‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 68 sur 663 · BÉRÉE · texte numérisé non relu

BÉRÉE

sunt Thessalonicae, qui susceperunt verbum cam omni aviditate, quotidie scrutantes Scripturas, si haec ita se haberent. 12 Et multi quidem crediderunt ex eis, et mulierum Gentilium honestarum, et viri non pauci. is Cum autem cognovissent in Thessalonica Judaei, quia et Beroeae praedicatum est a Paulo verbum Dei, venerunt et illuc commoventes, et turbantes multitudinem. ^^Statimque tune Paulum dimiserunt fratres, ut iret usque ad mare : Silas autem, et Timotheus remanserunt ibi. 15 Qui autem deducebant Paulum, perduxerunt eum usque Athenas, et accepta mandata ab eo ad Silam et Timotheum, ut quam celeriter venirent ad illum, profecti sunt.

Le péril était grand : à la faveur de la nuit, et sur le conseil des fidèles, Paul et Silas prirent le chemin de Bérée, petite ville à l'ouest de Thessalonique, Il est possible, si Tifnothée est demeuré à Philippes, qu'un message de l'Apôtre l'ait invité à s'arrêter à Thessalonique auprès de la jeune communauté macédonienne, et à le rejoindre à Bérée.

A Bérée, Paul et Silas prennent place dans la synagogue des Juifs. Bérée, située plus avant dans les terres, n'avait nullement l'importance politique et commerciale de Thessalonique. Moins nombreux, moins adonnés au lucre, les Juifs de Bérée étaient plus droits, et furent plus accueillants. Ils reçurent avec déférence et docilité la parole de l'Apôtre, qui poursuivait auprès d'eux, au moyen des saintes Ecritures, le thème que l'émeute de Thessalonique avait brusquement interrompu. Guidés par l'Apôtre, ils interrogeaient les livres sacrés, pour s'assurer des caractères donnés au Messie, et des prophéties qui le concernent. Beaucoup d'entre eux se convertirent, et avec eux nombre de citoyens et de grandes dames grecques.

Lorsque la nouvelle de ces succès de l'Apôtre parvint à Thessalonique, elle y réveilla la fureur des Juifs. Ils vinrent à Bérée semer le trouble et la division dans la ville, s'ef forçant d'y provoquer les désordres habituels. Devant un acharnement qui visait surtout sa personne, Paul jugea plus à pro-

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pos de se retirer ; il laissa à Bérée Silas et Timothée, qui venait de rejoindre, et sous la conduite des frères prit par mer le chemin d'Athènes. Même les frères font avec lui la traversée ; mais en leur donnant congé, à Athènes, l'Apôtre saint Paul qui, au cours de ses travaux apostoliques, semble avoir peu prisé la solitude, leur laisse, pour Silas et Timothée, demeurés à Bérée, le mot d'ordre de revenir au plus tôt près de lui, une fois accomplie la mission qu'il a confiée à Silas pour Bérée, à Timothée pour Thessalonique (I Thess., II, 18, et III, 1, 2). Tous deux obéirent, mais arrivèrent à Athènes après le départ de l'Apôtre ; et ce ne fut qu'un peu plus tard, à Corinthe, qu'ils le rejoignirent enfin.

16 Paulus autem cam Athenis eos expecfaret, incitabatur spiritus ejus in ipso, videns idololatriae deditam civitatcm. ^'i Disputabat igitur in synagoga cum Judaeis, et colentibits, et in foro, per omnes dies, ad eos qui aderant. is Quidam autem Epicurei, et Stoici pMlosophi disserebant cum eo, et quidam dicebant : Quid vult seminiverbius hic dicere ? Alii vero : Novorum daemoniorum videtur annuntiator esse : quia Jesum; et resurrectionem annuntiabat eis. i9 Et apprehensum eum ad Areopagum duxerunt, dicentes : Possumus scire quae est haec nova, quae a tedicitur, doctrina ? ^o nova enim quaedam infers auribus nostris : volumus ergo scire quidnam velint haec esse. 21 (Athenienses autem omnes, et advenue hospltes, ad nihil aliud vacabant nisi aut dicere, aut audire alîquid novi.)

Dans la vie d'Apollonius de Tyane, son romanesque historien, Philostrate, a décrit l'entrée de l'imposteur à Athènes avec des traits visiblement empruntés au récit des Actes. Apollonius aborde Athènes par le Pirée ; entretiens avec les philosophes, religiosité des Athéniens, leur curiosité toujours éveillée et jusqu'à l'allusion aux dieux inconnus, tout est commun (Philostrate, Vita Apoll., IV, 3-5). Athènes vers l'an 52 ou 53 du Seigneur a cessé d'être le centre d'une vie

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