‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 615 sur 663 · LE SACERDOCE · texte numérisé non relu

LE SACERDOCE

1 Fidelis sermo : Si guis episcopatum desiderat, bonum opus desiderat. 2 Oportet ergo episcopum irreprehensibilem esse, unius uxoris virum, sàbrium, pradentem, ornatum, pudicum, hospitalem, doctorem, s non vinolentum, non percussorem, sed modestum : non litigiosum, non cupidum, sed * suae

domui bene praepositum : filios habentem subditos cuni omni castitate. s 5/ quis autem domui suae praeesse nescii, quomodo Ecclesiae Dei diligentiam habebiî ? 6 Non neophytum : ne in superbiam elatus, in judicium incidat diaboli. 7 Oportet autem illuni et testimonium habere bonum ab iis, qui foris sunt, af non in opprobrium incidat, et in laqueum diaboli.

L'expression fidelis sermo, que nous retrouverons plus loin (IV, 9), a la même valeur que VAmen, amen dico vobis du Seigneur : c'est une affirmation solennelle de ce qui va suivre, et une invitation à s'y rendre attentif.

On désire être prêtre ou évêque, avoir une situation dans l'Eglise, exercer une action et un office d'autorité : mais c'est une tâche noble que celle du sacerdoce et de l'épiscopat, il convient d'y être préparé. C'est afin d'aider la communauté à faire une sage sélection, que saint Paul rappelle, avec la nature de l'office désiré, les qualités de la personne qui en pourra être investie. Cela équivaut à nous dire : Vous voulez être prêtre ? Eh bien ! voici ce qu'est le sacerdoce que vous désirez. On traduit toujours : « Celui qui désire l'épiscopat désire une chose bonne », ce qui frise le contre-sens. Il faut traduire : « Celui qui désire le sacerdoce, désire une belle et digne fonction. » Le sacerdoce est dignité, et il est travail. A ce double titre, on ne le doit conférer qu'à des personnes idoines. Il faut que l'évêque soit sans reproche. Non sans doute qu'il doive ou puisse être sans péché : in multis enim offendimus omnes ; mais il ne faut pas qu'il soit sous la puissance d'aucune faute habituelle qui lui enlève l'autorité. Il doit gouverner et reprendre : comment le pourra-t-il faire, si on peut lui répondre " Medice cura teipsum ; ou encore : £;ice primum trabem de oculo tuo ?

Ceci est général : voici les particularités. Il sera l'époux d'une seule femme, non au sens d'une exclusion de la polygamie simultanée, mais avec exclusion de la polygamie successive. Les secondes noces, sans doute, ne sont pas interdites : toutefois, ce qui est loisible à tous les chrétiens ne

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