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uvr. «. ainsi parle un personnage d’une de nos vieilles chan-
- sons. Tierce, c’était neuf heures, ou environ. Dans
certaines églises on était encore plus matinal et l’on faisait « chanter de geste » depuis la fin de prime jusqu’au commencement de la grand’messe l.
En résumé, on chantait nos chansons de geste tantôt au matin, et tantôt « au vespre 2 » ; mais je n’entends point dire par là que le même jongleur donnât deux séances dans la même journée. Une seule, je pense, suffisait à l’enrouer.
« Cette séance unique, combien durait-elle? » Autre problème et qu’il est plus difficile de résoudre.
La seule réponse formelle qui ait été faite à cette question, c’est celle de notre maître, Francis Guessard, et elle est, à tout le moins, fort spécieuse.
Guessard avait eu son attention très vivement attirée par certaine laisse d 'Huon de Bordeaux 3 qui se trouve à peu près au milieu de ce très aimable poème. Cette laisse, nous avons eu déjà l’occasion de la citer : c’est celle où le jongleur confesse à ses auditeurs qu’il est décidément bien las et où il les prie de revenir le lendemain, s’ils le veulent bien, entendre la suite de son roman. « Voilà qui est clair, s’écrie Guessard, Cette laisse finit, au vers 4962 de notre chanson, laquelle compte au total 10495 vers. Donc, le jongleur chantait au premier jour 4962 vers, et le lendemain 5533. Huon de Bordeaux est un poème en