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- - — — pus tenir et pleurai abondamment. Nous étions tous
plongés dans le même enthousiame et comme noyés dans nos pleurs. Cette mort de Roland, je l’ai relue bien souvent depuis ce soir-là, mais jamais avec une telle émotion. C’est à Génin que j’ai dû cette joie qui a décidé de ma vocation ; c’est à Génin que j’en témoigne ici ma sincère et profonde reconnaissance.
Depuis le Roland de* Génin jusqu’au « Décret impé- « rial ordonnant la publication d’un Recueil des « anciens poètes de la France », il ne s’est écoulé que cinq ou six années, mais qui n’ont pas été stériles. Ce n’est pas cependant en France qu’on a mené à bonne lin la meilleure besogne, et n’était cet excellent tome XXII de Y Histoire littéraire dont nous avons parlé plus haut et qui est d’un si haut prix, nous n’aurions vraiment pas « à marquer ces années d’un caillou blanc ». Il y a eu là un point d’arrêt, une halte qui ne devait pas durer. Par bonheur, M. Vitet ne se décourageait pas, et sa belle étude sur la Chanson de Roland 1 était faite pour nous revigourer. Peu satisfait du travail de Génin qui a traduit en style d’Amyot une œuvre du xic siècle, il essaye de nous donner lui-même une analyse nouvelle ou, pour mieux parler, une traduction libre de ce poème qu’il place au-dessus de tous ceux du moyen âge et qu’il veut encore vulgariser plus largement. Puis, M. Yitet est chrétien, et il voit dans le Roland ce que Génin, voltairien et sceptique, n’avait pas voulu y voir : « La Muse antique, dit-il, ne se fut jamais permis de célébrer les revers de la patrie. Pour que la poésie se hasarde à choisir de tels sujets, il faut que la lumière