‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 429 sur 663 · CHAPITRE I (suite · texte numérisé non relu

CHAPITRE I (suite

L'action de grâces envers la source divine de qui nous vient tout don parfait a été pour l'Apôtre une transition naturelle qui l'amène à l'exposé doctrinal. Pour le bien entendre, rappelons-nous le caractère de ce que nous nommons l'hérésie colossienne. C'est un gnosticisme commençant. Dieu est trop haut, la création matérielle est trop loin pour que des relations puissent s'établir entre eux. Ce sera donc un cordon de médiateurs spirituels, qui seul pourra relier ensemble les deux pôles opposés de la réalité, trop distants pour se rejoindre. Et puisque le bienfait nous vient de ces médiateurs angéliques, c'est donc vers eux que doivent aller notre reconnaissance et notre culte. Cette doctrine attente tout à la fois et à la dignité du Père et à l'œuvre du Fils : aussi le travail de l'Apôtre consistera-t-il à rapprocher ce qu'on veut désunir, à nous maintenir en relation avec la source même de la Divinité, à restituer au Fils de Dieu l'intégrité de cette médiation que l'hérésie conteste jusqu'à l'éliminer entièrement.

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