Hébreux. Il n'est pas interdit de penser qu'en groupant ainsi tout l'enseignement de saint Paul dans les lignes d'un grand cadre,

saint Thomas s'est laissé guider par les habitudes de large et puissante synthèse qui sont le caractère personnel de son génie ; mais il n'est pas contestable non plus que les épîtres dites de la captivité inaugurent chez l'Apôtre ce qu'on pourrait appeler une nouvelle manière. Durant les méditations de sa double captivité, l'Apôtre semble s'être entretenu avec lui-même et s'être dit : J'ai parlé beaucoup de l'homme, de sa régénération individuelle, de sa justice, de tout ce que la Rédemption a créé en lui : il le fallait, devant les contestations jalouses soulevées par les tenants dé la loi de Moïse ; mais aujourd'hui que la grande société de l'Eglise s'étend et se définit, nous parlerons d'elle, du Verbe Incarné, son fondateur et son Epoux. Après le surnaturel individuel, nous dirons le surnaturel social. A la dernière heure de sa vie, mon Maître a demandé à son Père l'unité en Lui de toute la nature humaine : ut omnes umim sint, sicut tu, Pater, in me, et ego in te, ut et ipsi in nobis unum sint, ut credat mundus quia tu me misisti. Pour obéir à cette parole je dirai maintenant au monde que ce programme d'unité surnaturelle se réalise dans le peuple de fils que Dieu s'est donné par la foi en Jésus-Christ; on saura que, par le baptême, toute l'humanité prédestinée est recueillie en Jésus-Christ pour appartenir à Dieu éternellement.

Peut-être serait-il téméraire d'assigner ainsi la pensée qui a guidé l'Apôtre en ces derniers jours de sa vie, si luimême ne nous y autorisait en disant aux Ephésiens : Unum corpus, et unus Spiritus, sicut vocati estis in una spe vocationis vestrae : unus Dominus, una fides, unum baptisma : unus Deus et Pater omnium, qui est super omnes, et super omnia, et in omnibus nobis (Eph., IV, 4-6). Aussi bien serat-il facile de reconnaître que telle est la pensée-mère et la clef de toute l'épître aux Ephésiens que nous étudierons motà-mot, réclamant toute l'indulgence pour la lenteur de nos explications : ce n'est pas en courant que l'on peut fructueusement lire l'Apôtre.

ÊPITRE AUX ÊPHÊSIENS

l'adresse

1 Paulus Apostolus Jesu Christi per voluntatem Dei, omnibus sanctis, qui sunt Ephesi, et jidelibus in CHristo Jesu. 2 Gratia vobis, et pax a Deo Pâtre nostro, et Domino Jesu Christo.

L'adresse est d'une brièveté extrême. L'Apôtre semble négliger les formules accoutumées pour courir à l'exposé de sa pensée. Comme l'épître aux Romains, celle-ci est encyclique et destinée à plusieurs Eglises, à qui elle sera distribuée en divers exemplaires. Aussi ne trouvons-nous en elle nulle salutation spéciale ni au commencement ni à la fin, alors pourtant que d'après la suscription commune de la lettre l'Apôtre s'adresse à une Eglise qui lui est intimement connue. Ce caractère encyclique de l'épître aux Ephésiens nous sera, dans la suite, confirmé par d'autres indices ; il ne nous paraît pas douteux qUe la lettre ad Laodicenses dont il est parlé en l'épître aux Colossiens (IV, 16) ne soit réellement l'épître aux Ephésiens.

La lettre est de Paul, apôtre de Jésus-Christ. Il nous a enseigné déjà au nom du Seigneur les richesses de la vie surnaturelle, et la gloire d'une dispensation religieuse qu'on ne saurait ramener aux conditions étroites du mosaïsme. Mais aujourd'hui, sans cesser d'être toujours présent à sa pensée (Philipp., III, 2-8), le mosaïsme est relégué à l'arrière-plan, et l'Apôtre n'est désormais attentif qu'aux splendeurs incomparables dont l'Ancien Testament n'était que l'ébauche. Le mosaïsme est bien dépassé ; et Rome, le centre, la capitale du monde, éveille chez saint Paul des pensées nouvelles. Il

est apôtre, député, messager, ambassadeur de Jésus-Christ, et Jésus-Christ est son message : Jésus étant pour lui le nom propre d'un homme, de l'Homme-Dieu ; Christ étant le nom d'un office et d'une mission universelle. Le Christ, c'est le Messie.

C'est le choix de Dieu et sa volonté gracieuse, en dehors de tout mérite personnel et aussi de toute désignation humaine, qui ont fait de Paul le messager et l'ambassadeur de Jésus-Christ. Il n'y a donc pour lui ni témérité ni intrusion à parler au nom de Dieu et à s'adresser aux âmes avec autorité.

II écrit aux Ephésiens : du moins nos textes aujourd'hui portent cette suscription ; des témoignages très anciens de saint Jérôme, de saint Epiphane, de saint Basile, de Tertullien nous déterminent à penser que dans les exemplaires primitifs, après 'zoïç ayioiç 'zoîç ouc-iv, omnibus sandis qui sunt, on avait ménagé un intervalle où devait se placer le nom d'une ville particulière : Ephèse, Laodicée, Hiérapolis. Le manuscrit du Vatican, le plus ancien qui nous ait été conservé (IV* siècle), ne porte pas l'indication Ephesî et reproduit la physionomie des manuscrits que lisait saint Basile (Contra Eunomium, II, 19). Aussi avons-nous le droit de penser que la lettre était adressée de façon générale aux Eglises de l'Asie Mineure, et que c'est à tous les baptisés, à tous les fidèles de c^iio. région que l'Apôtre selon sa formule accoutumée souhaite la grâce et la paix ; souhait que nous avons expliqué à l'occasion de l'épître aux Romains. Nous n'y reviendrons plus.

La portion plus doctrinale de l'épître comprend les trois premiers chapitres et se prolonge jusqu'à IV, 16, le reste de l'épître appartenante l'exhortafion morale^ et aux préceptes^^^ pratiques.

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