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QUATRE FILS AIMON

scrits de Chansons de geste qui sont parvenus jusqu’à nous (Épopées françaises, t. I, p. 242). — Cf. la Table des derniers romans en vers (II, p. 450); celle des Romans en prose (ibid., p. 552 et surtout 554), celle des Incunables ( ibid., p . 603 et surtout 604), et, tout particulièrement, la Nomenclature de tou t’es les chansons de geste qui ont été connues, traduites ou imitées en Italie (ibid., p. 392.) — Au sujet des Incunables, on remarquera tout d’abord que les éditions des Quatre fils Aimon ont été imprimées d’après les manuscrits qui nous

OFFRENT LA VERSION LA PLUS COMPLÈTE, d’après ceux qui débutent par le récit d’une cour plénière tenue par Chaplemagne au jour de la Pentecôte. Le premier chapitre des Incunables contient le récit- de la mort de Lohier et le second celui du meurtre de « Berthelot ». Le troisième chapitre débute par ces mots : « Or dit l’hystoire que du temps du roy Alixandre. etc. », et c’est là que commençaient en effet un certain nombre d’autres manuscrits, mais un certain nombre seulement. — La première édition (VIstoire de Régnault de Montauban ), s. L n. d., est attribuée par Brunet (IV, col. 999), à l’imprimerie lyonnaise vers 1480, et elle est en effet imprimée avec les mêmes caractères que ceux de YAbusé en court et du Doctrinal de Pierre Michault qui sont sortis des presses lyonnaises vers cette même date. On lit à la fin : Cy finist l'istoire du noble et vaillant chevallier Régnault de Montauban. Deo gracias. Les premières rubriques sont ainsi conçues : « Comment le duc Aymon présenta ses quatre fils au roy Charlemagne pour les faire chevaliers. — Comment Berthelot donna un soufflet à Régnault en jouant aux eschez », etc. — La seconde édition (connue) est celle de Lyon en 1493 : « Cy finist l’hystoire du noble et vaillant chevalier Régnault de Montauban. Imprimé à Lyon le xx du moys d’apvril l’an mil quatre cens nonante trois. » — En 1495, nouvelle édition, toujours à Lyon, et cette ville peut légitimement passer pour avoir joué, à l’origine, le rôle le plus important dans la diffusion typographique des Quatre fils Aimon. Cette troisième édition est ainsi datée : « Imprimé à Lyon par maistre Jehan de Vingle, demourant en la dicte ville de Lyon, le cincquiesme de may l’an mil quatre cens nonante et cinq. » — Le ■< quatriesme jour de novembre l’an mil quatre cens nonante sept », nouvelle édition chez le même Jehan de YTingle, et

c’est par elle que se termine la nomenclature des éditions du xv° siècle. — « L’an mil cinq cens et six, le seiziesme jour d’août », encore une édition lyonnaise « imprimé[e] à Lyon sur le Rosne par Claude Nourry ». — La même année 1606 (11 juillet), les Quatre fils Aimon (c’est la première fois que ce titre apparaît, au lieu de YYstoire du preux et vaillant chevalier Régnault de Montauban) sont «imprimé[s] à Paris pour maistre Thomas Duguernier, demourant en la rue de la Harpe, à l’enseigne du Petit cheval blanc ». Sur l’exemplaire de la Bibliothèque Mazarine on a écrit au xvii» siècle (après 1648) la singulière note qui suit : « Par la voix qui me dit trois jours devant la journée des Baricades : Il est aussy vray que le peuple doibt estre délivré par toy que tu es cousin des princes. Va-tent voir au sepulchre de S. Medard : tu trouveras qu’il est ainsy. Je croy que Charlemagne a esté condamné de diverses gens de bien à recepvoir une correction paternelle du tort qu’il avoit faict à Regnaud de Montauban en sa vie. Laquelle correction n’ayent voulu recepvoir publicquement en sa vie, ces successeurs furent chargez de la recepvoir et, à faute de ce, perdirent l’empire et le royaume de France, etc., etc. » — Suivent les éditions de 1508 (Paris, pour maistre Thomas Duguernier, demourant en la rue de la Harpe, à l’enseigne Sainct Yves) ; d’Alain Lotrian et Denis Janot, Paris, s. d. (avec ce titre : S’ensuyt le livre des Quatre fils Aimon, c'est assavoir Régnault, Alard, Guichard et Richard, avec leur cousin Maugis) ; de la veuve Michel Le Noir, Paris, 1521; de Claude Nourry dit le Prince et Pierre de Vingle, Lyon sur le Rliosne, 1526 ; des mêmes, 1531 ; de Pierre de Saincte- Lucie, dict le Prince, Lyon, 1539 ; de Gilles et Jacques Huguetan, frères, Lyon, 1539; de Nicolas Chrestien, Paris, s. d. (vers 1560) ; de Jehan Bonfons, Paris, s. d. ; de 1561, Anvers (sous ce titre : La belle et plaisante histoire des Quatre fils Aymon) ; de la veuve Jehan Bonfons, Paris, s. d. ; de François Arnoullet, Lyon, 1573 (sous ce titre : Histoire des nobles et vaillans chevaliers, les Quatre filz Aymon, reveue et corrigée de nouveau et remise en bon langage françois, selon les anciennes croniques ); de Nicolas Bonfons, Paris, s. d. (deux éditions, l’une à longues lignes, l’autre à deux colonues) ; de Fr. Didier, Lyon, 1579 ; de Jean Bogard, Louvain^ vers 1590 ; de Jonas Gautherin, Lyon, 1613; de la veuve Louis Costé, Rouen, s. d. ; de Troyes, 1625; de Nicolas Oudot, Troyes, s. d. (?) (cf. Corrard de Brebant et Thierry-Poux, Recherches

BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE

sur l’établissement de l’imprimerie à Troyes, pp. 187 et ss.); 'le J. Oudot, Troyes, 1706; <ie la veuve Jacques Oudot, Troyes, 1717 ; de Limoges, 17 44 [Catalogue Champfleury, du 15 déc. 1890) ; de Costard et Fournier, Paris, 1783 (cf. une édition d’Avignon, 1786, Catalogue Champfleury)-, de F.-J. Desoer, Liège, 1787 ( Bibliothèque Bleue entièrement refondue et considérablement augmentée ) ; de D. de Boubers, Liège, 1793 (Les Quatre fils Aimon, histoire héroïque)-, de Jean Chaillot, Avignon, 1802; de Rouen, 1811 (Catalogue du Baron T***, 6 mars 1877, n« 2116) ; de Lille, s. d. (vers 1820); d’Épinal, s. d. (vers 1850), etc. (nouvelle édition publiée par M. de Robville) ; de Paris, s. d. ; de Deckherr frères, Montbéliard, s. d. ; de L. Janet, Paris, 1827, in-18 (par Jean-Pierre Brès) ; même édition, in-32, 1829; de Jounehomme, Liège, 1841 et 1842 (cette seconde édition est précédée d’une Introduction historique de L. Polain) ; de Liège en 1844 (publiée par Ferd. Hénaux ; de Montbéliard (?), imprimée cette même année) ; de Paris, 1848, in-12 ( Les Quatre fils Aymon, histoire héroïque, par Huon de Villeneuve, publiée sous une forme nouvelle et dans le style moderne (avec cette épigraphe : Ennii de stercore) ; de Pellerin, Épinal, s. d. ; de Lécrivain et Toubon, Paris, 1859; de Mme veuve Desbleds, Paris, s. d. ; de la Nouvelle Bibliothèque bleue, sous la direction d’Alfred Delvau. (1859-1862) et de la Collection de Romans de Chevalerie, par le même Delvau, 1870; d’ Aidant, Limoges, 1873 ; de Lebailly, Paris, s. d. [Histoire des Quatre fils Aymon ou Courage, bravoure et intrépidité de ces héroïques chevaliers. Cf. notre tome II, pp. 698-699) ; de Carpentras, s. d. [Catalogue Champfleury, 15 déc. 1890), de Lecrenne-Labbey, Rouen, s. d. (ibid.), etc.; etc. Une mention spéciale est due à l’édition de Launette, Paris, s. d. ( Histoire des Quatre fils Aymon, très nobles et très vaillants chevaliers, illustrée de compositions en couleurs, par E. Grasset; Introduction et Notes par C. Marcilly, Ire partie). = M. le baron d’Avril prépare en ce moment un résumé des Quatre fis Aimon pour sa Nouvelle Bibliothèque bleue. — A la suite de cette nomenclature nécessairement incomplète, c’est ici le lieu de signaler quelques œuvres dramatiques qui ont été plus ou moins inspirées par le roman français.C’estenl787 \e «Renaud de M ontauban, pièce héroïque, » traduite de Lopez de Vega et jouée sur le théâtre italien le 6 avril 1717 [ci. Annales du théâtre italien, par d’Origny, 1. 1, p. 41); ce sont encore « Les Quatre

fils Aymons, » pantomime en trois actes, par Arnoul (Mussot), représentée, en 1779, au théâtre de l’Ambigu-comique àParis et àBruxelles, sur le théâtre du Parc (Bruxelles, Em. Flon 1784, in-8°) ; enfin « Les Quatre fils Aimon », opéra comique, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de M. Balfe (22 juillet 1844. Cf. Théophile Gautier, Histoire de l’art dramatique, Paris, 1859, in-18, t. III, pp. 232- 236), etc.— II ne nous reste plus qu’à indiquer les versions en langue étrangère d’un roman qui a joui d’une si grande popularité ; mais, avant de franchir les frontières de France, il faut tout au moins mentionner chez nous une rédaction en patois poitevin : Histouère des Quatre faits Aymein, très nobles et trèsvaillonts, les meillous chevalaies de lou temps, racontaie en bea lingage potevin, par Francet : Niort, 1865, s. d. — Une aflabulation bretonne a circulé sous une forme dramatique dans nos départements bretons : Buez par evar Mab Enion, duc d’Ordon, laque e form un clragedi (sept actes, en vers sauf le dernier) : Montroulez [Morlaix], 1818, in-8°. = La version néerlandaise présente, sous la forme régulièrement narrative, une ancienneté bien plus respectable. En 1602, parait à Amsterdam : Een schoone historié van de vier Heemskinden. Waur in verhaald wordalle liaar vroome Daaden van Wapenen. Cf. le livre populaire publié en 1619 à Anvers, chez J.-H. Heyliger : Historié van de vier vroome Ridders genaemcl de vier Hemskinderen Reynout en syne Broeders. Cf. le Catalogue de la Bibliothèque Douce à la Bodléienne, p. 286). Voyez aussi les éditions d’Amsterdam en 1795 et 1802; de Gent, s. d. (vers 1830); d’Anvers, s. d. (vers 1835) etc., etc. = La version anglaise ( The four sotines of Aymon), a été pour la première fois imprimée chez W. Caxton; vers 1489; mais elle ne porte en réalité ni date, ni lieu. Cf. l’édition de Wenkyn de Worde, en 1504, le 8 mai, laquelle a été réimprimée en 1654, le 6 mai, par William Copland. Voyez aussi (?) une édition de W. Copland signalée dans le Catalog of the books... of the British Muséum printed in England... to the yar 1640 (t. 1, p. 67), et une édition du 22 février 1598-1599, mentionnée par Hazlitt [l. c., 2e série, p. 21.) = C’est en 1535, à Simmern, chez Jheron. Rodler, que parut pour la première fois le livre populaire allemand tiré du vieux roman français : Ein scham lustig Geschicht voie Keyser Carie der Gross vier Gebrüder, Hertzog Aymons sœhn, sechzehen jar langk bekrieget, etc. Auss franzœsischen Sprach

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