CONTINUATION DE VIE
serait de beaucoup le meilleur parti ; mais aussi demeurer dans la chair est encore nécessaire, parce que les Philippiens ont besoin de lui. On pressent dès lors comment se dénouera le problème : il demeurera. Est-il besoin de faire remarquer ici que sa présentation personnelle au Seigneur après la mort se distingue de la parousie ou apparition du Seigneur, que l'Apôtre, selon quelques-uns, aurait attendue au cours de sa vie ?
Ce n'est pas au dernier jugement, c'est à sa mort que l'Apôtre a eu le loisir de songer durant sa longue captivité ; il n'y eût pas échappé sans doute, si à l'issue du procès il eût été remis aux mains des Juifs comme violateur de la loi. Mais il semble bien que l'Apôtre ait reçu de Dieu même, avec l'assurance de son élargissement, la solution du problème soulevé tout à l'heure. Il parle comme un homme qui n'ignore pas son lendemain : « Je sais de source certaine, dit-il, que je vivrai encore, et que je demeurerai sur terre pour vous tous, pour votre avancement spirituel, pour la joie de votre foi. Une heure viendra où je vous reverrai encore, et ma présence au milieu de vous me sera une occasion de nous féliciter saintement de la vérité évangélique que vous avez reçue de moi ».