‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 493 sur 663 · LE DIEU FAIT HOMME · texte numérisé non relu

LE DIEU FAIT HOMME

^ Non enim Angelis sabjecit Deus orbem terrae futurum, de quo loquimur. 6 Testatus est autem in quodam loco qtiis, dicens : Quid est homo quod memor es ejus, aut jilius ho-

minis qaoniam visitas eum ? 7 Minuisti eum paulo minus ab Angelis : gloria et honore coronasti eum : et constituisti eum super opéra manuum tuarum. s Omnia subjecisti sub pedibus ej'us. In eo enim quod omnia ei subjecit, nihil dimisit non subjectum ei. Nunc autem necdum videmus omnia subjecta ei.

Car ce n'est pas aux Anges que Dieu (le Père) a soumis le monde nouveau, la terre nouvelle, l'économie inaugurée dès ici-bas par la prédication de l'Evangile et qui s'achèvera dans l'éternité. Les conditions d'hier sont rapportées. D'après l'Ecclésiastique, XVII, 14, 15, le Seigneur aurait distribué les nations entre ses Anges, et se serait réservé Israël. (Cf. Daniel, X, 13, 20, 21 ; XII, 1). Mais aujourd'hui la terre promise, la terre nouvelle, au lieu d'être distribuée entre les Anges, appartient toute à l' Homme-Dieu. C'est à un homme, c'est au second Adam, à cet homme nouveau que construisent les siècles chrétiens, c'est à lui qu'appartient tout l'ordre religieux inauguré par l'Incarnation. L'Apôtre en trouve le témoignage dans le même livre des Psaumes où il a tant emprunté déjà (Ps. VIII, 5, 6, 7).

Il est naturel de regarder les développements qui suivent comme une réponse à l'objection tacite qu'un Juif pouvait élever contre la thèse de l'Apôtre, à savoir que l'éminente supériorité du Christ Jésus sur les Anges entraînait l'éminente supériorité de la loi nouvelle, dont le Christ est l'organe, sur la loi ancienne promulguée par les Anges. Cela pouvait être contesté par un adversaire qui eût observé que l'homme, et dans le cas présent, l' Homme-Dieu est deux fois inférieur à l'Ange, soit pas sa nature, soit par les souffrances auxquelles sa nature l'a livré.

Il n'en reste pas moins, dit l'Apôtre, en sa réponse à cette objection muette, que le Christ est quand même, et à l'exclusion des Anges, le roi et le souverain réel du monde nouveau. Cela nous est attesté par quelqu'un qui nous en a donné l'assurance quelque part. — S'adressant à des Juifs qui connaissent leur Psautier, saint Paul ne juge pas à pro-

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