‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 610 sur 663 · UNIVERSALITÉ DE LA PRIÈRE · texte numérisé non relu

UNIVERSALITÉ DE LA PRIÈRE

Mais, dit l'Apôtre, cette universalité est une vérité attestée par Dieu en son temps, lorsque le Seigneur a voulu, à l'heure marquée de lui, revenir à l'étendue première de sa Providence. Il n'y a donc lieu pour les Juifs ni de s'étonner, ni de se scandaliser : puisque le régime d'universalité est la règle, puisque le particularisme judaïque a été l'exception, et que le Seigneur, à qui les temps appartiennent, avait, au milieu même du judaïsme, stipulé l'économie nouvelle et définitive, l'Evangile universel, la Providence de-Dieu s'étendant de nouveau à toute l'humanité.

In quo, en grec : e^ç 5, c'est en vue de ce témoignage, de cette manifestation (Tit., I, 3) qui s'est accomplie au temps marqué de Dieu, que l'Apôtre a été établi par Dieu et a reçu sa vocation propre. II en appelle à sa sincérité pour affirmer que la mission du Seigneur est tombée sur lui et qu'il est le prédicateur des nations, l'Apôtre des Gentils, leur guide par la foi et la vérité dans la vraie réalité surnaturelle. Mais c'est pourtant moins sur lui-même que sur l'Evangile universel dont il est l'organe, que l'Apôtre appelle l'attention et la vigilance de son disciple. L'affirmation de saint Paul, dans sa fermeté solennelle, avait pour dessein d'affermir en sa prédication ledisciple à qui la vieillesse de son maître laissait le dépôt de: la foi.

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