‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 96 sur 663 · A ÉPHÈSE · texte numérisé non relu

A ÉPHÈSE

quosdam discipulos : 2 dixitque ad eos : Si Spiritum sanctum accepistis credentes ? At illi dixerant ad eum : Sed neque si Spiritus sanctus est audivimus. s Ille vero ait : In quo ergo baptizati estis ? Qui dixernnt : In Joannis baptismate. 4 Dixit autem Paulus : Joannes baptizavit baptismo poenitentiae populum, dicens : In eum qui venturus esset post ipsum, ut crederent, hoc est, in Jesum. s His auditis, baptizati sunt in nomine Domini Jesu. s Et eum imposuisset illis manus Paulus, venit Spiritus sanctus super eos, et loquebantur linguis, et prophetabant. "^ Erant autem omnes viri fere duodecim.

Un autre épisode nous ramène à saint Paul. Au sortir d'Ephèse, Apollos s'était rendu à Corinthe, tandis que l'Apôtre, après avoir visité et sans doute évangélisé en chemin les portions méridionales de l'Asie-Mineure, arrivait à Ephèse pour accomplir sa promesse (XVIII, 21), sur la fin de l'année 54, ou au commencement de 55. Avec son dessein très marqué d'établir fortement le christianisme dans les capitales ou centres plus importants, saint Paul séjournera à Ephèse, peut-être avec quelques absences momentanées, jusque vers le début de 57. Si Ephèse a reçu des lèvres d' Apollos un commencement d'évangélisation, il ne semble pas qu'une communauté chrétienne y ait été antérieurement établie. L'Apôtre, nous le savons par son propre témoignage, n'aimait pas à bâtir sur les fondations d'autrui : le prosélytisme d'Aquila et Priscille était limité, et nous allons voir se répéter en plusieurs la formation religieuse incomplète qui a été celle d' Apollos. En effet, des disciples de Jean-Baptiste se présentent, un jour, à l'Apôtre avec de simples lueurs d'un christianisme commencé, et l'Apôtre de leur demander s'ils ont reçu l'Esprit de Dieu, par la foi : « L'Esprit de Dieu ? répondirent-ils, mais nous ne savons même pas s'il y a un Esprit de Dieu. » — « Mais alors, au nom de qui avez-vous été baptisés ?» Si la forme du baptême, si la vie nouvelle créée par lui, si les rites de l'initiation surnaturelle qui, par le Christ, nous fait entrer dans la famille de Dieu, n'avaient

été dès lors nettement déterminés, la question de l'Apôtre n'aurait même pas de sens. Le baptême chrétien qui se traduisait souvent par l'effusion des charismes, impliquait une profession et une connaissance spéciales de l'Esprit de Dieu. Avoir été baptisé et ignorer l'Esprit de Dieu sont choses incompatibles ; et le baptême au nom du Seigneur Jésus, c'est le baptême qui par le Seigneur nous fait entrer dans la société des trois Personnes divines, dans la juridiction de l'Esprit de Dieu, et nous en donne un gage extérieur dans les manifestations charismatiques.

C'est ce qu'enseigne l'Apôtre à ces disciples : « Le baptême de Jean, leur dit-il, était pour le peuple un baptême de pénitence, une intimation de se préparer par un changement de mœurs à une vie nouvelle, puisée celle-là, par la foi, aux sources de celui qui devait venir après Jean-Baptiste, aux sources du Sauveur Jésus. Comme Jean lui-même, le baptême de Jean n'est que précurseur. » Les disciples comprirent et reçurent le baptême du Seigneur Jésus. Ils étaient au nombre de douze ; on peut supposer que cet Epœnetus, aimé de l'Apôtre et qu'il salue du titre de premier-né de l'Asie (Rom., XVI, 5), était l'un de ces convertis. Après que Paul leur eut imposé les mains, l'Esprit de Dieu vint en eux, ils reçurent le don des langues et le don de prophétie.

^ Jntrogressus autem synagogam, cum fiducia loquebatur per très menses, disputons et suadens de regno Dei. » Cum autem quidam indurarentur, et non crederent, maledicentes viam Domini coram multitudine, discedens ab eis, segregavit discipulos, quotidie disputons in schola tyranni cujusdam. 10 Hoc autem factum est per biennium, ita ut omnes qui habitabant in Asia, audirent verbum Domini, Judaei atque Gentiles. 11 Virtutesque non quaslibet faciebat Deus per manum Pauli : 12 ita ut etiam super languidos deferrentur a corpore ejus sudaria et semicinctia, et recedebant ab eis languores, et spiritus nequam egrediebantur.

Page 1