‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 74 sur 663 · AUX THESSALONICIENS · texte numérisé non relu

AUX THESSALONICIENS

Il est facile de reconnaître le dessin général de l'Epître : après l'adresse, tout entière contenue dans le 1*' verset, une portion historique et de souvenir où l'Apôtre rappelle aux Thessaloniciens lés circonstances de leur conversion (I Thess., I, 2-III, 13) ; — une portion d'exhortation et d'enseignement réclamée par la formation encore inachevée des Thessaloniciens : Silas et Timothée, à leur retour, en ont fourni les éléments (IV-V, 24) ; — une conclusion rapide contenue dans les quatre derniers versets du chapitre V (25-28).

l'adresse

1 Paillas, et Silvanus, et Timotheus Ecdesiae Thessalonicensium in Deo Pâtre, et Domino Jesu Christo. 2 Gratia vobis, et pax.

Saint Paul ne se donne pas le nom d'Apôtre, soit parce qu'il n'avait aucun intérêt à le réclamer devant les Thessaloniciens, soit surtout pour n'avoir pas à se distinguer de Silas et de Timothée, qui l'avaient aidé, qui étaient connus des Thessaloniciens, mais qui lui demeuraient inférieurs dans la dignité et l'exercice de l'apostolat. Malgré la violence qui est venue interrompre son ministère, l'Apôtre a eu le loisir de constituer à Thessalonique une Eglise, c'est-à-dire une société chrétienne hiérarchisée déjà, ayant ses prêtres et ses chefs. Les âmes qui la composent ont été appelées en Dieu le Père, et en Notre-Seigneur Jésus-Christ, appelées par eux

pour vivre en eux. L'idée de la vocation divine est impliquée

ici dans le nom même de l'Eglise, (éxxXriaia, xatjtoç). A toutes ces âmes qui vivent en Dieu, l'Apôtre, de concert avec Silas et Timothée, souhaite la plénitude des biens surnaturels, la grâce, c'est-à-dire la bienveillance de Dieu ; la paix, c'est-àdire la réconciliation parfaite et l'union avec lui, toutes fautes effacées, toutes inimitiés, toutes distances abolies.

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