LES FAUTEURS D'HÉRÉSIE
5 Finis autem praecepti est charitas de corde puro, et conscientia bona, et fide non ficta. ^A quitus quidam aberrantes, conversi sunt in vaniloquium, ^ volentes esse legis doctores, non intelligentes neque quae loquuntur, neque de quibus affirmant, s Scimus autem quia bona est lex, si quis ea légitime utatur : 9 sciens hoc quia lex justo non est posita, sed injustis, et non subditis, impiis, et peccatoribus, sceleratis, et contaminatis, parricidis et matricidis, homicidis, lo fornicarlis, masculorum concubitoribus, plagiariis, mendacibus et perjuris, et si quid alïud sanae doctrinae adversatur, n quae est secundum Evangelium gloriae beati Dei, quod creditum est mihi. '\
Après avoir rapidement désigné les fausses doctrines, l'Apôtre s'étend un peu plus longuement sur les faux docteurs. Tous ces prédicateurs, dit-il, font fausse route. Ils méconnaissent l'intention de Dieu et le but de la doctrine. Les raffinements où ils se complaisent demeurent étrangers à la perfection de la vie chrétienne. C'est qu'en effet la fin de l'enseignement surnaturel, l'intention de la doctrine apportée par le Fils de Dieu, ce n'est pas de nous initier à la casuistique des Juifs, ou aux rêveries des Kabbalistes, mais bien de nous établir dans la charité venant d'un cœur pur et affranchi de l'égoïsme, d'une conscience droite, d'une foi sincère et sans mélange.
Il n'y a pas lieu pour nous d'ajouter à notre foi des conceptions romanesques, des rêveries d'imagination, tous éléments qui ne viennent pas de Dieu. Une fois de plus, nous apprenons les conditions premières auxquelles l'Apôtre ramène toute la vie chrétienne : la charité, la pureté de cœur, la droiture de conscience, la foi.
Ceux qui s'écartent de ces éléments essentiels se perdent dans un pur verbiage. C'est en vain qu'ils s'appellent docteurs de la loi et veulent être tenus pour tels. Un passage parallèle