‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 402 sur 663 · LE SECRET DE DIEU DÉVOILÉ · texte numérisé non relu

LE SECRET DE DIEU DÉVOILÉ

lous nous inclinons, nous ne comprenons pas. La série des :hoses ne s'éclaire pas à nos yeux : elle se déroule devant lous sans motif, sans signification aperçue, comme sans unité. M drame divin demeure obscur, incohérent, inexpliqué.

Car ce qui fait l'unité des choses, c'est l'intention qui es met toutes en mouvement, qui les motivé, les fait se suc- ;éder en ordre, et les guide toutes vers ce terme dernier, qui i été l'intention première. Cette intention première. Dieu l'a ongtemps gardée pour lui seul. Les Anges n'en savaient que )eu de chose: en ^dehors d'une révélation divine, l'inteligence angélîque elle-même n'est avisée que lorsque^ les ivénements s'accomplissent dans leur réalité. Les hommes Lvaient la lumière prophétique ; mais la lumière prophétique lé dissipe pas toutes les ténèbres, lucernae lucenti in caligiloso loco (II Pet, I, 19), les prophètes eux-mêmes interogeaient le Seigneur avec une sainte anxiété, scrutantes in mod vel quale tempus significaret eis Spiritus Cfiristi (I Pet, , 11), et nombre de justes et de rois désirèrent voir les jours lu Christ, et ne les virent pas. Au lieu que, l'Eglise une fois omprise et connue, toutes les œuvres de Dieu s'expliquent, ous ses actes ont trouvé leur raison, leur motif, leur lien comtiun, leur unité. Dès lors saint Augustin pourra écrire sur la '}ité de Dieu, Bossuet sur la Suite de la religion, et les Anges ontempler dans la réalité de la société surnaturelle les înefables ressources de la sagesse de Dieu. Sous leurs yeux merveilles l'épopée surnaturelle se déroulera, conformément LU dessein que Dieu en a tracé, éternellement, pour l'accomilir en Notre-Seigneur Jésus-Christ. La face des choses a hangé : la seule bonté de Dieu se montre aujourd'hui. En ffet, tandis que l'ancien peuple tremblait devant Dieu et 'épouvantait à son approche, notre confiance filiale est enière, et dans la foi qui nous unissant au Seigneur nous donne >ar lui accès auprès de son Père, nous allons vers Dieu avec ine sécurité toute filiale. Nos épreuves mêmes ne nous trouvent pas. Notre bonheur a été porté si haut que rien n'y aurait atteindre. Pourquoi donc les souffrances et la captivité

de l'Apôtre seraient-elles pour les chrétientés une cause d'ennui, de scandale ou de découragement, puisque l'Apôtre ne souffre et n'est captif que pour la gloire de la gentilité convertie, et à raison de la vocation spéciale qui lui a été assignée de Dieu ? . .

Ici s'arrête la longue parenthèse : nous ne lui garderons pas de rancune, elle nous a donné plusieurs des caractères de l'œuvre divine, le mystère du Christ ; elle nous a livré la part personnelle de l'Apôtre dans la pleine révélation de ce mystère.

Avec le verset 14 l'Apôtre reprend et la construction grammaticale et la pensée du verset 1.

^^Hujus rei gratia flecto genua mea ad Patrem Domini nostri Jesu Christi, is ex quo omnis pafernitas in caelis, et in terra nominatur, ^^ut det vobis'secundum divitias gloriae suae virtute corroborari per Spiritum ejus in interiorem hominem, 17 Christum habitare per jidem in cordibus vestris : in charitate radicati et fundati, is ut possitis comprehendere cum omnibus sanctis, quae sit latitudo, et longitudo, et sublimitas, et profundum : i» scire etiam supereminentem scientiae charitatem Christi, ut impleamini in omnem plenitudinem Dei. 20 Ei autem, qui potens est omnia facere superabundanter quam petimus, aut intelligimus, secundum virtutem, quae operatur in nobis : 21 Ipsi gloria in Ecclesia, et in Christo Jesu in omnes generationes saeculi saeculorum. Amen.

C'est la conclusion des trois premiers chapitres, et de la perspective qui nous y est montrée, « A la vue de la bonté divine, et de la révolution qu'elle a accomplie dans l'humanité, dit l'Apôtre avec une extraordinaire solennité, je fléchis les genoux devant le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ». S'agenouiller n'était pas l'attitude commune de la prière, et l'Apôtre demande aux chrétiens de prier debout. Pourtant, lorsque la prière prenait l'accent plus intense de la supplication, on fléchissait les genoux ; même on se prosternait de

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