‹ Les épopées françaises (volume 2)Chapitre 108 sur 217 · A J L II CHAP. XXVIII · texte numérisé non relu

A J L II CHAP. XXVIII

de nos vieux romans français a survécu à l’Arioste - —

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dont 1 œuvre est, par tant de cotes, si peu Irar îçaise . jusqu’à nos jours. Sans doute, les récits et les chants qui ont conservé le plus de matière française et qui sont encore aujour-

(xiv° siècle) contient un texte italianisé c YAliscans. L’auteur des Nerbonesi (liv. VI, chap. i-viii, et livre VII, chap. xxxvii-xxxix) abrège le récit de notre Aliscans, dont il subordonne les données à celles de Foulques de Candie , évidemment préféré. Le tout forme un assez singulier mélange.

Amis et Amiles. Dès 1503, une édition italienne de Milles et Amis paraît à Venise (1513, à Milan), etc., etc.

Anseïs de Carthage. Il nous reste À Anseïs un manuscrit italianisé du xme siècle (Bibl. nat. fr. 1598), dont nous donnons plus loin un extrait (III, p. 638). C’est cette version qui a été étudiée par W. Meyer, dans ses « Etudes franco-italiennes », où il publie quelques centaines de vers italianisés avec un texte français en regard. (. Zeitschrift für romanische Philologie, IX, 1885-1886, p. 597 ; Romania , 1886, p. 632.) = Qu 'Anseïs de Carthage ait été connu en Italie, c’est ce que prouve surabondamment cette Seconda Spagna découverte parRanke en 1835 dans un manuscrit de la Bibliothèque Albani, dont on a voulu faire le neuvième livre des Reali et qui est tout entière consacrée à Anseïs ; c’est ce qu’atteste encore cet « Inventaire de la famille d’Este en 1437 », que Pio Rajna a publié dans la Romania, (1873, p. 51) et où il s’agit (n° 15) d’un livre « chiamado romano Ancixe re de Spagna, in francexe » . = Dans les Nerbonesi (liv. I, chap. ii, édition Isola, 1. 1, pp. 4, 5,), nous ne trouvons que ces quelques lignes qui rappellent vraiment notre poème : « Nella seconda guerra que fe’ Carlo in Ispagna, soccorse il re Ansuigi. Questo re avia incoronato Carlo in Ispagna alla prima guerra, ed era di gentile sangue, e re Marsilio gli avia tolta la signoria, e Carlo gliele rendè e fece tagliare la testa a Marsilio. »

Aquilon de Bavière. C’est le titre exact d’un roman franco-italien, en prose, avec préambule en octaves italiens. Il est conservé dans le manuscrit du Vatican, n° 381 (anc. 1363) du fonds Urbinas latin, lequel manuscrit estde lapremière moitié du xve siècle. L’auteur est Raphaël Marmora, et l’œuvre, qui avait été commencée en 1379, était achevée en 1407. « Ce roman d 'Aquilon de Bavière (dit M. A. Thomas à qui l’on doit cette véritable découverte) -a été composé dans la même région que YEiitrée deSpagne. Je crois qu’on peut aller plus loin et désigner Vérone comme le lieu même de sa composition. » {Romania, 1882, pp. 538, 541.) M. Thomas donne une analyse complète du roman qu’il a découvert. {Ibid., pp. 546 etss.)

Aspremont. Parmi les manuscrits de cette chanson encore inédite il en est quatre, à tout le moins (des xme-xivc siècles), qui nous offrent un texte italianisé. (Bibl. nat. fr. 1598 ; Venise, Saint-Marc, fr. IV et VI; ms. 3205 de la seconde vente Solar.) = Le compilateur des Reali, Jacopo da Barberino, est l’auteur d’un Aspromonte qu’on a fait induement entrer dans la série des Reali. = Dans les deux inventaires de la famille d’Este au xve siècle publiés par P. Rajna, on trouve trois Aspromonte, les deux premiers (1er inventaire, n° 26; 2e, n° 9) paraissent bien

1 cHAP.xxvm.11, ^ hui populaires de l’autre côté des Alpes, ces récits et ces chants, qui n’ont d’ordinaire aucune valeur et où notre épopée est tristement défigurée, ne remontent pas très haut; mais enfin, l'oreille française y est à tout instant frappée par des noms de France et

être notre vieux poème; mais le dernier (2e inventaire, n° 26) pourrait bien n’ètre que l’œuvre de Jacopo da Barberino. = Enfin (et c’est la marche ordinaire en Italie), un poète Florentin compose, à la fin du xve siècle, un Aspromonte nouveau qui conquiert un succès éclatant et durable. (Florence, s. d. et 1504; Venise, 1508, 1533, 1553, 1594, 1615, 1620; Milan, 1515, 1516.)

Bataille Loquifer, très défigurée dans les Nerbonesi (liv. VII, chap. xlv et ss.). V. le résumé plus loin : IV, p. 43.

Berte aux gr ans pies. Dans le fameui manuscrit cyclique de Venise, fr. n° XIII (dernières années du xne siècle), setrouve la Berta de li gran pié, en 1750vers, qui a été publiée par M. Ad. Mus safia [Romania, 1874, pp.339 et suiv.;1875, pp. 91 et suiv.) et dont nous donnons plus loin une analyse développée (III, pp. 14-16). mDanslesÆeaZt, le livre VI estd’abord consacré « al nascimento di Carlomagno et a la scura morte di Pipino da dui sui fioli bastardi ». Ce récit est fondé sur celui du ms. XIII, et non sur le roman d’Adenet.

Berte et Milon. V. Enfances Roland.

Bueves d’Hanstone. C’est un des poèmes qui ont conquis le plus de succès en Italie. Il occupe une place notable au début de ce ms. XIII si souvent cité, et rien n’est plus étrange qu’une telle intercalation dans un Recueil dont le vrai titre serait « Pépin et Charlemagne ». On ne s’étonnera pas de le voir après cela passer dans les Reali où il n’envahit pas moins de deux livres sur six (IVetV).= Pio Rajna adécouvert, à la Riccardienne de Florence, des fragments d’une rédaction toscane en prose de Buovo d’Antona. ( Zeitschrift fur romanisclxe Philologie, XII, 3, 4, p. 463; Romania, 1888, p. 149.) Ces fragments doivent être également rapprochés du ms. XIII. = Dans « l’Inventaire de la famille d’Este de 1437 », que nous avons déjà eu l’occasion de signaler, on trouve un livre chiamado Bovo de Anthona in francexe (n° 48). Deux autres Boni di Antona (nos 31 et 34) se rencontrent dans un autre Inventaire de la même origine et de la fin du xve siècle ( Romania , 1873, pp. 50-56). = Enfin, dans cet immense mouvement des poèmes en ottava rima, il faut mentionner un Buovo d’Antona deBazaliero di Bazalieri en 940 octaves, qui a paru pour la première fois à Bologne en 1480 et dont les éditions se sont multipliées. (Venise, 1487, 1489, 1491;- Milan, 1497, etc.)

Charroi de Nîmes L’affabulation de notre vieux poème fait l’objet des chapitres i-iv du livre IV des Nerbonesi (éd. Isola, I, p. 377). Cf. plus loin, IV, pp. 373, 374.

Chevalerie Vivien. V. Covenant Vivien.

Chevalerie Ogier. Alors que les Enfances Ogier n’ont guère donné lieu qu’au poème du ms. XIII de Venise, nous avons vu plus haut que la Chevalerie Ogier avait été, en Italie, l’objet de trois récits au moins : celui du ms. XIII; celui d’un poème in ottava rima de la fin du xive siècle et enfin celui d’une rédaction en prose dans les Storie di

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