‹ Les épopées françaises (volume 2)Chapitre 109 sur 217 · VI. EN ITALIE · texte numérisé non relu

VI. EN ITALIE

l’esprit français par des souvenirs et des légendes de 1 PART- ,,vn »•

France. De petits feuillets imprimés, que j’achetais, il -

y a trente ans, aux portes des églises italiennes, se répandent encore par milliers dans les campagnes et dans les villes. Puis, il y a la diffusion orale, qui est

Rinaldo, liv. III. Une Suite a été donnée à la Chevalerie, et nous la trouvons dans le poème en octaves cité plus haut, et dans le livre V des mêmes Storie di Rinaldo. Nous avons donné plus haut l’analyse détaillée de la Chevalerie et de la Suite. = Cf., plus tard, la Morte del Danese de Cassio di Narni (1521) et le Libro delle battaglie del Danese, (1511) attribué à Girolamo Tromba.

Chevalier au Cygne. Dans les Inventaires de la famille d’Este au xve siècle, il y a deux « Gutifre de Bulone »(?) : ce sont les nos 2 et 25 du premier inventaire. (. Romania , 1873, pp. 50 et 52.)

Couronnement Loois. V. les Nerbonesi, chap. x-xn et xiv-xxiv du liv. III (éd. Isola, I, pp. 308 et ss., et 323 et ss.), dont nous avons donné plus loin une analyse complète (IV, pp. 341-343). Cf. E. Langlois, en son édition du Couronnement, (Introduction, p. cxm). = Melzi (2e éd. 1838, p. 286), a signalé une Incoronazione de Aloysi, figliuolo di Carlo Magno imperadore di Francia, par Michel Angelo de Volaterra (Cf. E. Langlois, 1. c., cxxi). C’est une œuvre du xvie siècle et dont l’auteur a fait peu d’emprunts à notre vieux poème : « Charlemagne épouse Bellissante, fille de l’empereur de Constantinople. Naissance d’Aloys, dont Guillaume est le tuteur jusqu’à sept ans. Cour plénière à Paris, fêtes et couronnement pacifique. »

Conquête de l’Espagne. V. Prise de Pampelune.

Covenant Vivien. V. dans les Nerbonesi, liv. V, chap. i-xxii (éd. Isola, II, pp. 5 etss.) une version qui ne ressemble en rien à celle de notre vieux poème. Cf. plus loin, IV, p. 439.

Departement des enf ans Aimer i : Nerbonesi, liv. I, chap. xxix-xlvi, éd. Isola, p. i, pp. 83-310. V. l’analyse plus loin, IV, pp. 316 et ss.

Enfances Charlemagne. Le ms. cyclique de Venise (Saint-Marc fr. XIII, f° 31 et ss.) renferme un Karleto qui sera analysé en son lieu (III, pp. 33 et 40). Dans le dernier livre des Reali on trouve un Mainetto que nous résumons également plus loin, (III, p.37.)

Enfances Guillaume. Les Nerbonesi (liv. I, chap. i, vm et xiiixxvrii, éd. Isola, pp. 4-6, 22-27, 33-76) nous offrent une version de ces Enfances dans laquelle on a bizarrement encadré un Macaire, et qui diffère notablement de celle de nos manuscrits français. V. l’analyse, IV, pp. 34, 35 et 285, 286.

Enfances Ogier. Dans le ms. fr. XIII de Venise, on a signalé depuis longtemps une version de ces Enfances que nous résumons plus loin (III, p. 55), d’après le Romwart d’Adalbert Keller(pp.69 et 70), et d’après les deux articles de F. Guessard dans la Bibliothèque de l’École des Chartes (XVIII, p. 393 et ss.; XXV, p. 489 et suiv.). Cf. P. Rajna, Romania, 1874, p. 166.

Enfances Roland. C’est encore dans ce même manuscrit de Venise que nous trouvons à la fois une Berta e Milone et un Orlandino qui ont été, l’un et l’autre, publiés par A. Mussafia, dans la Romania de 1877 (pp. 177 et ss.). s» Un poème du xvie siècle parut sur le même sujet»

i part. livr. h. pjlls yivace en Italie que partout ailleurs. C’est le

CHAP. XXVIII. A J. 1

- pays par excellence de l’improvisation en plein air, ou

de ce qui ressemble à l’improvisation. Les cantastorie, les « chante-histoires » qui s’arrêtent au milieu des places et se prennent à raconter les exploits des vieux

sons ce titre : Innamoramento de Milone cl’ Anglante e de Berta (Milan, 1529, Venise, 1548).

Entrée de Spagne, poème composé en Italie (ms. fr. de Venise, XXI, que nous avons décrit et analysé dans la Bibliothèque de l’École des Chartes, { 1858). Ce manuscrit est unique aujourd’hui; mais l’œuvre avait certainement conquis un certain succès, et d’autres manuscrits ont circulé de l’autre côté des Alpes. C’est ainsi qu’on voit figurer plusieurs Entrées de Spagne parmi les manuscrits du Catalogue des Gonzague (nos 53, 57). = L 'Entrée de Spagne, telle que la donne le ms. XXI, offre, à tout le moins, une lacune considérable que nous avons signalée dès 1858 et qu’il est aisé de combler avec la Spagna en prose du manuscrit Albani (chap. lxxiii-cxxiv) et le Viaggio di Carlomagno in Ispagna (chap. xxxiii et ss. ; éd. Ceruti, I, pp. 146 et suiv.). Cf. plus loin, III, pp. 425-431; 446, 447. = Dans ses Nouvelles recherches sur l’Entrée deSpagne, M. Antoine Thomas a soutenu cette thèse:

« 1° Entrée de Spagne est l’œuvre d’un Padouan anonyme; 2° les 131 derniers vers sont d’un continuateur, Nicolas de Vérone, qui est l’auteur de la Prise de Pampelune. » Cf. Romania, 1882, p. 148 ; 1884, p. 471 et, surtout, Ad. Gaspary, Storia délia letteratura italiana, I, pp. 98-102.

Fierabras. Ce poème n’a pas joui en Italie de la vogue incompréhensible qu’il aconquise en Angleterre, en Espagne, en Portugal et presque partout ailleurs. C’est durant la seconde moitié du xve siècle que parut « senza luogo, anno, stampatore, » un poème en quinze chants : Il cantare di Fierdbraccia ed Ulivieri. ( Ausgaben und Abhandlungen, publiés à Marbourg, par M. Ed. Stengel ; le second de ces Mémoires contient le Fierdbraccia italien précédé d'une Introduction de M. Buhlmann. Cf. Romania, 1882, pp. 165, 166.)

Floovant. Trois textes italiens sont à signaler : 1° les livres I et II des Reali; 2° le Fioravante découvert par M. P. Rajna ( Romania , 1873, pp. 353 et ss.), dont nous avons longuement parlé plus haut ; 3° un autre Fioravante, acquis par la Bibliothèque nationale {Ibid., 1874, p. 320). « Le livre I des Reali et la première partie des deux autres livres sont consacrés non à Fioravante, mais à son père Fiovo.Mais M. P. Rajna et A. Darmestetter sont d’accord pour admettre « que l’histoire du père de Floovant n’est elle-même qu’une variante de celle de son fils ». {Ibid., 1877, p. 608.)

Foulques de Candie. « Ce poème, assez banal et fastidieux à notre goût, eut aux xiie et xme siècles un immense succès et fut un de ceux qui firent le plus connaître en Italie la geste des Narbonnais.» (G. Paris, La Littérature française au moyen âge, § 40, pp. 69, 70. Cf. Romania, 1887, p. 66.) C’est, comme Aliscans, une continuation du Covenant Vivien; mais les Italiens ont visiblement préféré Foulques de Candie. Deux manuscrits italianisés s’en trouvent à la Bibliothèque Saint- ,Març de Venise (XIX et XX); mais c'est à Andrea da Barberino, c’est

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