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QUATRE FILS A1M0N

in Teutsch transferiert. Sous un titre moins développé ( Lustige historia von den vier Ileynionskindem, ihren ritterlieh Vater gegen die Ileiden zuZeiten Caroli M.) et, avec des variantes que nous ne sommes pas en mesure de signaler, le livre populaire consacré aux Quatre fils Aymon a paru à Cologne en 1604 et s. d. (plusieurs fois); à Nuremberg, s. d., etc. Cf. G. O. Marbach : Geschichte von den vier Heymonskindern, Leipzig, 1838, et l’excellente vulgarisation de notre légende nationale par Karl Simrock : Eine schœne Gescliiclite von den vier Heimonskindern Adelhart, Richart, Alart und Reinold, mit ihrem Ross Baiart. Déni ist beigefügt : Das Lehen des heil. Reinold. Francfort, 1846, in-8° ( Deutsche Volksbücher, n<> 9). Il ne reste plus guère à citer pour l’Allemagne que les deux publications suivantes : Historié von den vier Heymonskindern, par O. J. W. Schonbüth (Reutlingen, [1864], in-8», et le Reinolt von Montalban oder die Heimonskinder, par Friedrich Pfaff, Stuttgart, 1886, in-80.— C’est en Italie que la légende de Renaud a reçu visiblement son plus étonnant développement, et nous avons vu plus haut que l’on appelle encore aujourd’hui du nom de Rinaldi les chanteurs populaires, les cantastorie de Naples (II, pp.367 et 394). Plus haut aussi, nous avons eu lieu de montrer l’influence des Storie di Rinaldo (II, pp. 371 et ss.) ; mais nous n’avons, dans cette bibliographie, à ne nous occuper que des documents imprimés, et nous nous contenterons de citer les suivants. Le premier de tous et le plus important, c’est la Storia di Rinaldino, romanzo cavalleresco in prosa, publiée il y a trente ans par Carlo Minutoli (Bologne, 1866, in-8°, Collezione de opéré inédite o rare). Depuis le xv« siècle, dès les premiers temps de l’imprimerie, les Italiens étaient entrés dans cette voie. La première œuvre reproduite par la typographie fut sans conteste ïlnnamoramento di Rinaldo da Monte- Albano, in-f° (s. 1. n. d., mais probablement, suivant Melzi, de 1474, à Naples. Nombreuses éditions postérieures). Cf. Vlnnamoramento de Carlomanno imperatore de Roma e de le sui paladini Orlando c Rinaldo [Venise], 1481 (Ferrario, l. c., t. III, p. 212). — 1 triomphi di Carlo, di messer Francesco di Lodovici, Vinitiano ; Venise, 1586; — Rinaldo furioso di messer Marco Cavallo, Anconitano, Venise, 1526, in -8°; — Rinaldo appassionato (par Hectore, dit Lionello di Francesco Baldovinetti), Venise, 1528; in-8°, et surtout le

poème du Tasse : Il Rinaldo, Venise, 1562, in-4°, etc. = En Espagne, on se contenta de traduire 1 ' Innamoramento cli Carlomanno, et de là, le livre populaire imprimé à Tolède en 1623, par Juan de Villaquiran : Libro del noble y esforçado cavallero Renaldos de Montalvan y de las grandes prohezas y estranos hechos en armas que el y Roldan y todos los doze jmres paladinos liizieron. Le traducteur est Luys Domingncs (Brunet, t. IV, col. 1218). — A cette œuvre, on donna comme suite, la Trapezonda dont nous allons parler et qui était également traduite de l’italien. Enfin il parut à Séville, en 1642, El quarto libro del caballero Reynalclos. Le mot quarto a besoin d’être expliqué : la traduction de Y Innamoramento forme deux livres, et la Trapezonda doit être regardée comme le troisième.

Les Quatre fils Aimon ont deux Suites qui ne leur ont été ajoutées que fort tard, mais que nous ne saurions passer sous silence : la première, c’est Mabrian; la seconde c’est la Conqueste de Trebizonde. Nous allons leur consacrer deux Notices bibliographiques dont c’est ici la place.

Mabrian a été « commencé par maistre Guy Bonnay, licencié es loix, lieutenant du baillif de Chastelroux et achevé par noble homme Jehan Le Cueur, escuyer, seigneur deNailly en Puysaie, estant a Paris pour les affaires de noble et puissant seigneur messire Régné d’Anjou » (éd. de 1530). Il se compose de deux parties : la première est consacrée aux aventures des trois derniers fils Aimon et de Maugis après la mort de Renaud; dans la seconde, est contenue l’histoire proprement dite de Mahrian, fils de Renaud. Ce singulier ouvrage a été publié sous les deux titres suivants : 1° Histlioire singulière et fort récréative, contenant la reste des faiz et gestes des quatre filz Aymon, Régnault, Allard, Guichard et le petit Richard et de leur cousin le subtil Maugis, lequel fut pape de Romme. Semblablement la cronicque et hystoire du clievalereux, preux et redoubté prince Mabrian, roy de Hierusalem et de Inde la Majour, fils de Yvon, roy de Hierusalem, lequel fut fils du vaillant Régnault de Montauban. On les vend à Paris, en la grant salle du Palays, au premier pillier, en la boutique de Galliot du Pré... Nouvellement imprimé à Paris, par Jacques Nyverd, libraire etc. S. d. [1523]; 2° La cronicque et hystoire singulière et fort récréative des conquestes et faicts bellicqueux du preux, vaillant et le nom-

BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE

pareil chevalier Mabrian, lequel par ses prouesses fut roy (le Hierusalem, d’Angorie et de Jade la majour, fdz de Yvon, roy de llierusalem, lequel fut fdz du vaillant Régnault de Monta, uban. Et commence l’hystoire à la reste (sic) des faitz et portz d'armes des quatre fdz Aymon : Régnault, Alard, Guichard et le petit Richard. Avec la mort et martyre d'iceulx et de leur cousin le subtil Maugis, lequel fut pape de Romme comme vous verrez au commencement de ceste présente liystoire. Ensemble les prouesses de Gracien, bastard de Mabrian et de sa mye, la belle Gracicnne faye. Et les faictz belliqueux de Régnault, filz légitimé de Mabrian et de son espouse la roync Gloriande. Nouvellement veu, corrigé et imprimé a Paris cum privilégia... Et fut achevé de imprimé (sic) a Paris le xx jour de janvier l’an mil cinq cens XXX, par Jaques Nyverd, imprimeur et libraire. » — Les éditions suivantes de Mabrian, sont celles d’Alain Lotrian et Denis Janot, Paris, s. d. ; de Denys Janot seul, Paris s. d. (deux éditions? Cf. Brunet, III, col. 1265 et IV, col. 1001) ; d’Olivier Arnoullet, Lyon, 1549; de Jean Bonfons, Paris, s. d. ; de la veuve Jean Bonfons, Paris, s. d. ; de Théodore Rinsar, Rouen, s. d. ; de Benoist Rigaud, Lyon, 1581 ; de Cbastelart, Lyon, 1625; de Nicolas Oudot, Troyes, 1625, etc., etc.

La seconde suite des Quatre fils Aimon est la Conqueste de Trebizonde. La première édition est celle d’Yvon Gallois, Paris, 1517, sous ce titre : La conqueste du très puissant empire de Trebisonde et de la spacieuse Asie. En laquelle sont comp>rinses plusieurs victorieuses batailles, tant par mer que par terre, ensemble maintes triumphantes entrées de villes et qirinscs d’icelles décorées par siille poeticque et descriptions de pays avecques plusieurs joyeulx comptes d'amours qui jusques cy ne ont esté veus, et harengues très éloquentes. — Les éditions suivantes sont celles de Jehan Trepperel, Paris, s. d. ; de la vesve feu Jehan Trepperel, Paris, s. d. ; d’Alain Lotrian, Paris, s. d. ; de François Arnoullet, Lyon, 1583 (La chronique de Turpin, archevesque et duc de Reims et premier pair de France. Faisant mention de la Conqueste du très jouissant empire de Tre bizonde faite par le très pieux Regnaut de Montauban). — La version italienne a été imprimée à Bologne, en 1483, c’est-à-dire vingtquatre ans avant la plus ancienne édition française connue. Le poème italien en octaves porte dans une des éditions suivantes (Venise, 1492), le titre suivant : Trabisonda istoriata ne

laquale si contiene nobilissime battaglie con la vita e morte di Rinaldo.— La T rabisonda istoriata a été, suivant Brunet, traduite en espagnol : d’où la Trapezonda que es tercero libro de Don Renaldos. Seville, 30 mai 1533, chez Juan Cromberger. Le Don Renaldos que la Trapezonda contient n’est autre que la traduction espagnole de 1’ / nnamoramento di Carlomanno (en deux livres), laquelle traduction avait paru à Tolède, en 1523.

,% Pour plus de détails sur les Quatre fils Aimon, voy. notre analyse très développée du vieux poème français (Épopées, t. III, pp. 190- 240), où nous avons inséré la traduction littérale d’un certain nombre d’épisodes. Cf. notre Chrestomathie épique, t. I, pp. 496, 497. ~ Sur Mabrian, voy., plus haut, t. II, p. 603 ; et sur la Conqueste de Trebisonde, ibid., pp. 601, 602 et surtout 628-631.

Les Quatre fils Aimon, dans l’état où ils nous sont parvenus (éd. Miclielant), sont précédés d’une sorte de préambule ou de prologue qui a sans doute formé autrefois un poème distinct, dont le titre devait être : La mort Beuvon d'Aigremont ou Bueves d'Aigremont. Ce préambule, cet ancien poème mériterait d’avoir une bibliographie spéciale qui aurait pour principaux éléments les œuvres suivantes : Paulin Paris : Manuscrits françois de la Bibliothèque du Roi, t. VI, 1845, pp. 112-114 et 144, 145 ; — J. Barrois, Éléments carlovingiens, Paris, 1846, p. 305 ; — Paulin Paris, Histoire littéraire de la France, t. XXII, 1852, pp. 669- 673; — G. Paris, Histoire poétique de Charlemagne, Paris, 1865, in-8°, pp. 300-301; — Paul Meyer, Girart de Roussillon, Paris, 1884, in-8°, pp. xci-xcii; — K. Nyrop, Den oldfranske Ileltedigtning, Copenhague, 1883, in-8°, pp. 181 et 436; traduction italienne, Turin, 1886, in-8°, pp. 173 et 423, etc. (Voy. les pages 68, 69.)

A. - ÉDITIONS DU POÈME

2127 Tarbé (Prosper). Le Roman des Quatre fils Aymon, princes des Ardennes. — Reims, 18G1, in-8°.

Collection des poètes de Champagne , n° XVIII.

Fragments considérables.

2128 Michelant (IL). Renaus de Montauban oder die Haimonskinder, allfranzôsisches Gedicht, nach den Uand-

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