‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 492 sur 663 · LES ANGES ÉVINCÉS · texte numérisé non relu

LES ANGES ÉVINCÉS

qui nous devons appartenir sous peine de perdition ? Défendons-nous contre le péril d'apostasie auquel sont exposées les âmes qui ne se gardent pas.

En effet si la loi, si la révélation qui nous est venue par le ministère des Anges a été garantie de Dieu, si elle a obtenu son effet, si Dieu même en a revendiqué les droits ; si la transgression, si la désobéissance ont été justement châtiées, et souvent sur l'heure ont reçu leur salaire : par exemple lors du fait d'Achan prélevant une part du butin malgré l'anathème (Jos., VII) ; quel ne sera donc pas le châtiment de ceux qui se détourneraient du salut promis par l'économie nouvelle ? L'ancienne n'était que matérielle, relative au temps et précaire ; la nouvelle est spirituelle, définitive, et concerne l'éternité ; elle nous a été promulguée par le Christ, proposée par les apôtres et les témoins du Christ, elle a été accueillie par nous et reçue par notre conviction ; même Dieu l'a accréditée par les miracles, les prodiges, les pouvoirs surnaturels de toute sorte, et les dons que l'Esprit de Dieu dispense selon sa libre et libérale volonté (Rom., XII ; I Cor., XII, et Eph., IV). Ces dons de l'Esprit de Dieu avaient pour dessein de montrer que la vie chrétienne est une vie nouvelle, que le Seigneur a créé une nouvelle humanité, que c'est non plus la sève d'Adam, mais la vie du Christ qui circule partout.

Notre-Seigneur Jésus-Christ est désormais le centre du monde surnaturel, il a révélé la loi évangélique, ses apôtres l'ont semée par le monde, les grâces charismatiques témoignent de l'effusion de sa vie, le corps de l'Eglise est animé de son esprit ; en un mot l'économie surnaturelle d'aujourd'hui relève de lui, non plus des Anges qui ne sont que ministres et serviteurs.

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