‹ Les épopées françaises (volume 2)Chapitre 50 sur 217 · II. EN NÉERLANDE · texte numérisé non relu

II. EN NÉERLANDE

ton Paris) « de rendre une forme nouvelle et vi- I PART. LIVR. II.

vante aux vieux contes qui avaient tant charme -

d’abord et ensuite tant scandalisé ses aïeux ». Nous avons eu et nous avons en France d’autres sujets de scandale 1 .

1. Sur tous les emprunts, plus au moins directs, que la littérature néerlandaise a pu faire à notre antique épopée, voy. l’excellent livre de

L. D. Petit : Biblio g rapide der middelnederlandsche Taal-en Letter kunde ; Lieden, E. J. Brill, 1888, in-8° ( Frankische Romans , pp. 45-57). Parmi les œuvres d'intérêt général, dont plusieurs ont été mentionnées plus haut, il faut noter surtout les Horæ Belgicæ d’EIoffmann de Fallersleben (12 volumes, 1830-1851), les ouvrages du très regretté Jonckbloet, et, en particulier, Geschiederiis der middelneclerlandschen Dichtkunst (1852, 3 vol.); les Carmina episcoporum germanicorum Nederlanclicorum sæc. xm et xiv, etc. (Monast. Guestphalorum, 1859); les Middelnederlandsche fragmenten de M. de Vriès, 1883, III, 1-63; les Middelnederlandsche epische fragmenten, de G. Kalff, 1885 ; les Karolingische verhalen de cet Alberdingk Tliijm que nous recommandions plus haut à l’attention de nos lecteurs, Amsterdam, 1851 (2e édition en 1873) et Geschiedenis der nederlandische Letterkunde par Jan te Winkel (1887), sans parler d’une troisième édition, revisée par

M. Honigh, de Geschiedenis der nederlandische letterkunde in de Meddeleeuvoen, de Jonckbloet, ni de toutes les monographies qui ont été citées dans le présent chapitre. = Nous avons vu plus haut qu’un certain nombre de chansons françaises (dont l'original n’est pas toujours parvenu jusqu’à nous) ont été traduites ou imitées en néerlandais. M. Petit nous offre une liste de ces chansons avec une énumération complète de tous les travaux qui leur ont été consacrés par des savants flamands et hollandais. Ces différents travaux sont mentionnés par lui sous autant de numéros que nous allons reproduire et auxquels^ sera facile de se reporter. L’important est ici de savoir dans quelles limites précises s’est exercée en Néerlande l’influence de l’Épopée française. La liste suivante est faite pour donner toute satisfaction à ce desideratum. Quant aux titres complets de chacun de ces ouvrages qui ont pour objet l’histoire de nos romans aux Pays-Bas, ils figureront plus utilement et à leur vraie place dans notre « Bibliographie générale des chansons de geste » : Aiol, n° 401, 440 du livre de M. L. D. Petit; Amis et Amiles (v. plus haut, p. 297); Aubri le Bo urg oing, 433; Berte; 461; Charles et Elegast, 406, 428; Chevalier au Cygne, 465; Boon de Maïence, 429; Floovant, 443 ; Girart de Viane, 432 ; Guillaume d'Orange (geste de), 406, 431; Huon de Bordeaux, 441; Lohier et Malart, 435; Macaire, 404; Mainet (v. plus haut, p. 294); Lorrains (geste des) 437; Maugis, 439; Ogier, 436; Quatre fils Aimon, 406, 438; Reine Sibille, 442; Roland, 430; les Saisnes, 434; Valentin et Orson, 402. Telles sont en dernière analyse, celles de nos chansons qui ont reçu le meilleur accueil dans les pays Néerlandais.

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