ENCOURAGEMENTS DE L'APÔTRE
1 Paulus Apostolus Jesu Christi per voluntatem Deî, secundum promissionem vitae, quae est in Christo jesu : 2 Timotheo charissimo filio, gratia, misericordia, pax a Deo Pâtre ei Christo Jesu Domino nostro.
Au déclin de l'année 66, après avoir laissé Tite en Crète et Timothée à Ephèse, saint Paul poursuit son voyage vers la Macédoine. Il s'arrête à Troas, où il a trouvé autrefois des facilités pour l'Evangile. Un chrétien, nommé Carpus, lui a donné l'hospitalité. C'est de cette ville, ou bien en traversant la Macédoine, qu'il a écrit à ses deux disciples les lettres que nous venons de lire. Son dessein, nous le savons déjà par l'épître à Tite (III, 12), est de passer l'hiver de 66 à 67 à Nicopolis. De là, comme d'un centre, il pourra rayonner sur les régions voisines. Tite viendra l'y rejoindre, afin de l'aider dans son dernier apostolat. Mais, à l'approche de l'hiver, l'Apôtre est arrêté, conduit à Rome et emprisonné. Cette troisième captivité fut sévère. Du fond de sa prison, Mamertîne ou autre, saint Paul adresse à Timothée, comme une sorte de testament, sa seconde épître.
Elle commence comme beaucoup d'autres. L'Apôtre rappelle son nom, son titre, l'investiture qu'il a reçue de Dieu, le but et l'intention de cette investiture. Dieu l'a fait apôtre dans le dessein, par lui, de révéler au monde le mystère de la vie du Christ répandu par le monde. Assigner à l'apostolat cette fonction glorieuse, c'est déjà encourager Timothée dans une prédication qui prolonge celle de saint Paul.
La lettre est adressée a Timothée, le fils aimé ; neminem habeo tam unanimem, disait-il de lui. Au lieu de se borner, comme de coutume, au double souhait de la grâce et de la
paix, saint Paul ajoute, comme en la première épître, le troisième souhait de la miséricorde et de la bienveillance qui s'incline vers la faiblesse. Ce triple bienfait lui viendra de Dieu le Père, et de Notre-Seigneur Jésus-Christ. ^